patelinage

PATELINAGE

(pa-te-li-na-j') s. m.
Manière insinuante et artificieuse d'un patelin.
Patelin a une famille que Tartufe n'a pas : il a produit pateliner et patelinage [FONTEN., Hist. théâtre franç. Œuvres, t. III, p. 49, dans POUGENS]
J'avais toujours senti, malgré le patelinage du P. Berthier, que les jésuites ne m'aimaient pas, non-seulement comme encyclopédiste, mais parce que tous mes principes étaient encore plus opposés à leurs maximes et a leur crédit que l'incrédulité de mes confrères [J. J. ROUSS., Confess. X]
La scène.... où Patelin, à force de patelinage (car son nom est devenu celui d'un caractère), vient à bout d'attraper une pièce de drap [LA HARPE, Cours de littér. t. VIII, p. 293, dans POUGENS]
S'ils [les hoirs de défunt Patelin] prennent sous leur patronage Cet écrit sur un badinage Où leur maître est représenté, S'ils le font vivre d'âge en âge Autant que le patelinage, Ce sera l'immortalité [GÉNIN, Patelin, dédicace.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ce patelinage [filouterie] fut sceu ; car celui qui l'avoit fait estoit conneu pour d'autres affrontements [BOUCHET, Serées, liv. 2e, p. 108, dans LACURNE]
    Je ne ris oncques tant que je feis à ce patelinage [RAB., III, 34]
    (ici patelinage a le sens de farce analogue à celle de Patelin).

ÉTYMOLOGIE

  • Pateliner.

patelinage

PATELINAGE. n. m. Manière insinuante et artificieuse d'un patelin. Toute son habileté, toute sa conduite, tout ce qu'il dit n'est que patelinage.
Synonymes et Contraires

patelinage

nom masculin patelinage
Littéraire. Manières patelines.
hypocrisie -littéraire: flagornerie.