perdant

perdant, e

adj. et n.
Qui perd ; qui est vaincu : L'équipe perdante conteste la décision de l'arbitre gagnant bénéficiaire
Être bon, mauvais perdant,
savoir, ne pas savoir perdre avec bonne grâce et sportivité.
Partir perdant,
être désavantagé dès le départ ; entreprendre qqch sans espoir de réussir.

perdant

PERDANT, ANTE. n. Celui, celle qui perd. Il n'est guère usité qu'en parlant d'une Personne qui perd au jeu. Les gagnants et les perdants. Il est du nombre des perdants.

Adjectivement, Les billets, les numéros perdants.

perdant


PERDANT, ANTE, adj. et subst. PERDITION, s. f. PERDRE, v. act. [Pêrdan, dante, di-cion: en vers, ci-on: pêrdre; 1re ê ouv. 2e lon. aux 2 prem. e muet au dern.] Perdant, qui perd. "Il se troûve perdant: elle est perdante dans cette afaire. = Il est douteux dans cet emploi. Il se dit ordinairement comme substantif pluriel, en parlant des joueurs: "J'étois du nombre des perdans: il pariait pour les perdans.
   PERDITION, est 1°. mauvais emploi de son bien. "Tout son bien s'en va en perdition. Il ne se dit en ce sens, que dans cette phrâse du discours familier. = 2°. État d'une persone qui est hors de la voie du salut. "Voie, chemin de perdition: maison de perdition; oeuvre de perdition.
   PERDRE: je perds, nous perdons: je perdois ou perdais; je perdis, j'ai perdu, je perdrai, je perdrois ou perdrais; perds, que je perde, je perdisse, perdant, perdu. = Dans le dern. siècle plusieurs écrivaient, il pert, entre aûtres, Corneille, Bossuet, le P. Rapin; mais le d est la caractéristique de ce verbe; et puisqu' on a toujours écrit et prononcé, nous perdons, je perdois, perdu, etc. et non pas pertons, pertois, pertu, il a toujours été naturel et raisonable d' écrire, il perd, et non pas, il pert.
   PERDRE, c'est 1°. être privé de quelque chôse qu'on possédait. "Perdre son bien. "Il perdit la Courone avec la vie: Il a perdu tous ses enfans. = 2°. Être privé de quelque avantage naturel ou moral. "Perdre la santé, la vie; les yeux, à force de lire, de pleurer. Perdre la raison, l'esprit, la mémoire. Perdre la grâce de Dieu; l'amitié, l'estime de quelqu'un. = 3°. Cesser d'avoir. "Les arbres ont perdu leurs feuilles. "Cette étofe a perdu son lustre. "J'ai perdu l'envie, l'espérance de, etc. Perdre l'usage, l'habitude. Perdre la bone opinion, l'amitié qu'on avait pour quelqu'un. = 4°. Manquer à profiter de.. Perdre le tems, ou son tems. Perdre l'ocasion, sa peine, ses soins, ses pâs. = 5°. Avoir du désavantage contre quelqu'un. Perdre une gageure, la partie, la bataille, son procês. = 6°. Ruiner, décréditer. "Cet homme vous perdra: c'est lui-même qui se perd. = 7°. Corrompre, débaucher. "Que de persones V... n'a~ t~-il pas perdûes par ses ouvrages licencieux? "Les mauvais livres, les mauvaises compagnies l'ont perdûe. = 8°. Gâter, endomager. "La nielle a perdu les blés, etc. Causer du domage. Il régit quelquefois l'ablatif. Perdre quelqu'un de réputation et d'honeur; mais cela ne s'étend pas à tout, et: vous m'avez perdu de bonheur et de repôs, est três-mal dit. = 9°. Se perdre, a diférens sens. = Faire naufrage, en parlant des vaisseaux et de ceux qui sont dedans. = S'évaporer, en parlant des liqueurs. = S'égarer, se fourvoyer. = Disparaître, en parlant d'une rivière. = Cesser d'être frayé, en parlant d'un chemin, etc.
   Rem. 1°. Fléchier voulait qu' on dît, perdé-je, et Vaugelas, perds-je; l'usage a décidé pour le dern. et cette décision est raisonable et suivant l'analogie. On ne peut même imaginer sur quoi Fléchier apuyait son opinion. = 2°. Perdre, au figuré, dans le sens de gâter, corrompre, régit quelquefois le datif, outre l'acusatif. "La conversation des nourrices et souvent des mères, achève de leur perdre, (aux enfans) entièrement l'esprit. Mallebr. "Elle acheva de lui perdre les moeurs. L'Abé de Fontenai. Mais, au propre, il ne se dit point en ce sens, des persones, comme sujet de la phrâse. * Il a perdu (fripé, gâté) tous ses habits, est un gasconisme. = 3°. Perdre, neut. régit quelquefois la prép. à devant les verbes: il perd à n'être pas conu; et la prép. de devant les noms: "Ceux-ci perdirent de plus en plus de leur crédit auprês de S. A. R. Anon. "L'Empire avoit perdu de sa puissance. = 4°. Se perdre, s'égarer, s'évanouïr, se dit au propre et au figuré. "Il s'est perdu dans les bois; des montagnes qui se perdent dans les nûes: il se perd dans ses vagues discours, ou en vagues discours. L'esprit s'y perd, en parlant des Mystères. Ils sont au-dessus de la portée de l'esprit humain.
   Loin de rien décider sur cet Etre suprême,
   Gardons en l'adorant un silence profond.
   Notre raison s'y perd, notre esprit s'y confond.
   Pour dire ce qu'il est, il faut être lui-même.
       La Visclède, de l'Acad. de Marseille.
Je m'y perds: cela me surprend, et je n'en puis trouver la caûse, ou bien, à travers tant de récits diférens, je ne puis démêler la vérité. = 5°. Perdre de vûe, employé au passif, a un air sauvage, et l'usage parait lui être contraire. On ne dit pas, ce me semble, je suis perdu de vûe, mais on dit, en se servant de l'actif: On m'a perdu de vûe. "L'insolence de Gaveston une fois perdûe de vûe, échaufa moins l'indignation générale. Hist. d'Angl. Le Traducteur devait dire, que cette insolence, dès qu'une fois on l'eut perdûe de vûe, échaufa moins, etc.
   PERDU, ÛE, partic. et adj. entre dans plusieurs expressions, et se dit des choses et des persones. — Puits perdu, dont le fond est de sâble, et où les eaux se perdent. = Pays perdu, désert, inhabité ou fort éloigné. = Tirer à coups perdus, ou à coup perdu, au hazard. = Mettre de l'argent à fonds perdu, à rentes viagères. = Se jeter à corps perdu sur quelqu'un, avec impétuosité. = À~ vos heures perdûes, adv. Quand vous serez de loisir. = Perdu, apliqué aux persones, signifie ordinairement corrompu, débauché; mais en ce sens, il se dit toujours avec le régime de quelque nom: perdu d'honeur, de débauches, de dettes. * Marivaux dit, perdu de vanité: les Gascons disent, je suis perdu de froid. — Bossuet dit, perdu tout seul, parlant de débauche: "l'Empire fut délivré du plus violent et du plus perdu de tous les hommes. Mais perdu, employé absolument et sans régime, n'a ce sens qu'en parlant des femmes: c'est une femme perdûe, ou substantivement, c'est une perdûe. Il signifie aûtre chose, quand on l'aplique aux hommes. C'est un homme perdu; c. à. d. un homme sans espoir, sans ressource. On dit, d'un homme qui a fait une faûte grave, qui a mérité la disgrace du Prince, ou qui s'est ruiné: c'est un homme perdu: il est perdu: il ne s'en retirera pas. MARIN. = Enfans perdus, se dit à la guerre, de ceux qu'on détache à la tête des troupes, pour essuyer le premier feu. On le dit au figuré, mais seulement dans le style simple, ou plaisant ou critique. "Je n'ai pas voulu entrer en lice avec des enfans perdus, qu'il (M. Newton) avoit détachés contre moi. Leibnitz. "En conséquence, vous avez risqué à la fin de la vie (de Clément XIV) ces enfans perdus (les 4 lettr.) Tart. Épist. — * Un Prédicateur disait à Dieu: * Seigneur, nous sommes des enfans perdus, n'achevez pas de nous perdre. — Cette expression est ridicule en cet endroit, à cause de l'allusion à la manière de parler triviale et consacrée à un aûtre sens, dont nous venons de parler.

Synonymes et Contraires

perdant

nom perdant
Personne qui perd.
Traductions

perdant

(pɛʀdɑ̃) masculin

perdante

(pɛʀdɑ̃t) féminin
nom
personne qui ne gagne pas être mauvais perdant

perdant


perdante

loser, underdog, losingלא יוצלח (ז), מפסידן (ז), נפסד (ת), מַפְסִידָן, נִפְסָדverliezerNiete, Verliererηττημένος, χαμένοςخَاسِرٌporaženýtaberperdedorhäviäjägubitnikperdente敗者잃은 사람tapernieudacznikperdedorпроигравший (игрок)förlorareผู้แพ้yenilmişngười thua cuộc输者
adjectif
qui ne gagne pas être perdant dans une affaire

perdant

[pɛʀdɑ̃, ɑ̃t]
nm/floser
le grand perdant → the big loser
adjlosing