pensant, ante


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PENSANT, ANTE

(pan-san, san-t') adj.
Qui pense, qui est capable de penser.
L'homme n'est qu un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant [PASC., Pens. I, 6, éd. HAVET.]
La géométrie le conduisit aux ouvrages de Descartes, et il y fut frappé de cette nouvelle lumière, qui de là s'est répandue dans tout le monde pensant [FONTEN., Varignon.]
Dire que Dieu ne peut rendre la matière pensante [VOLT., Dict. phil. âme.]
Les gens non pensants demandent souvent aux gens pensants à quoi a servi la philosophie.... [ID., Dict. phil. Philosophie.]
Il faut qu'un être pensant ait vu Rome et le roi de Prusse, et ait vécu à Paris ; après cela on peut mourir quand on veut [ID., Lett. Ximenès, juillet 1752]
Le fruit des travaux successifs et accumulés de plusieurs têtes pensantes [D'ALEMB., Éloges, Dangeau.]
Cette action de l'esprit français qui tout à coup, dans l'Écosse puritaine, fait briller une littérature nouvelle, pensante, libre, philosophique [VILLEM., Littér. franç. 18e siècle, 2e part. 3e leç.]
Les francs-pensants, nom forgé par Voltaire pour désigner les libres penseurs (Philos. Déf. mil. Boling. ch. 27).
Un homme bien pensant, homme qui a de bons sentiments. Un homme mal pensant, homme qui a de mauvais sentiments. Un homme mal pensant se dit aussi de celui qui est disposé à juger défavorablement des autres. Bien pensant, mal pensant, s'est dit, sous la Restauration, de ceux qui étaient partisans du gouvernement et de ceux qui en étaient adversaires. Bien pensant, mal pensant, se dit encore de ceux qui ont les croyances religieuses et de ceux qui ne les ont pas.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Par maintes fois m'esmaie Amours et fait pensant [pensif] [, Couci, VIII]