perche

1. perche

n.f. [ lat. perca, du gr. perkê ]
Poisson des lacs et des cours d'eau lents, à chair estimée.

2. perche

n.f. [ du lat. pertica, gaule ]
1. Pièce longue et mince, faite d'une matière dure : Les perches d'un téléski. Elle s'est accrochée à la perche que le maître nageur lui a tendue.
2. Longue tige de fibre de verre dont on se sert pour le saut à la perche, qui consiste à sauter le plus haut possible à l'aide de cet instrument.
3. Au cinéma, à la télévision, long support mobile au bout duquel est suspendu le micro.
4. Tige métallique permettant aux tramways, aux trolleybus de capter le courant des fils aériens.
Grande perche,
Fam. personne grande et maigre.
Tendre la perche à qqn,
lui permettre de se tirer d'embarras.

PERCHE1

(pèr-ch') s. f.
Poisson d'eau douce à nageoires épineuses (perca fluviatilis, L). Perche goujonnière, ou perche gardonnée, ou gremille, nom d'une espèce de perche de rivière.

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, percot ; du lat. perca ; qui vient du grec, noirâtre.

PERCHE2

(pèr-ch') s. f.
Brin de bois de trois à quatre mètres de longueur, et de moyenne grosseur.
Et de dormir sur pied comme un coq sur la perche [RÉGNIER, Sat. X]
Cependant un faucon sur sa perche voyait Notre Manseau qui s'enfuyait [LAFONT., Fabl. VIII, 21]
Il faut [en Ukraine] sonder la terre avec de grandes perches ferrées pour découvrir ces magasins souterrains [de blé conservé sous terre] [VOLT., Charles XII, 4]
Fig. et familièrement. C'est une grande perche, se dit d'une femme grande et d'une taille mal gracieuse. Terme de fauconnerie. Se battre à la perche, se dit de l'oiseau de proie qui, étant sur la perche, se débat continuellement. Fig.
C'est alors que nous nous agitons davantage, nous battant à la perche, et que, faute de donner emploi à notre esprit, il se fait peine à lui-même [LAMOTHE LE VAYER, Dialogue d'Orat. Tub. t. I, p. 212, dans POUGENS]
Long bâton dont on se sert pour faire aller un bateau, en appuyant sur le fond de l'eau ou sur la rive. Conduire un bateau à la perche. Aller à la perche dans les petites rivières où l'on ne peut se servir de rames.
Ancienne mesure agraire de dix-huit, vingt ou vingt-deux pieds, suivant les différents pays, cent perches faisant toujours un arpent. L'étendue d'une perche carrée. Vingt perches de vignes, de prés.
Terme de pêche. Baguette de huit à dix pieds de longueur, dont on se sert pour pêcher, et à laquelle on attache une ligne.
Baliveau ou longue branche mince et brute que l'on cloue ou qu'on lie sur des pieux pour faire des palis à jour.
Terme de chasse. Perches ou pliants, branches qu'on élague et que l'on plie, dans les avenues des pipées, pour y tendre des gluaux.
Terme de vénerie. Les deux grosses tiges du bois ou de la tête du cerf, du daim et du chevreuil, auxquelles les andouillers sont attachés.
En architecture gothique, nom donné à certains piliers menus et hauts, joints ensemble au nombre de cinq ou six, et se courbant par le haut pour former les arcs et les nervures qui retiennent les pendentifs.
Pièce du métier de haute lisse. Morceau de bois auquel on attache une étoffe pour en faire ressortir le poil. Tirer un drap à la perche, le lainer, en tirer le poil avec des chardons sur la perche.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Qant fete fu [la fosse] à sa devise, Une perche a par desus mise, Sor la perche met une cloie [, Ren. 7410]
    Et jamès fons n'i fust trovés Par perche, ne par aviron [, la Rose, 21687]
    [Il] Vit une bisse [couleuvre] od sun foün [petit] ; Tute esteit blaunce cele beste, Perches de cerf out sur la teste [MARIE, Gugemer.]
  • XVe s.
    Se desir estoit esprevier, Et volast en toute saison, En quele chambre en vo maison Li feriez-vous perche à perchier ? [E. DESCH., Poésies mss. f° 439]
  • XVIe s.
    Ces communes n'estoient point armées de perches brulées comme au temps passé, mais estoient presque tous harquebusiers, mousquetaires et picquiers [D'AUB., Hist. III, 382]
    Voyant les principaux de ses serviteurs se bastre à la perche d'un estat de mareschal de France [se le disputer].... [CARL., II, 9]
    Un orme fut, dont la cyme estoit pleine De mainte branche, où les corbeaux au soir Prenoient leur perche et se souloient assoir [RONS., 639]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourg. et Berry, parche ; wallon, pîss ; provenç. pergua, perga, perja ; catal. perca ; espagn. percha ; ital. pertica ; du lat. pertica.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. PERCHE. Ajoutez :
    10° Tendre la perche, tendre une perche à quelqu'un en danger de se noyer.
  • Fig. Venir en aide à quelqu'un.
    Aujourd'hui, Van B..., vous tendez la perche à B.... en adoptant sa version [, Gaz. des Trib. 15 avril 1874, p. 362, 3e col.]
  • REMARQUE

    • La perche de Paris valait 5m, 8471 ; celle des Eaux et Forêts, 7m,1465. La perche carrée de Paris, mesure de superficie, valait environ 34 mètres carrés ; celle des Eaux et Forêts, 51 mètres carrés.

perche

PERCHE. n. f. Poisson d'eau douce, à nageoires épineuses, dont la chair est blanche et ferme.

perche

PERCHE. n. f. Longue pièce de bois. Pousser un bateau à la perche.

Fig. et fam., C'est une grande perche se dit d'une Personne dont la taille est haute et grêle.

Fig., Tendre la perche, Aider quelqu'un à sortir d'une situation embarrassante.

PERCHE désigne aussi une Ancienne mesure de longueur. Mesurer à la perche. La perche pour mesurer les bois était de vingt-deux pieds.

Il se disait aussi d'une Superficie d'une perche carrée qui équivalait au centième de l'arpent. Une perche de vigne. Six perches de pré.

PERCHE, en termes de Vénerie, désigne le Bois du cerf, du daim, du chevreuil, qui porte plusieurs andouillers.

perche

Perche, f. penac. C'est un long baston de moyenne grosseur qu'on couche par travers pour y mettre dessus quelque chose, Pertica oneraria, Sur de tels estalle on les faulcons, desquels on dit qu'ils sont en la perche, quand les faulconniers les y ont mis. Mais les veneurs par ce mot perche entendent le marrein de la rameure du cerf, parce qu'en icelle perche sont estallez les antoillers sur antoillers et autres cors, et les espois du cerf. On dit aussi les perches du bouc sauvage pour les cornes du bouc sauvage. Perche en oultre est la mesure à laquelle sont mesurez et arpentez les bois, prez, pastis, terres, vignes, et autres choses semblables, laquelle est de vingt pieds de long mesure de Roy. Le pied estant de douze poulces, le poulce, de douze lignes. Selon ce on dit qu'il y a cent perches à l'arpent. Aucuns la rendent en Latin par Decempeda, mais induëment, veu que la perche est de vingt pieds comme dit est, vigintipeda, ou bis decempeda, Si dire se pouvoit, viendroit plus à propos, et en mesurage de fonds de terre est entenduë quarrée, comme toise en bastimens, et aulne en tapisserie. Ainsi lon dit l'arpent estre de cent perches, Perticis vigintipedis quaquauersum constare.

Une longue perche de bois, Contus.

Longue perche qu'on met au travers des hayes, ou un fust, Longurius.

Perche à arpenter et mesurer les terres, Decempeda.

Une perche à oiseleur, Ames amitis.

Perches fichées en terre, ausquelles on lie les vignes, Iugum.

Les pigeons se viennent percher ou jucher sur un arbre, Columbae sidunt super arbore.

Les oiseaux de proye sont à la perche, ou sont perchez, Accipitres sedent in pertica.

Un poisson qu'on appelle Perche, Perca.

Le pays du PERCHE.

perche


PERCHE, s. f. PERCHER, v. n. PERCHOIR, s. m. [Pêrche, ché, choar; 1re ê ouv. 2e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Perche est, 1°. sorte de poisson d'eau douce. = 2°. Mesure de 18, 20 ou 22 piés de Roi, selon les diférens pays. = 3°. Brin de bois, long de dix ou douze piés et de la grôsseur du brâs, ou environ. — Fig. et par râillerie, grande perche, femme, dont la tâille est grande et tout d'une venûe.
   Percher et se percher, au propre, c'est se mettre sur une perche ou sur une branche d'arbre. Le 1er se dit de la volâille, et de la manière de se reposer et de dormir; le 2d des autres oiseaux, et signifie, se reposer à la fin de leur vol. L'Acad. dit aussi percher dans cette 2de acception. = Au fig. (st. fam.) Il se dit des persones. Se mettre sur quelque endroit élevé pour mieux voir ou mieux entendre. "Où vous êtes-vous perché?
   PERCHOIR: le lieu où l'on met percher les volâilles. On dit aussi, et plus ordinairement, juchoir.

Traductions

perche

Barsch, Barre, Stangebass, pole, perch, rod, bar, handle, shaft, spar, staff, stake, stavebaars, stang, baar, paal, pijp, roede, schacht, spijl, lange dunne lijs, lat, polsstok [sport], rivierbaars, stok, stroomafnemer, vaarboom, polsמוט (ז), מנור (ז), מוֹטbaarsbarra, pal, varaaborreperko, stangobarra, perca, vara, garrocha, pértigaahvenpesce persico, barra, giraffa, perticaasser, contus, hasta, perca, trudisstangcana, estaca, haste, mastro, pau, percha, poste, varaокунь, брусокabborreπέρκα (pɛʀʃ)
nom féminin
longue tige sur laquelle on peut s'appuyer saut à la perche

perche

[pɛʀʃ] nf
(ZOOLOGIE)perch
(= bâton) → pole
tendre la perche à qn (fig) → to throw sb a line
perche pour micro nfsound boom