passiveté ou passivité

PASSIVETÉ ou PASSIVITÉ

(pa-ssi-ve-té ou passi-vi-té) s. f.
État de l'être passif.
La cabale devient de jour en jour plus grande et plus hardie ; je n'y vois ni simplicité, ni passiveté [MAINTENON, Lett. au card. de Noailles, 16 mars 1697]
Il y a une manière de s'exprimer sur l'âme qui ne me paraît pas bonne, c'est quand on dit que l'âme est passive lorsqu'elle aperçoit ou qu'elle sent ; la passivité, si je puis me servir de ce mot, est directement opposée à l'activité [BONNET, Ess. analyt. âme, ch. 11]
Terme de mysticisme. État d'une âme contemplative et passive sous l'opération de Dieu.
C'est leur ôter [aux prières] cet effort du libre arbitre que saint Augustin et tous les saints y reconnaissent ; c'est introduire la passiveté, comme on l'appelle, dans l'oraison la plus commune [BOSSUET, Instr. sur les ét. d'orais. III, 12]
Des désirs actifs, qui vont toujours diminuant jusqu'à ce que la passiveté soit consommée [ID., Nouv. myst. X, 2]
La passiveté ainsi expliquée [par l'exercice paisible du pur amour] est la perfection de l'amour de Dieu [FÉN., dans BOSSUET Préf. sur l'instr. past. 66]

ÉTYMOLOGIE

  • Passif.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    PASSIVETÉ ou PASSIVITÉ. Ajoutez :
    Se dit d'une propriété que possède le fer traité par l'acide nitrique concentré.