partiel, elle

PARTIEL, ELLE

(par-si-èl, è-l') adj.
Qui fait partie d'un tout.
La notion la plus parfaite que nous puissions avoir de la divinité n'est pas infinie ; elle ne renferme, comme toute idée complexe, qu'un certain nombre d'idées partielles [CONDILL., Traité anim. II, 6]
Terme de minéralogie. Se dit d'une variété qui fait exception à la loi de symétrie, en ce que les lois de décroissement qui la déterminent n'ont pas lieu sur toutes les parties identiques de la forme primitive.
Qui n'existe ou qui n'a lieu qu'en partie. Éclipse partielle (voy. PARTIAL). Métamorphose partielle, celle des insectes qui, pendant le cours de leur vie, ne subissent point ou presque point de changement dans leur forme générale et acquièrent seulement de nouvelles parties à l'extérieur. Se dit, en botanique, des ombelles portées par l'ombelle générale, des pétioles articulés sur le pétiole commun dans une feuille composée, et des cloisons qui n'aboutissent que d'un seul côté à la paroi interne de la cavité péricarpienne.
Fait par parties. Lecture partielle.
Calcul aux différences partielles, voy. CALCUL. Terme d'arithmétique. Produit partiel, le produit du multiplicande par un seul chiffre du multiplicateur. Dividende partiel, partie séparée du dividende total pour obtenir un seul chiffre du diviseur.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Volenté parcial, vertuz parciales [ORESME, Thèse de MEUNIER.]
  • XVIe s.
    En quoy l'erreur commun touchant la justice partiale est assez refuté, puisque Dieu n'admet nulle justice sinon l'observation de sa loy [CALV., Instit. 613]

ÉTYMOLOGIE

  • Partiel, partial sont des mots identiques, entre lesquels l'usage seul a mis une différence considérable (voy. PARTIAL).