passe

1. passe

n.m. [ abrév. ]
Fam. Clef passe-partout.

2. passe

n.f.
1. Action de passer le ballon ou le palet à un partenaire : Le joueur fit une passe au gardien de but.
2. Mouvement par lequel le torero fait passer le taureau près de lui ; véronique.
3. Mouvement de la main de l'hypnotiseur près du sujet, de son visage.
4. En escrime, action d'avancer sur son adversaire.
5. Passage praticable à la navigation ; chenal : Le remorqueur tire le navire hors de la passe
6. À la roulette, série de numéros de 19 à 36 (par opp. à manque) : Pair, rouge et passe.
7. Fam. Rencontre tarifée entre une personne qui se prostitue et un client.
Être dans une bonne, une mauvaise passe,
dans une situation avantageuse, difficile.
Être en passe de,
être sur le point de, en situation de : Les chercheurs sont en passe de trouver un nouveau vaccin.
Maison ou hôtel de passe,
Fam. établissement servant à la prostitution.
Mot de passe,
mot ou phrase convenus par lesquels on se fait reconnaître ; chaîne de caractères confidentielle qui authentifie l'utilisateur d'un ordinateur ou d'un service informatique.
Passe d'armes,
en escrime, enchaînement d'attaques, de ripostes ; fig., vif échange verbal : Ils assistèrent à une passe d'armes entre le directeur et son adjoint.

passe

(pɑs)
nom féminin
1. sport action de passer la balle à qqn footballeur qui fait une passe à un autre joueur
2. code secret pour accéder à qqch, à un lieu dire le mot de passe pour pouvoir entrer dans une cabane d'enfants entrer son mot de passe pour ouvrir un fichier informatique
3. être dans une bonnemauvaise situation Je suis dans une mauvaise passe mais ça va s'arranger.
4. être sur le point de être en passe de devenir célèbre
5. rapport sexuel avec un (e) prostitué (e) une maison de passe

passe

(pɑs)
nom masculin
passe-partout ouvrir une serrure avec un passe

passe

(pɑs)
nom masculin
billet d'entrée illimité J'ai un passe annuel pour ce musée.

PASSE1

(pâ-s') s. f.
Action de passer, en parlant des oiseaux voyageurs qui changent de contrée. Une passe de pigeons ramiers.
On a vu de jeunes cailles élevées dans des cages presque depuis leur naissance.... éprouver régulièrement deux fois par an une inquiétude et des agitations singulières dans les temps ordinaires de la passe, savoir au mois d'avril et au mois de septembre [BUFF., Ois. t. IV, p. 244]
Dans le Béarn il y a deux passes d'ortolans et par conséquent deux chasses [ID., ib. t. VIII, p. 9]
Terme d'escrime. Action par laquelle on avance sur l'adversaire, en passant le pied gauche au-devant du pied droit. Faire des passes et des voltes avec adresse.
Je gagerai contre toi que de douze passes tu n'en feras pas trois à Hamlet ; tu combattras avec lui devant toute la cour [VOLT., Mél. litt. Du théât. angl.]
Mesure de la passe, se dit d'une position où les deux faibles de l'épée peuvent se toucher. Être, se placer à la mesure de la passe. Passes au collet, passes qui consistent à se saisir d'une manière prompte et adroite du corps de son ennemi, pour en tirer l'avantage.
Action d'aller l'un contre l'autre dans une joute.
Mais un troisième [chevalier] ne daigna pas se servir de sa lance [contre Itobad] ; en lui faisant faire une passe, il le prit par la jambe droite.... [VOLT., Zadig, 19]
Se dit des mouvements qu'un magnétiseur fait avec les mains, soit en touchant légèrement le corps du magnétisé, soit à distance.
Terme de jeu de mail. Petit fer rond en forme d'arc, qui est à chaque bout du mail. Terme de l'ancien jeu de billard. Petite arcade de fer par laquelle il faut que la bille passe. Au jeu de mail, être en passe, se mettre en passe, venir en passe, être, se mettre, venir vis-à-vis de la passe.
Nous songeons tous les jours à lui dans ce mail, et avec quelle bonne grâce il irait en passe en deux coups et demi [SÉV., 454]
À l'ancien billard, être en passe, venir en passe, être dans un lieu du billard d'où l'on peut, sans bricole et en traversant la passe, toucher la bille opposée. Avoir la passe pleine, se dit lorsqu'on est tout vis-à-vis le milieu de la passe. Avoir de la passe, être de côté, en sorte pourtant qu'on puisse passer. Flatter la passe, tomber délicatement dessus avec sa bille. Prendre la passe, passer par dedans. Fig. et familièrement. Être en passe de, être dans une situation favorable pour.
De voir un homme haï de moi, En passe de devenir roi [SCARRON, Virg. VII]
Nous ne sommes pas encore connues, mais nous sommes en passe de l'être [MOL., Préc. rid. 10]
Et je crois, par le rang que me donne ma race, Qu'il est fort peu d'emplois dont je ne sois en passe [ID., Mis. III, 1]
Enfin voilà donc M. de Chauvelin en passe de faire tout le bien qu'il a la rage de vouloir faire [VOLT., Lett. d'Argental, 29 mai 1751]
Être en belle passe, dans une belle passe, être dans une position qui promet beaucoup d'avancement.
Il apprit un jour que son débiteur avait rajusté ses affaires, et qu'il était dans une plus belle passe qu'auparavant [LESAGE, Guzm. d'Alf. I, 2]
Dès que j'entendis dire qu'il était dans une belle passe [ID., Gil Blas, II, 7]
On dit aussi : n'être pas dans une belle passe ; être dans une mauvaise passe. Mettre en passe de, mettre dans une position favorable pour.
C'est une place fort briguée, parce qu'elle met en passe de l'évêché [PELLISSON, Lett. hist. t. II, p. 285, dans POUGENS]
Absolument. Mettre en passe, mettre dans une position favorable.
C'est un grand avantage que la qualité, qui, dès dix-huit ou vingt ans, met un homme en passe, connu et respecté comme un autre pourrait avoir mérité à cinquante ans : c'est trente ans gagnés sans peine [PASC., Pens. v, 15]
Mais qu'aviez-vous fait pour vous mettre en passe et vous faire connaître ? [VAUVENARGUES, Dial. Brutus, un Romain.]
Fig. La passe, les passes, la condition où l'on est.
Il me semblait que, dans la passe où j'étais à la cour, il ne me convenait plus de fréquenter des maîtres d'hôtels [LESAGE, Gil Blas, VIII, 10]
Qu'on calcule donc bien les passes où je puis encore me trouver, et l'on verra que le grand levier [l'argent] ne doit pas manquer [, Corresp. du gén. Klinglin, I, 574]
Terme de danse. Mouvement du corps particulier à quelques figures. Entrelacement des bras dans la valse.
Terme de marine. Canal entre deux terres, entre deux écueils.
Le rapport de ces deux officiers fut très favorable ; ils avaient sondé la passe et l'intérieur de la baie [LA PÉROUSE, Voy. t. II, p. 147]
Par analogie.
On tend les trappes pour les loups à l'entrée des passes, au débouché d'un fourré [CHATEAUBR., Amér. chasse.]
Lettres de passe, lettres accordées pour passer d'un emploi à un autre.
Mise au jeu de quelques jetons ou fiches à chaque nouveau coup. On a oublié la passe. La passe est double.
10° La petite somme qu'il faut ajouter à des pièces de monnaie pour compléter un compte. Vous me devez 62 francs ; vous ne me donnez que trois pièces de 20 francs ; vous me devez encore deux francs pour la passe. S'est dit au pluriel pour dépenses extraordinaires.
On lui avait donné à Monsieur (vers 1620) un acquit patent de 50 mille écus pour les passes de sa maison [, Mém. du duc d'Orléans depuis 1608, p. 45, dans LACURNE]
11° La petite somme qui ramène à leur valeur primitive les pièces de monnaie que le gouvernement a réduites. Voilà un écu de six francs, et quatre sous pour la passe.
À deux cent six mille six cents livres à cause de la passe des écus [DANCOURT, la Folle enchère, sc. 22]
La passe du sac, ce qu'on paye pour le sac qui contient l'argent que l'on reçoit.
12° Passe algérienne, tribut annuel qui était payé par les nations maritimes de l'Europe pour se racheter de la piraterie des navires barbaresques.
13° Aumône qu'on donne aux pauvres passants pour les aider à passer chemin et à se rendre où ils ont dessein d'aller.
14° Terme d'imprimerie. Main de passe ou chaperon, main de papier en sus de chaque rame, destinée à servir à la mise en train et à remplacer les feuilles qui seraient gâtées ou qui manqueraient dans la rame. La main de passe est réglée à un dixième en sus du tirage ; par exemple, cent exemplaires sur mille. On ne paye pas les droits d'auteur sur les volumes de passe.
15° Partie d'un chapeau de femme qui entoure le visage.
La jolie blonde porta la main à sa coiffure comme pour faire rentrer sous la passe de son chapeau les boucles soyeuses [CH. DE BERNARD, la Cinquant. § I]
16° Bâton qui, dans un jeu de longue paume, soutient la planche percée, au bas du toit.
17° À la roulette, tout numéro au-dessus de 18. Jouer la passe.
18° Tirer sa passe, à certains jeux de cartes, faire la vole. Voler la passe, à la bouillotte, se dit d'un joueur qui, ayant un mauvais jeu, propose une somme assez forte qu'il croit qu'on ne tiendra pas, afin de faire fuir les autres joueurs et de leur prendre la passe.
19° Terme de marine. Bout que l'on introduit dans les intervalles des torons, pour exécuter les épissures. La passe d'un cordage est le tour qu'il fait sur une poulie, autour d'un point d'appui, dans un nœud ou dans un amarrage quelconque. Nœud de passe, terme générique désignant les sortes de nœuds dans lesquels les torons du cordage sont décommis. Passe du monde sur le bord ! commandement du maître d'équipage à deux matelots en grande tenue de se placer de chaque côté de l'échelle de commandement, au passage d'un officier qui va monter ou descendre du bord.
20° Rouleau de bois à l'usage du teinturier sur soie.
21° Dernière façon qu'on donne à la couleur en la passant légèrement dans une cuve.
22° Chez les brodeurs, point qui commence au haut de la nervure d'une feuille, à droite ou à gauche, et qui tombe en se couchant un peu sur le trait de crayon qui borde la feuille.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Icellui Philippot prist un baston à terre, qui ilec estoit gisant, et faisoit criée et passe de leur jeu [DU CANGE, passarela.]
  • XVe s.
    Ung jeu appellé la passe, au quel jeu on joue avecques javelines [ID., ib.]
    Se aucun veult faire drap, entre drap et demi drap, il sera tenu mettre au bout du demi drap une boutiere ou passe [ID., passata.]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. PASSER.

PASSE2

(pa-s') s. f.
Nom vulgaire de la fauvette d'hiver, dite aussi passe privée, passe sourde, passe buissonnière, passe de haie. Passe de saule, le moineau friquet.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. passer, moineau.

passe

PASSE. n. f. Action de passer.

Mot de passe, Mot convenu qu'il faut connaître et qu'il faut dire pour pouvoir passer dans un endroit gardé. Faute d'avoir le mot de passe, il dut revenir sur ses pas.

PASSE signifie aussi Endroit par où l'on passe.

Il se dit spécialement dans ce sens en termes de Marine pour désigner une Sorte de chenal que les bâtiments peuvent suivre sans échouer. On peut entrer dans ce port par deux passes. Ce pilote connaît bien les passes.

Fig. et fam., Être en passe d'avoir quelque emploi, quelque charge, etc., Être dans une position favorable pour l'obtenir. Il est en passe de devenir officier.

Fig., Être dans une bonne passe, dans une mauvaise passe, Être dans une bonne, dans une mauvaise situation.

En termes d'Imprimerie et de Librairie, Passe, main de passe, Main de papier qu'on délivre à l'ouvrier imprimeur en sus de chaque rame, pour servir à la mise en train et pour suppléer aux feuilles qui seraient défectueuses. La passe a produit douze exemplaires de plus que les cinq cents exemplaires demandés. Volumes de passe, Volumes tirés en plus du chiffre prévu.

PASSE désigne, en termes d'Escrime, l'Action par laquelle on avance sur l'adversaire, en faisant passer le pied gauche devant le pied droit. Faire une passe sur quelqu'un.

En termes de Danse, il désigne un Mouvement du corps particulier à quelques figures.

Il se dit aussi des Mouvements qu'un magnétiseur fait avec les mains, soit en touchant légèrement la personne qu'il magnétise, soit à distance d'elle.

Il se dit encore de la Partie d'un chapeau de femme qui est attachée à la calotte et qui abrite le visage.

Maison de passe, Maison servant à des rendez-vous clandestins.

passé

PASSÉ. n. m. Le temps écoulé. Le passé, le présent et l'avenir. On rappela tout ce qu'il avait fait par le passé.

Il signifie aussi Ce qui a été fait ou dit autrefois. L'Évangile nous recommande d'oublier le passé quand il s'agit de nos ennemis. Ne parlons plus du passé.

En termes de Grammaire, PASSÉ se dit de Plusieurs temps du verbe exprimant une action qui a eu lieu, ou un état qui a existé dans un temps écoulé par rapport au moment ou l'on parle. Passé antérieur. Passé défini. Passé indéfini. Voyez ANTÉRIEUR, DÉFINI, INDÉFINI. Adjectivement, Participe passé. Voyez PARTICIPE.

PASSÉ se dit aussi d'un Point de broderie où la soie ou le coton passent en dessus et en dessous de l'étoffe. Broderie au passé.

passé

Du passé, est de ce qui s'est passé, De rebus quae transactae sunt quae extiterunt, comme, Il ne faut plus faire mention du passé, Rerum anteactarum amnêstia agitanda est.

pâsse


PâSSE, s. f. [Pâce: 1re lon. 2e e muet.] En termes d'Escrime, l'action par laquelle on pâsse sur celui contre qui on fait des armes. = Aux jeux de billard et de mail, l'archet ou porte par laquelle il faut faire pâsser sa bille ou sa boule. "Être, se mettre, venir en pâsse. "Fig. (style fam.) Être en pâsse, en état de: "Il est en pâsse de devenir Évêque, Maréchal de France. "Son mérite, sa naissance le mettent en pâsse de, etc. "Il est en pâsse de faire fortune. "Il est en belle pâsse. RÉFLEX. = Quelqu'un a dit d'un grand homme: "Il auroit vu ses fils en pâsse de le remplacer. L'expression n'est pas assez noble pour le discours soutenu. = Il ne régit point les noms.
   * Et la faveur du Duc, je me vois en pâsse,
   Du Prince, dans son tems, m'anonce la disgrâce.
       Du Cerc.
  PâSSE, adv. À~ la bonne heure. "Pâsse pour cela! Pâsse pour la première fois. "Pâsse encore, si je n'étois que fessé: je l'ai été chez les Bulgares. Volt.
   Qu'un sot afflige nos oreilles,
   Pâsse encor, ce n'est pas merveilles;
   Le don d'ennuyer est son lot.
   Mais Dieu préserve mon ouïe
   D'un homme d'esprit, qui m'ennuie;
   J'aimerois cent fois mieux un sot.
   PâSSE entre dans la composition de quelques mots. = Pâsse-dix, jeu qui se joue avec trois dés, où celui-là gâgne, qui amène plus de dix. = Pâsse-droit, grâce qu'on acorde à quelqu'un contre le droit, sans tirer à conséquence. = Il se dit sur-tout quand c'est au préjudice d'un aûtre. Voy. COMPèRE, à la fin. Voy. plus bâs: Pâsse-fleur, Pâsse-parole, Pâsse-partout, etc.

pâssé


PâSSÉ, ÉE, adj. [Pâcé, cé-e: 1re lon. 2e é fer. long au 2e.] Il ne se dit qu'avec les mots qui expriment le tems: le mois pâssé, l'année pâssée. "Le tems pâssé n'est plus, dit Racine dans Athalie. = S. m. "Le pâssé, le présent et l'avenir; tout trouble, tout désole le pécheur à l'heure de la mort. = Remarquez pourtant que quoique pâssé soit substantif dans de pareilles phrâses, il n'a pas le droit des autres noms, de pouvoir se combiner avec des pronoms; et que, quoiqu'on dise, le pâssé, on ne dit pas, un pâssé, ce pâssé. "Daignez oublier (ô mon Dieu) un pâssé, qui me fait rougir et qui vous offense. P. Griffet, Ann. du Chrét.Pâssé, partic. ne s'emploie point adjectivement. * "Parmi les infortunes des Anglois, qui s'étaient acrûes, le peu d'afection pour le Gouvernement, et le caractère de perfidie, pâssé jusque parmi la Noblesse, n'étoient pas les moins dangereux. Hist. d'Angl. — Je crois qu'il faut dire, qui avait pâssé, etc.
   PâSSÉ, tems des verbes. Voy. Prétérit.
   PâSSÉ, prép. Excepté. "Pâssé ce point, l'inconu devient un père absolument hors d'oeuvre dans la caûse. Linguet. = Au de-là: "Pâssé le 60e degré de longitude et avant le 25e de latitude, point de blé ni de pain. Id. "Pâssé ce degré (de parenté) les femmes n'ont aucune préférence. Moreau.

Synonymes et Contraires

passe

nom féminin passe
1.  Nom donné à certains cols.
2.  Voie maritime étroite.
Traductions

passe

pass

passe

kanaal, pass [sport], strijkbeweging van een magnetiseur, trek [dier], uitval [schermen], vaargeul, vluggertje, wip, pass

passe

Pass

passe

парола

passe

密碼

passe

heslo

passe

lösenord

passe

[pɑs]
nf
(SPORT)pass
(magnétique)pass
(NAVIGATION)channel
(autres locutions) être en passe de faire → to be on the way to doing
être dans une mauvaise passe → to be going through a bad patch
être dans une bonne passe → to be in a healthy situation
nm (aussi passe-partout) → master key, skeleton key