pensant

pensant, e

adj.
Qui est capable de penser : « L'homme n'est qu'un roseau, …, mais c'est un roseau pensant » [Blaise Pascal] intelligent, raisonnable
Tête pensante,
organisateur d'un groupe ; cerveau : Les têtes pensantes du parti.

pensant

(pɑ̃sɑ̃)

pensante

(pɑ̃sɑt̃)
adjectif
1. être qui est capable de penser, de réfléchir Les êtres humains sont des êtres pensants.
2.
personne qui prend les décisions au sein d'un groupe Il est la tête pensante de l'équipe.

pensant

PENSANT, ANTE. adj. Qui pense, qui est capable de penser. Un être pensant. La faculté pensante.

Bien pensant, mal pensant, se dit de Celui qui a de bonnes ou de mauvaises opinions. C'est un homme bien pensant. Tous les hommes instruits et bien pensants sont de cet avis. Il n'y a que les gens mal pensants qui puissent approuver cela.

pensant


PENSANT, ANTE, adj. PENSÉE, s. f. PENSER, v. n. et act. [Pansan, sante, sé-e, sé: 1re lon. 2e lon. aux deux premiers, é fer. aux deux aûtres.] Penser, c'est former dans son esprit l'idée, l'image de quelque chôse. Pensant, qui pense. Pensée, l'opération de l'âme qui pense. "La matière est incapable de penser, de devenir un être pensant. "Il n'y a que les esprits qui soient capables de la pensée. = Pensant n'a que ce sens et cet emploi, excepté dans la phrâse suivante: Mal pensant, mal pensante, qui juge désavantageûsement de son prochain. Penser et pensée, au contraire, ont diférens sens.
   I. PENSER c'est, 1°. Faire réflexion. Il régit alors le datif: penser à ses afaires, à son salut. = 2°. On dit pourtant, ce que je pense, ce que vous pensez, le faisant actif, et lui donant pour régime l'acusatif. Alors, il signifie l'opinion et le sentiment. Si on disait, ce à quoi je pense, on n'exprimerait que la simple pensée. C'est pourquoi il ne faut pas user indiféremment de ces deux régimes. Voy. plus bâs Rem. n°. 2°. = 3°. Raisoner: il est neutre: "L'art de penser; il pense bien ou mal. = 4°. Prendre garde. "Pensez à vous: il se perdra, s'il ne pense à lui. = 5°. Avoir une chôse en vûe: "Cette charge, ce parti vous conviendrait: vous devriez y penser. "Il ne pense plus à cette maison: il la troûve trop chère. = 6°. Avoir dans l'esprit: "Vous le dites, mais vous ne le pensez pas. = 7°. Imaginer.: il est actif: J'ai pensé une chôse qui vous tirera d'afaire. = 8°. Croire, juger: "Que pensez-vous de cela? — Et neutralement: "Il pense mal de tout le monde. = 9°. Être sur le point de... j'ai pensé mourir.
   Rem. 1re. Penser, songer, réver ont beaucoup de raport dans leur signification: voici leurs diférences. On pense tranquillement et avec ordre: on songe avec plus d'inquiétude et sans suite, pour obtenir ce qu'on souhaite. On rêve d'une manière abstraite et profonde, pour s'ocuper agréablement. "Le Philosophe pense à l'arrangement de son systême: l'homme, embarrasé d'afaires, songe aux expédiens pour en sortir: l'amant solitaire rêve à ses amours. GIR. Syn. = 2e. Penser régit tantôt le datif: à quoi pensez-vous? tantôt l'accusatif: je ne puis dire ce que je pense; tantôt l'accusatif et l'ablatif: que peut-on penser d'une telle conduite? Avec les deux derniers régimes, il exprime l'opinion: avec le premier il n'exprime~ que la simple atention de l'esprit. * Mascaron, dans ce dernier sens, emploie, dans la même phrâse, deux régimes diférens. "Vous qui êtes obligés de penser à ce que vous n'avez jamais pensé. Il falait: à ce à quoi, etc. = Dans la Princesse de Clèves, on dit toujours, pensez ce que vous vous devez à vous-même, pour pensez à ce que, etc. Il en est de même de songer. Voy. ce mot. = * Racine dit dans Bérénice:
   Un bonheur peut-être îl n'ôse plus penser.
Son fils, toujours porté à l'excuser, n'a pu s'empêcher de condamner ce régime. "Un bonheur où j'aspire est exact; mais un bonheur où je pense ne l'est pas: il faudrait auquel, en prôse. L. Rac. = 3e. Ce verbe régit l'infinitif avec de ou à, ou sans préposition; le premier, quand il signifie croire; le second, quand il a le sens d'avoir en vûe ou dans l'idée, le troisième, quand il veut dire être sur le point de. "Il pensait de me surprendre; il pensait à me surprendre; il pensa me surprendre, sont des expressions bien diférentes, et qu'il ne faut pas confondre. * Malherbe met de dans le second sens: "Pensez de vous resoudre. Remarquez penser de pour penser à, dit Ménage en le critiquant. * Dans cette même acception, Mde de Sévigné met l'infinitif sans préposition, ce qui est une aûtre irrégularité. "Vous pensez m'écrire de grandes lettres, sans dire un mot de votre santé. Il falait à m'écrire. = 4e Penser, croire, régit comme ce verbe la conjonction~ que, et de la même manière, c. à. d. avec l'indicatif dans la phrâse afirmative, et avec le subjonctif, dans la phrâse négative ou interrogative. "Je pense qu'il peut arriver aujourd'hui: il ne pense pas que cela puisse réussir: pensez-vous que j'obéisse aveuglément à vos caprices~? * Dans la phrâse suivante, quoique le pronom nominatif soit aprês le verbe, la phrâse n'est point interrogative: aussi le subjonctif y a quelque chôse de sauvage. "Peut-être (Antiochus) pensoit-il qu'en assistant à ces combats (de gladiateurs) on conçût le mépris de la vie. Le pronom il, qui est aprês pensait, n'y est qu'à cause de l'adverbe peut-être: le sens n'est donc point interrogatif: le subjonctif conçut n'est donc pas suivant l'usage. Il fallait dire: peut-être pensait-il qu'on concevrait le mépris, etc. — Au contraire le subjonctif était nécessaire dans la phrâse qui suit, parce que le sens est négatif, quoique la particule négative n'afecte pas immédiatement le verbe penser. "L'Homme digne et jaloux de l'estime universelle, ne s'acoutume point à penser que quelqu'un dans la société se croit en droit de lui refuser la sienne. Linguet. Je pense qu'il falait dire se croie, et non pas se croit; et je ne doute pas que ce ne soit une faûte d'impression. = Si le verbe régi par penser se raporte au sujet de la phrâse, il doit se mettre à l'infinitif: "Vous pensez faire des merveilles; comme on dit, vous croyez faire, etc. = 5e. Quoique penser signifie souvent croire; il n'a pas pourtant tous les régimes de ce verbe: celui-ci, par exemple, régit des adjectifs, que penser ne régit pas. * "Me pensiez-vous (croyiez-vous) capable de recevoir dans ma famille la fille d'un homme déshonoré? Th. d'Éduc. "Penseriez-vous possible qu'un ambitieux hypocrite pût feindre pendant dix ans la sincérité, la modération et le désintéressement? Ibid. Ce dernier exemple est encôre plus inusité. À~ vouloir se servir du verbe penser, il faudrait dire: penseriez-vous que je fusse capable, qu'il fût possible, etc. = 6e Penser, imaginer, est actif. En certaines Provinces, on le fait réciproque. On dit: je me pense une chôse qui pourra être utile; et dans le sens de croire, juger: je me suis pensé que vous feriez bien, au lieu de dire, je pense une chôse qui; j'ai pensé que, etc. = Corneille a dit, il y a long-tems:
   Perfide, tu n'est pas encor où tu te penses.
       Pulchérie.
On dirait aujourd'hui, où tu penses. = 7e. Le P. Bouhours a fait une remarque sur la diférence de penser en vous et penser à vous: il dit que le premier emporte amitié et tendresse, et le second simple honêteté; que l'un vient plus du coeur que de l'esprit, et l'aûtre plus de l'esprit que du coeur. Je ne sais si cette distinction a jamais eu quelque fondement dans l'usage; mais elle est inutile aujourd'hui, puisque penser en vous ne se dit plus. = 8e. Je pense est quelquefois employé en parenthèse. Pluche dit, je le pense, le pronom le est superflu. "Il sera, je le pense, évident que les unes sont la cause des autres. Spect. de la Nat. Il faut dire, il sera, je pense, évident que, comme on dit, il est, je crois, certain que, etc. = 9°. On dit, dans le style simple, je sais qu'en penser, pour dire, je sais ce que je dois en penser.
   *PENSER, s. m. Vieux mot. Pensée. l'Auteur des Réflexions dit qu'il n'était déjà de son tems plus usité qu'en vers. L'Acad. avait dit aussi d'abord qu'il n'était d'usage qu'en poésie: elle ajoute dans les dernières Éditions, qu'il est même vieux. Le Richelet Portatif se contente de dire qu'il vieillit. Corneille l'emploie souvent.
   Qu'à des pensers si bâs mon âme se ravale.
       Polieucte.
Je tremble au seul penser du sort qui me menace, etc.
Mde Dacier et Rousseau s'en sont encôre servis. "Il roule dans sa tête diférens pensers. Iliade.
   Leur bouche ne vomit qu'injures et blasphèmes,
   Et leur coeur ne nourrit que pensers vicieux.
       Rousseau.
Ce mot était comode pour les Poètes, parce qu'il peut entrer dans le cours du vers, ce que pensée ne peut faire devant un mot qui commence par une consone. Ils ont eu tort de laisser perdre le privilège qu'ils avaient de l'employer.
   II. Pensée s'emploie sur-tout en parlant de l'acte particulier de l'esprit. "Pensée vive, agréable, spirituelle, fine ou comune, triviale. Pensée douce, flateûse, ou triste, fâcheûse, funeste. Ouvrage plein de belles pensées. "Entrer dans la pensée de... comprendre sa pensée. "Il n'est pas bien entré dans la pensée de cet Auteur: il n'a pas bien compris sa pensée, etc. Il signifie aussi opinion; ce qu'on croit. "Votre pensée est fort bone: ce n'est pas là ma pensée. "Sa pensée était qu'il falait tout risquer, plutôt que de consentir à un traité déshonorant. = Dessein. "Je n' ai jamais eu cette pensée. "On n'a jamais eu la pensée de l'arrêter, etc. = Venir en pensée, dans l'esprit: il m'est venu en pensée que, etc. Cela ne m'est jamais venu en pensée. = Entretenir ses pensées, ou s'entretenir avec ses pensées, s' ocuper de ses rêveries. Le second est le meilleur. = Pensée, dans les Arts fondés sur le dessein, c'est la première idée, l'esquisse. "On conait les grands maîtres dans leurs simples pensées.
   PENSÉE est aussi le nom d' une petite fleur à cinq feuilles, nuées de violet et de jaûne. Bouquet de pensées. = Couleur de pensée, violet brun, tel que celui des pensées.

Traductions

pensant

thinking

pensant

pensante

pensant

Denken

pensant

denken

pensant

мислене

pensant

思維

pensant

myšlení

pensant

tænkning

pensant

חשיבה

pensant

생각

pensant

tänkande

pensant

คิด

pensant

[pɑ̃sɑ̃, ɑ̃t] adj [sujet, être] → thinking
voir aussi bien-pensant