pauvret, ette

PAUVRET, ETTE

(pô-vrè, vrè-t') s. m. et f.
Terme familier de commisération, d'affection.
Et l'embraser d'amour si vive, Que la pauvrette ne pourrait, Quand Junon lui commanderait, Faire du mal au sieur Énée [SCARR., Virg. I]
Le pauvret serait de ton âge [ID., ib. III]
Un milan, qui dans l'air planait, faisait la ronde, Voit d'en haut le pauvret se débattant sur l'onde [LA FONT., Fabl. IV, 11]
Peu s'en faut que d'amour la pauvrette ne meure [MOL., l'Ét. I, 6]

ÉTYMOLOGIE

  • XIVe s.
    Girars, pour gaaignier leur très povrete vie, Se mit à ung mestier qu'il n'avoit apris mie [, Girart de Ross. V. 2329]
  • XVe s. ....Or je vois savoir Au povret qu'il me vouldra dire, Et s'il me sçaura point instruire, Patelin, 1378.
  • XVIe s.
    Nous n'aurons jamais assez bafoué l'impudence de cet accouplage [dire que l'univers a été fait pour l'homme] ; mais, pauvret, qu'a il en soy digne d'un tel adventage ? [MONT., II, 153]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de pauvre ; provenç. pauret ; catal. pobret ; espagn. pobrete ; ital. poveretto.