patronage

(Mot repris de patronages)

patronage

n.m.
1. Appui, soutien accordé par un personnage influent, par un organisme : Un Salon organisé sous le patronage du conseil général égide [litt.], parrainage
2. Protection d'un saint : Une église placée sous le patronage de saint Michel.
3. Organisation qui veille sur les enfants en organisant leurs loisirs pendant les congés ; siège d'une telle organisation : Le patronage laïque, paroissial.

patronage

(patʀɔnaʒ)
nom masculin
soutien de qqn ou d'un organisme une fête organisée sous le patronage de la municipalité

PATRONAGE1

(pa-tro-na-j') s. m.
Terme d'histoire romaine. Se dit des relations établies à Rome entre les patrons et leurs clients.
Ce qui contribua le plus à mettre une parfaite concorde dans ce peuple naissant, fut le droit de patronage établi par Romulus [ROLLIN, Traité des Ét. V, III, 2]
Protection accordée par un homme puissant à un homme d'un état inférieur, et même à des cités, à des cantons, etc.
Je regarde Rome, depuis le temps de l'empereur Léon l'Isaurien, comme une ville libre protégée par les Francs, ensuite par les Germains, qui se gouverna tant qu'elle put en république, plutôt sous le patronage que sous la puissance des empereurs [VOLT., Ann. Emp. Doutes.]
Les cantons d'Uri, de Schwitz et d'Underwald étaient sous le patronage de la maison d'Autriche, mais non sous sa domination [ID., ib. Albert Ier, 1307]
Influence.
Tous ces médecins des eaux cherchent à établir leur patronage aux dépens de qui ils peuvent [THÉOD. LECLERCQ, Proverbes, t. III, p. 220, dans POUGENS]
Terme de droit canon. Droit de présenter un ecclésiastique au bénéfice vacant. On acquiert le droit de patronage sur un bénéfice, lorsqu'on a employé son bien à bâtir une église ou lorsqu'on l'a fondée ; ce droit se transmettait aux descendants.
Se dit de diverses institutions ou sociétés de bienfaisance. Œuvre du patronage des enfants de Saint-Vincent de Paul.
Terme de blason. Armoiries de patronage, celles qui contiennent, dans le haut de l'écu, quelque marque de dépendance.

REMARQUE

  • On a dit patronance :
    La pensée qu'ils ont de faire bien leur cour auprès de Votre Majesté, joint à la patronance dont ils sont en possession.... [, Lett. etc. de Colbert, t. v, p. 270]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Rendre defense et patronage à la loi trebonienne [BERCHEURE, f° 100, verso.]
  • XVe s.
    Vous qui tenez cinq prouvendes ou six, Tant cathedraux comme coilegiaux, Patronaiges, chapelles neuf ou dix.... [E. DESCH., Poés. mss. f° 357]
  • XVIe s.
    Les jeux, danses.... des quelles l'antiquité a donné le patronage et la conduicte aux dieux mesmes [MONT., I, 184]

ÉTYMOLOGIE

  • Patron 1.

PATRONAGE2

(pa-tro-na-j') s. m.
Sorte de peinture faite avec des patrons découpés.

ÉTYMOLOGIE

  • Patron 2.

patronage

PATRONAGE. n. m. Protection d'un saint, d'une sainte. Une chapelle sous le patronage de Saint-Pierre.

Il se dit aussi des Rapports qui existaient à Rome entre les patrons et leurs clients.

Il se dit encore de la Protection qu'un homme puissant accorde à un homme d'une condition inférieure. Le patronage de ce ministre lui a été fort utile.

Il se dit en outre de la Protection, des secours que certaines associations donnent aux pauvres. OEuvre de patronage des enfants orphelins.

Il désigne aussi une OEuvre de protection et d'éducation; et, par extension, le Local où se réunissent les enfants ou adolescents qui en reçoivent le bénéfice. Colonie de vacances d'un patronage. Il a passé sa journée au patronage.

Il désigne également le Droit qu'un prélat ou un seigneur laïque avait de nommer à un bénéfice ecclésiastique. Sa terre lui donnait droit de patronage sur cette chapelle.

Synonymes et Contraires

patronage

nom masculin patronage
1.  Protection d'un saint.
2.  Appui accordé par quelqu'un.
Traductions

patronage

patronado

patronage

oratorio

patronage

патронажа

patronage

protektion

patronage

후원

patronage

beskydd

patronage

[patʀɔnaʒ] nm
(= protection) → patronage
(= organisation, club) (adolescents)church youth club; (enfants)church children's club