pendre

(Mot repris de pendants)

pendre

v.t. [ lat. pendere ]
1. Attacher qqch par une de ses parties en le laissant tomber librement vers le bas : Pendre du linge, des rideaux suspendre accrocher, fixer
2. Mettre à mort en suspendant par le cou : Les terroristes menacent de pendre leurs otages.
Dire pis que pendre de qqn,
en dire le plus grand mal.
v.i.
1. Être suspendu : L'ail pend au plafond.
2. Tomber trop bas : Cette jupe pend d'un côté.
3. Retomber librement : Ses cheveux pendent dans son dos.
Pendre au nez de qqn,
Fam. risquer fort de lui arriver, en parlant d'une chose fâcheuse : L'exclusion lui pend au nez.

se pendre

v.pr.
1. Se suspendre, s'accrocher : Cessez de vous pendre à cette branche !
2. Se suicider par pendaison : La désespérée s'est pendue.

pendre


Participe passé: pendu
Gérondif: pendant

Indicatif présent
je pends
tu pends
il/elle pend
nous pendons
vous pendez
ils/elles pendent
Passé simple
je pendis
tu pendis
il/elle pendit
nous pendîmes
vous pendîtes
ils/elles pendirent
Imparfait
je pendais
tu pendais
il/elle pendait
nous pendions
vous pendiez
ils/elles pendaient
Futur
je pendrai
tu pendras
il/elle pendra
nous pendrons
vous pendrez
ils/elles pendront
Conditionnel présent
je pendrais
tu pendrais
il/elle pendrait
nous pendrions
vous pendriez
ils/elles pendraient
Subjonctif imparfait
je pendisse
tu pendisses
il/elle pendît
nous pendissions
vous pendissiez
ils/elles pendissent
Subjonctif présent
je pende
tu pendes
il/elle pende
nous pendions
vous pendiez
ils/elles pendent
Impératif
pends (tu)
pendons (nous)
pendez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais pendu
tu avais pendu
il/elle avait pendu
nous avions pendu
vous aviez pendu
ils/elles avaient pendu
Futur antérieur
j'aurai pendu
tu auras pendu
il/elle aura pendu
nous aurons pendu
vous aurez pendu
ils/elles auront pendu
Passé composé
j'ai pendu
tu as pendu
il/elle a pendu
nous avons pendu
vous avez pendu
ils/elles ont pendu
Conditionnel passé
j'aurais pendu
tu aurais pendu
il/elle aurait pendu
nous aurions pendu
vous auriez pendu
ils/elles auraient pendu
Passé antérieur
j'eus pendu
tu eus pendu
il/elle eut pendu
nous eûmes pendu
vous eûtes pendu
ils/elles eurent pendu
Subjonctif passé
j'aie pendu
tu aies pendu
il/elle ait pendu
nous ayons pendu
vous ayez pendu
ils/elles aient pendu
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse pendu
tu eusses pendu
il/elle eût pendu
nous eussions pendu
vous eussiez pendu
ils/elles eussent pendu

PENDRE

(pan-dr') , je pends, tu pends, il pend, nous pendons, vous pendez, ils pendent ; je pendais ; je pendis ; je pendrai ; je pendrais ; pends, pendons ; que je pende, que nous pendions ; que je pendisse ; pendant, pendu v. a.
Attacher un objet en haut, de manière qu'il ne touche point à la terre. Pendre un lièvre par les pattes.
Écoutez-moi, mes frères, pendez cette tête [d'Holopherne] en haut de nos murailles [SACI, Bible, Judith, XIV, 1]
Absalon fut pendu par les cheveux et percé de trois dards [VOLT., Candide, 30]
La tour hospitalière Où je pendrai mon nid [V. HUGO, Odes, V, 25]
Fig. Pendre au croc, voy. CROC 2.
Attacher quelqu'un à la potence ou à tout autre endroit, pour l'étrangler.
Prenez tous les princes du peuple et pendez-les en plein jour, afin que ma fureur ne tombe point sur Israël [SACI, Bible, Nomb. XXV, 4]
Ils [les Germains] pendaient les traîtres et noyaient les poltrons : c'étaient, chez eux, les seuls crimes qui fussent publics [MONTESQ., Espr. XXX, 19]
Les juges du comté de Valois firent le procès à un taureau qui avait tué un homme d'un coup de corne, et le condamnèrent à être pendu ; la sentence fut confirmée par arrêt du parlement le 7 février 1314 [SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. V, p. 399, dans POUGENS]
Un des Omer disait qu'il ne mourrait pas content qu'il n'ait vu pendre un philosophe ; je peux l'assurer que ce ne sera pas moi qui lui donnerai ce plaisir [VOLT., Lett. Mme d'Argental, novembre 1764]
On a vu pendre dans une ville très riche une fille de dix-huit ans d'une rare beauté ; quel était son crime ? elle avait pris dix-huit serviettes à une cabaretière, qui ne lui payait pas ses gages [ID., Pol. et lég. Prix de la just. et de l'hum. 2]
On avait toujours soin de les pendre [les Juifs] entre deux chiens, lorsqu'ils étaient condamnés [ID., Mœurs, 103]
On ne pouvait pas avoir été plus mal pendu que je ne l'avais été : l'exécuteur des hautes œuvres de la sainte inquisition brûlait à la vérité les gens à merveille, mais il n'était pas accoutumé à pendre [ID., Cand. 28]
Le comte : Sa probité ? - Figaro : Tout juste autant qu'il en faut pour n'être point pendu [BEAUMARCH., Barb. de Sév. I, 4]
Pendre haut et court, pendre à quelque chose d'élevé et avec une corde courte.
C'est qu'on pende aux créneaux haut et court le corsaire [LA FONT., Fianc.]
Absolument.
Les rigueurs s'adoucissent ; à force d'avoir pendu, on ne pendra plus [SÉV., 3 nov. 1675]
Chez les anciens, pendre à la croix, attacher à la croix, crucifier.
Le Fils de Dieu a été pendu à la croix [BOSSUET, Serm. Exalt. de la croix, préamb.]
Dire pis que pendre de quelqu'un, en dire outrageusement du mal (locution dont on rend compte en rétablissant ainsi les ellipses : dire d'un homme plus de mal qu'il n'en faudrait pour le faire pendre).
À qui en avez-vous, ma bonne, de dire pis que pendre à votre esprit, si beau et si bon ? [SÉV., 5 juin 1680]
Pour écrire pis que pendre à madame sa cousine [HAMILT., Gramm. 8]
Cet homme ne vaut pas le pendre, ne vaut pas la corde pour le pendre, c'est un misérable. Je veux être pendu si..., locution familière qui s'emploie pour affirmer d'une manière péremptoire.
Je veux être pendu si je vous aime [MOL., F. sav. I, 4]
Dans le même sens.
On me pendrait plutôt, Je suis trop partisan de la douce paresse [BOISSY, Sage étourdi, III, 3]
Autant vaudrait être pendu que d'avoir fait cela, se dit en parlant d'une action blâmable ou d'un ouvrage mal fait.
V. n. Être suspendu.
On voyait tout ensemble les fleurs du printemps qui naissaient sous les pas, avec les plus riches fruits de l'automne qui pendaient des arbres [FÉN., Tél. XIX.]
Son bras droit pend bien et bien négligemment [DIDER., Salon de 1765, Œuvr. t. XIII, p. 339]
Quelques ossements ou de petits ouvrages d'or, selon les rangs, pendaient à leur nez et à leurs oreilles [des Mexicains] [RAYNAL, Hist. phil. VI, 12]
Il [le Seigneur] sait pourquoi flottent les mondes ; Il sait pourquoi coulent les ondes, Pourquoi les cieux pendent sur nous [LAMART., Méd. II, 4]
Fig. Être toujours pendu aux côtés ou à la ceinture de quelqu'un, le suivre partout. Cet enfant est toujours pendu au cou de sa mère, il l'embrasse sans cesse. Être pendu aux oreilles de quelqu'un, lui parler sans cesse de quelque chose.
Mme de Montrevel est enragée : après avoir été pendue un mois aux oreilles du roi et de Quanto [Mme de Montespan].... [SÉV., 4 sept. 1675]
Fig. Être menaçant.
Un pressentiment et une espèce de prédiction du malheur qui pendait sur sa tête [ROLLIN, Traité des Ét. III, 1]
Fig. et familièrement. Autant lui en pend à l'oreille, au nez, à l'œil, c'est-à-dire il pourra lui en arriver autant.
Que notre ami Noailles prenne garde à lui ; on dit qu'il lui en pend autant à l'œil [SÉV., 9 mars 1672]
On a dit aussi : pendre devant les yeux.
Ne vous en moquez pas, monseigneur ; autant vous en pend devant les yeux [VOIT., Lett. 186]
Fig. Être en jugement.
Le procès pend et pendra de la sorte Encor longtemps, comme l'on peut juger [LA FONT., Gageure.]
C'était au Châtelet que pendait cette affaire [BOURSAULT, Merc. gal. V, 7]
Nous eûmes peine à entendre un arrêt si injuste, et qui statuait sur ce qui ne pendait point en question [SAINT-SIMON, 36, 162]
Descendre trop bas, tomber trop bas. Votre robe pend d'un côté. Les joues lui pendent, ses joues sont flasques.
Se pendre, v. réfl. Se suspendre à quelque chose.
Le galant fait le mort, et du haut d'un plancher Se pend la tête en bas [LA FONTAINE, Fabl. III, 18]
Se pendre à la sonnette, sonner avec beaucoup de force et de continuité.
La maréchale se pendit aux sonnettes, pour demander à grands cris de l'eau de fleur d'orange [GENLIS, Mères riv. t. I, p. 50, dans POUGENS]
Fig. Se pendre à l'oreille de quelqu'un, lui parler constamment dans l'oreille.
M. de Rohan, qui la trouve belle [Mlle de Lannion] dès l'année passée, s'est pendu à son oreille d'une si étrange façon.... [SÉV., 26 août 1671]
Se donner la mort en se suspendant par le cou pour s'étrangler.
Monime, détachant le diadème d'autour de sa tête, l'attacha à son cou et s'y pendit [ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. X, p. 100, dans POUGENS]
Par exagération. Il y a de quoi se pendre, se dit en parlant d'un événement qui accable.
Et si, par un malheur, j'en avais fait autant, Je m'irais, de regret, pendre tout à l'instant [MOL., Mis. I, 1]
Et si je n'avais M. de la Rochefoucauld et M. d'Hacqueville pour me consoler, je me pendrais de trouver encore en moi cette faiblesse [le goût des romans] [SÉV., 67]
Après cela il faut se pendre, se dit quand on a manqué une belle occasion. Je ne m'en pendrai pas, se dit en parlant d'un mécompte auquel on attache peu d'importance.
Tout est manqué ; je ne m'en pendrai pas, [PICARD, Deux Philibert, III, 1]

PROVERBES

  • Par compagnie on se fait pendre, voy. COMPAGNIE.
  • Les grands voleurs pendent les petits.

REMARQUE

  • Pendre, v. n. se conjugue avec l'auxiliaire avoir : Ce linge a longtemps pendu à la fenêtre. Quand il se construit avec l'auxiliaire être, il se confond avec le passif de pendre, verbe actif : Le linge est depuis longtemps pendu à la fenêtre.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Cil gonfanon sur les helmes lur pendent [, Ch. de Rol. CCXIV]
    Assez est dreiz que Guenes seit pendut [, ib. CCLXXXVIII]
    Va, les pend touz à l'arbre de mal fust [, ib. CCXC]
  • XIIe s.
    Vous porterez ma chartre où li seax [sceau] d'or pant [, Sax. XX]
    E les enfanchunetz pendre as meres as piz [aux seins] [, Th. le mart. 65]
    Achitofel vint à sa cited e a sa maisun, e ordenad ses choses, si se pendid [, Rois, p. 184]
  • XIIIe s.
    Autretel vous est pendans Devant les ex ; ja, se vous m'en creiés, En tel peril vo vie ne metriés [, Bibl. des ch. 4e série, t. V, p. 350]
    À l'essart [champ défriché] vint plus que le pas, Mès il ne set qu'à l'oil li pent [, Ren. 16078]
    Autel [autant] lor pent devant le nés [BAUDOUIN DE CONDÉ, t. I, p. 251]
    Il tenoit très bien justice, ne ne pendoit pas les maufaiteurs à son braoel [ceinturon il ne faisait pas sa societé des malfaiteurs], si comme font orendroit [présentement] li mauvais prince [, Chron. de Rains, p. 2]
    D'un maillet qui là pent, [elle] a sus l'huis assené [, Berte, XLV]
    Neis [même] au larron que l'en veut pendre Fait-ele [l'espérance] adès merci atendre [, la Rose, 26. 47]
    Adonc li mescheans li conte Son grant damage et sa grant honte, Et par sa parole se pent [porte sa condamnation] [, ib. 16745]
    Et tex manieres de sergans [serviteurs] doivent estre plus haut pendu qu'autre larron [BEAUMANOIR, XXXI, 9]
  • XIVe s.
    Car à ce fait ici doivent prince et baron Avoir certain conseil et bonne avision : Car autant lor en pent au nez ou au menton Guesclin. 10565. Que savez-vous que il vous pent, Bielle dame, devant vos ieuls [il s'agit du haut de chausse que l'abbesse avait mis par mégarde sur sa tête en place de couvre-chef] ? [J. DE CONDET, p. 174]
  • XVIe s.
    Aux saules verts nos harpes nous pend smes [MAROT, IV, 334]
    Certes mon cas pendoit [tenait] à peu de chose [ID., V, 4]
    Autant m'en pendoit à l'aureille [MONT., I, 77]
    Seneque a les opinions saines, et pend du bon party aux affaires romaines [ID., IV, 62]
    Et quand le fait est grief, la confiscation d'une partie des biens ou la mort y pendent [LANOUE, 256]
    Faictes sçavoir à madame toutes nouvelles de son fils, en la delivrance et santé duquel pend sa vie et consolacion [MARG., Lett. 25]
    Et plusieurs autres qui ne vallent pas le pendre, ny les nommer, Particularités concern. l'assass. du duc de Guyse, Chalons 1589, p. 39. Il redoutoit le danger qui pendoit de leur temerité, se doubtant bien que.... [AMYOT, Cicéron, 23]
    Qui a à pendre n'a pas à noyer [PASQUIER, Recherches, VIII, p. 714, dans LACURNE]
    Ou rendre, ou pendre, ou mort d'enfer attendre [COTGRAVE, ]
    Qui plus qu'il n'a vaillant despent, il fait la corde à quoy se pend [ID., ]
    Auroient besoin d'avoir ordinairement tels officiers pendus à leur queue, s'il est licite d'user icy de cette façon commune de parler [H. EST., Apol. d'Hérod. p. 231, dans LACURNE]
    J'en prins quinze ou seize, lesquels je fis tous pendre, sans despendre papier ny encre [MONTLUC, liv. V]
    Harambure, pendez-vous de ne vous estre trouvé près de moi en un combat que nous avons eu contre les ennemis, où nous avons fait rage [HENRI IV, Lett. du 13 juin 1595]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, peind ; prov. pendre ; cat. pendrer ; esp. pender ; ital. pendere ; du lat. Pendere (2ème e long) ou pendere, qui se rapportent l'un à l'autre comme jacere (1er e bref) et jacere (1er e long). Les langues romanes ont toutes pris pendere (2ème e bref), et délaissé pendere (2ème e long). Quant à la locution pendre à l'œil, Génin émit la conjecture qu'elle provenait du conte où l'abbesse arrive avec un vêtement masculin sur la tête ; sur quoi on lui demande ce qui lui pend là devant les yeux. Son argumentation péchait, en ce qu'il croyait la locution du XVIe siècle, tandis qu'elle est bien plus ancienne comme on peut voir par l'historique. Toutefois il est probable qu'ayant tort dans la forme, il a raison dans le fond. En effet la locution est aussi bien pendre devant les yeux que pendre à l'œil ; ce qui va bien avec le conte ; puis ce conte lui-même, avec la locution, est cité par un auteur du commencement du XIVe siècle : dès lors rien n'empêche de penser que le conte remonte plus baut, et que c'est de là en définitive que la locution provient.

pendre

PENDRE. (Je pends, tu pends, il pend; nous pendons, vous pendez, ils pendent. Je pendais. Je pendis. J'ai pendu. Je pendrai. Pends; pendons, pendez. Que je pende. Que je pendisse. Pendant.) v. tr. Attacher une chose en haut par une de ses parties, de manière qu'elle ne touche point en bas. Pendre de la viande au croc. Pendre des raisins au plafond.

Fig., Pendre la crémaillère, Célébrer son installation dans un nouveau logement.

Fig. et fam., Avoir la langue bien pendue, Avoir une grande facilité de parole.

Fig., Pendre son épée au croc s'est dit autrefois pour signifier Renoncer à la guerre.

PENDRE se dit aussi des Personnes et des animaux. Pendre un lièvre par les pattes de derrière. Se pendre par les mains à un arbre.

Cet enfant est toujours pendu au cou de sa mère, de sa nourrice, Il l'embrasse continuellement.

Fig. et fam., Être toujours pendu aux basques de quelqu'un, Le suivre partout.

Fig. et fam., Être toujours pendu à la sonnette de quelqu'un, Lui faire des visites trop fréquentes.

Fig. et fam., Être toujours pendu au téléphone, Se servir constamment du téléphone.

PENDRE signifie particulièrement Attacher quelqu'un à la potence, pour le mettre à mort. Pendre et étrangler. Il a été pendu en effigie. Il fut condamné à être pendu.

Fam., Je veux être pendu si je consens à ce qu'on exige de moi, si l'on m'y rattrape, si j'ai compris un mot de son discours.

Être pendu haut et court, Être exécuté à la potence.

Fam., Cet homme ne vaut pas la corde pour le pendre, Il ne vaut rien.

Fam., Dire pis que pendre de quelqu'un, Dire de lui toute sorte de mal.

Prov. et fig., Sitôt pris, sitôt pendu se dit pour exprimer une prompte décision.

SE PENDRE signifie Se donner la mort, s'étrangler en se suspendant par le cou. De désespoir il se pendit.

Il y a de quoi se pendre se dit, par exagération, en parlant d'un Événement désagréable. On dit plutôt : Il n'y a pas de quoi se pendre, Cela n'a pas beaucoup d'importance.

Aller se faire pendre ailleurs se dit en parlant d'une Personne qu'on néglige de punir soi-même et qu'on laisse à d'autres le soin de châtier. On l'a prié d'aller se faire pendre ailleurs.

PENDRE est aussi intransitif et signifie Être suspendu. Un grand sabre pendait à sa ceinture. Des lustres pendent au plafond. Des fruits pendent à l'arbre.

Cela lui pend au nez, Cet ennui, ce désagrément risque fort de lui arriver.

PENDRE, intransitif, signifie encore Tomber, descendre trop bas. Votre robe pend d'un côté. Renouez ce cordon qui pend.

Les joues lui pendent, Ses joues sont flasques et tombantes.

Le participe passé s'emploie aussi substantivement. Un pendu.

Fig., Il ne faut pas parler de corde dans la maison d'un pendu, Il ne faut pas parler de certaines choses qui peuvent être reprochées à ceux devant qui l'on parle et pourraient sembler une allusion.

Fig., Il a de la corde de pendu dans sa poche se dit, par allusion à une superstition, d'un Homme qui gagne beaucoup, qui gagne toujours au jeu, qui a de la chance, qui réussit dans toutes ses entreprises.

Fig., Être sec comme pendu, Être extrêmement maigre.

pendre

Pendre, et estrangler, Suspendere.

Pendre au gibet, In crucem tollere.

Pendre à quelque chose, Appendere.

Pendre un collier à son col, Torquem induere.

Pendre au col, Ex ceruice suspendere.

¶ Pendre de quelque lieu, Dependere.

Pendre, ou estre pendu en haut, Superpendere.

Pendre par devant, Praependere.

¶ Se pendre et estrangler, Vitam suspendio finire, Se in laqueum dare.

Mes besongnes se sont si mal portées, qui je suis prest à m'aller pendre, ou à cercher et querir mon pain, Rediit mihi res ad restim, siue ad rastros.

Va te pendre, Abi in malam pestem, malumque cruciatum. Bud. ex Cic. Abi in malam rem.

Je me feroy plustost pendre, que je me teusse de cela, Suspendas potius me, quam tacita haec auferas.

Penser de se pendre, Cogitare suspendium.

Tu pensois à te pendre et estrangler, Suspendia saeua cogitabas.

¶ Laisser pendre ses cheveux et devenir longs, Submittere capillum.

Qui pend droittement à quelque chose, Perpendicularis.

Quand une chose pend sur nous, tellement qu'il semble qu'elle doibve cheoir sur nostre teste, Impendere.

¶ Le salut du peuple pend de la santé d'iceluy, Continetur publica salus incolumitate illius.

Tout pend de luy, In eo cardo rei vertitur.

Synonymes et Contraires

pendre

verbe intransitif pendre
Retomber mollement.
flotter, traîner -familier: pendiller, pendouiller -littéraire: baller.

pendre

verbe transitif pendre
Attacher par le haut.
Traductions

pendre

(pɑ̃dʀ)
verbe transitif
1. suspendre, accrocher pendre son manteau au portemanteau
2. tuer qqn en le suspendant par le cou Le condamné a été pendu.

pendre

hängen, zusammenhängenhang, droop, dangle, loll, hang downhangen, (op)hangen, ophangenהידלדל (התפעל), תלה (פ'), תָּלָהhangpenjarhængependicolgar, pender, estar colgadoriippua, roikkuahangapendere, impiccarehengewisiećestar pendente, pender, estar pendurado, penduradoagăţa, atîrnaвисеть, вешатьhängaasılmakيَتَعَلَّقُvisetκρεμιέμαιvisjeti掛かる걸려 있다ฆ่าด้วยการแขวนคอtreo悬挂掛起
verbe intransitif
être suspendu, accroché

pendre

[pɑ̃dʀ]
vt
(= suspendre) [+ manteau] → to hang
Il a pendu sa veste dans l'armoire → He hung his jacket in the wardrobe.
pendre qch à (mur) → to hang sth on; (plafond) → to hang sth from
[+ condamné] → to hang
L'assassin a été pendu → The murderer was hanged.
vi → to hang
pendre à → to hang from, to hang down from [pɑ̃dʀ]
vpr/pass → to hang
se pendre à → to hang from
vpr/réfl (= se suicider) → to hang o.s.