perché, chée

PERCHÉ, CHÉE

(pèr-ché, chée) part. passé de percher
Posé sur une perche, sur une branche, en parlant d'oiseaux.
Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage [LA FONT., Fabl. I, 2]
Effrayer les oiseaux perchés dans mes allées [BOILEAU, Épître X]
Par extension, posé comme un oiseau l'est sur une branche.
Mme de Goulherre est ici errante dans tous les chemins, perchée sur tous les degrés, rampante au long de toutes les murailles [MAINTENON, Lett. à Mme de Villette, 10 déc. 1707]
Il [Aristophane] introduisit le philosophe [Socrate] perché dans un panier et guindé au milieu des airs et des nuées [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. IV, p. 392, dans POUGENS]
On est perché sur cette chaise, on y est mal assis. Terme de jeux d'enfants. Le volant, le ballon est perché, se dit quand le volant ou le ballon est allé se loger dans un arbre, sur une fenêtre, etc. Terme de géologie. Blocs perchés, pierres rangées circulairement autour de la cime d'un pic conique, qui y furent accumulées par un glacier alors que le pic faisait saillie à travers la glace, et qui y ont été laissées quand la fonte fit baisser le niveau du glacier. Fig. Être toujours perché sur sa grandeur, sur ses aïeux, en être entiché.
Le duc de Noailles, rempli de ses talents, et perché sur ses établissements et ses alliances [SAINT-SIMON, 393, 82]
Terme de blason. Se dit d'un oiseau qui est posé sur une branche d'un émail autre que celui dont il est peint lui-même.
S. m.En termes de chasse, tirer les faisans au perché, les tirer quand ils sont perchés.