perle


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perle

n.f. [ it. perla ]
1. Concrétion globuleuse, formée de nacre, que l'on trouve dans certains mollusques, et qui est utilisée en joaillerie : Les pêcheurs de perles d'Asie. Une perle de culture obtenue artificiellement
2. Petite boule percée d'un trou pour l'enfilage : Un collier de perles d'ambre, de cristal.
3. Goutte de liquide ronde et brillante : Des perles de sueur couvraient son front. Des perles de rosée.
4. Personne, chose remarquable, sans défaut : L'hôtesse d'accueil de cette agence est une perle modèle, trésor
5. (Employé en appos.) Qui est d'une certaine nuance de gris, proche du blanc mat : Des voitures gris perle.
6. Fam. Erreur ridicule dans les propos ou les écrits de qqn : Un site Internet qui présente les perles du baccalauréat.

PERLE

(pèr-l') s. f.
Globule d'un blanc argentin qui se forme dans certaines coquilles ; c'est dans le mollusque même, ou au moins sous son manteau, que se forment les perles par une surabondance de la matière nacrée destinée à revêtir l'intérieur de sa coquille. En vieillissant les perles jaunissent.
Un jour un coq détourna Une perle qu'il donna Au beau premier lapidaire : Je la crois fine, dit-il ; Mais le moindre grain de mil Ferait bien mieux mon affaire [LA FONT., Fabl. I, 20]
La perfection des perles, selon Pline, est lorsqu'elles sont d'une blancheur éclatante, grosses, rondes, polies et d'un grand poids, qualités qui se trouvent rarement réunies [ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. x, p. 546, dans POUGENS]
La perle est comme la nacre, dont elle ne diffère que par un tissu plus fin, un composé de matière gélatineuse et de carbonate de chaux [FOURCROY, Connaiss. chim. t. x, p. 336, dans POUGENS]
On recueille les perles les plus régulières dans l'avicule perlière, avicula margaritifera ; les plus belles nous viennent aujourd'hui de la mer des Indes, et particulièrement de l'île de Ceylan [DE LABORDE, Émaux, p. 437]
Perles baroques, voy. BAROQUE. Perle orientale, voy. ORIENTAL, n° 4. Fig. Jeter des perles devant les pourceaux, offrir à quelqu'un des choses dont il ne sent pas le prix ; faire à quelqu'un un compliment, une gracieuseté dont il ne sent pas la délicatesse. Cela est net comme une perle, se dit de quelque chose de très net. Perles fines, les véritables perles. Semence de perles, perles trop petites pour les compter, qui se vendent au poids et qu'on emploie en grande abondance dans la broderie.
Perles de compte, perles assez grosses pour être comptées, trop petites pour être estimées selon leur grosseur [DE LABORDE, Émaux, p. 438]
Gris de perle, couleur semblable à celle de la perle.
Nacre de perles, ou mère de perles, la substance intérieure de la coquille des moules à perles. Loupes de perle, croissances en forme de demi-perles, qui s'élèvent dans l'intérieur des nacres, et que les joailliers scient adroitement pour les mettre en œuvre.
Perles fausses, imitation des vraies perles ; il y en a de deux sortes : les unes en boules de verre creux, remplies d'essence d'Orient ; les autres composées d'une substance pleine, sorte de cristal coloré.
Le plus ingénieux usage auquel sont consacrées les écailles de poissons, est celui qui a pour objet la fabrication des perles artificielles [FOURCROY, Connais. chim. t, x, p. 330, dans POUGENS]
Essence de perles, essence d'Orient, voy. ESSENCE, n° 11.
Perles d'or, d'acier, cuivre doré, ou acier travaillé en forme de perles de diverses grandeurs qui servent à de jolis ouvrages tels que sacs, bourses, calottes, etc. Une bourse en perles. Perles de verre de toutes couleurs, mates et transparentes, qui s'emploient aux mêmes ouvrages et avec lesquelles les enfants s'amusent. Cette petite fille enfile des perles pour faire un collier à sa poupée. Fig. et familièrement. Je ne suis pas ici pour enfiler des perles, c'est-à-dire pour perdre mon temps, ou l'employer à des choses de peu d'importance. Perles défilées, perles enfilées qui ont quitté leur fil.
Les disgrâces souvent sont du ciel révélées ; J'ai songé, cette nuit, de perles défilées Et d'œufs cassés.... [MOL., Dépit, v, 7]
Perles de Rome, petits grains d'albâtre plongés dans une pâte de nacre. Perles de Venise, émaux teints en rouge, qu'on exporte surtout en Afrique.
Fig. Ce qu'il y a de mieux dans son genre.
Mais quoi, c'est un chef-d'œuvre où tout mérite abonde, Un miracle du ciel, une perle du monde [MALH., VI, 25]
Je vais vous montrer la perle des manuscrits [LE SAGE, Diable boit. ch. X]
Ces amis font de vous la perle des neveux [DESTOUCH., Dissipat. IV, 4]
Qu'est devenue Mlle Cunégonde, la perle des filles, le chef-d'œuvre de la nature ? [VOLT., Candide, 4]
Ce marquis [Tacconi] vaut de l'or, c'est la perle des hommes [P. L. COUR., Lett. I, 204]
Isocrate, la plus nette perle du langage attique [ID., ib. 18 oct. 1808]
Écoutons la légende de saint Léonor, l'une des perles les plus fines du précieux écrin de la tradition celtique [MONTALEMBERT, Moines d'Occid. t. II, p. 389]
Fig. Nom donné aux gouttes de liquide, et, particulièrement, aux gouttes de rosée qui sont sur la pointe des herbes.
L'aube.... sème sur les monts les perles de l'aurore [LAMART., Méd. I, 16]
Faire la perle, se dit de l'eau-de-vie, lorsqu'elle se couvre de bulles, après qu'on l'a agitée.
Fig. De belles dents. Sa bouche est garnie d'un double rang de perles.
Se dit des cadences de la flûte, quand chaque son est plein et qu'il a une sorte de rondeur et de netteté, comme les perles. Se dit aussi de certaines notes de chant détachées.
10° Grain de plomb passé dans un fil, qui sert à divers instruments de mathématique et à guider l'œil quand on tire de l'arbalète.
11° Terme d'imprimerie. Le plus petit caractère.
12° Terme d'architecture. Suite de petits grains ronds qu'on taille dans les moulures appelées baguettes.
13° Terme de tapissier. Petite boule de bois, dite aussi coulant, couverte de soie ou de laine, dans laquelle passent les fils d'une frange à quadrille ou autre. Petit globe d'émail percé, dont se sert le fabricant de gaze.
14° Un des noms vulgaires de l'albugo ou tache blanche de la cornée.
15° Genre d'insectes nevroptères. Espèce de coquille univalve.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Des merciers : nus ne nulle du dit mestier.... ne puet metre aucunes finnes pelles fausses, pelles blanches ne dorées, s'elles ne sont d'argent ; car telles euvres sont fausses [DE LABORDE, Émaux, p. 438]
  • XIVe s.
    [on fist] Li chainture de perles à carnieres fremer [, Baud. de Seb. v, 776]
  • XVIe s.
    Seulement quant je veux toucher le loz de celle Qui est de nostre siecle et la perle et la fleur [DU BELLAY, VI, 64, recto.]
    Il est net comme une perle [DESPER., Contes, LXVI]
    La rose blanchit tout autour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du poinct du jour [RONS., 512]
    Fenouil, perles preparées, canelle [PARÉ, XXI, 2]
    Ce n'est pour enfiler des perles, Ce n'est pas pour chasser aux merles, Qu'on voit ce martial arroy [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, 177]
    Encore disons-nous en commun proverbe d'un homme illustre ou d'une chose belle par excellence : c'est une perle [BOUCHET, Serées, III, p. 217, dans LACURNE]
    Un grand baril de serpentin, garny d'argent doré, avec de petites perles de barocques et des roses de petits saphirs [DE LABORDE, Émaux, p. 437]
    À Jehan Rousseley, marchand florentin, pour son paiement d'une bien grosse perle pucelle et non percée que le roy a achapté de luy [ID., ib. p. 438]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, piel ; prov. esp. et ital. perla ; portug. perola ; anc. haut-allem. perala, berala ; angl. pearl ; bas-lat. perulus, et aussi perna. Origine très incertaine. 1° On l'a tiré du latin perna, pinne marine, sorte de coquillage, par le changement d'n en l ; il est certain qu'il y a des textes du XIIIe siècle où perna signifie perle, et que dans les dialectes napolitain et sicilien perna a ce même sens. 2° Du latin pirum, poire, par une assimilation, à cause des formes perulus en bas-latin, et perola en portugais ; Diez cite aussi le vénitien porolo, pendant d'oreille. 3° Du latin sphaerula, petite boule ; mais les formes des deux mots sont bien éloignées l'une de l'autre. 4° Du latin pilula, globule, avec permutation de l'l en r, permutation qui se trouve en effet dans le vénitien, et le véronais pirola pour pilula. 5° De l'anc. haut-allem. perala ou berala, que Grimm rattache au grec, bérylle. Diez regarde comme plus probable, ou perula, petite poire, ou pilula, globule.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    PERLE. Ajoutez :
    16°
    Perles mortes, perles qu'on pêche dans les parages de l'Écosse et qui ressemblent à des yeux de poisson, [CH. BLANC, l'Art dans la parure, p. 319]

perle

PERLE. n. f. Globule ordinairement d'un blanc argentin, à reflets irisés, qui se forme dans certaines coquilles par une extravasation de la substance appelée Nacre. Perle ronde. Perle en poire. Perle plate. Perle baroque. Des perles d'un bel orient. Un collier, un fil, un bracelet, une parure de perles. Enfiler des perles. La pêche des perles.

Gris perle, Couleur approchant de celle des perles. Des bas de soie gris perle.

Perles fines, Les véritables perles. Perles fausses, Les perles d'imitation.

Perles de culture, Perles dont la formation a été provoquée par l'introduction d'un corps étranger dans la coquille de l'huître.

Perles noires, Perles de couleur foncée.

Semence de perles, Les plus petites perles qui se trouvent dans les huîtres perlières.

Fig., Ses dents sont de véritables perles.

Prov. et fig., Jeter des perles devant les pourceaux, Montrer, présenter à quelqu'un des choses dont il est incapable de comprendre le prix; Lui dire quelque chose dont il ne sent pas la délicatesse, la finesse.

PERLE désigne, par extension, de Petites boules de verre, d'émail, de métal, qui sont percées d'un trou et dont on se sert pour faire divers ornements. Une couronne mortuaire en perles.

Prov. et fig., Nous ne sommes pas ici pour enfiler des perles, Nous ne sommes pas ici pour nous amuser à des bagatelles, pour perdre le temps; il faut nous occuper sérieusement.

PERLES, au pluriel, se dit encore des Gouttes d'un liquide, et particulièrement des Gouttes de rosée suspendues à la pointe des herbes.

Il se dit aussi des Globules qui contiennent des préparations pharmaceutiques. Perles d'éther.

Il désigne, en termes d'Architecture, de Petits grains ronds qu'on taille dans les moulures appelées Baguettes.

PERLE se dit figurément et familièrement de Ce qu'il y a de mieux dans son genre. C'est la perle des hommes, des femmes, C'est un homme, une femme des plus estimables, des plus aimables qu'on connaisse. Cette femme de chambre est une perle, Elle est parfaite.

C'est une perle se dit ironiquement d'un Mot, d'une réflexion particulièrement fâcheuse ou ridicule. Il a laissé échapper quelques perles dans son discours. Il est familier.

perlé

PERLÉ, ÉE. adj. Qui est orné de perles. Dans ce sens, il n'est guère usité qu'en termes de Blason. Croix perlée. La couronne de comte est perlée.

Il signifie aussi Qui est en forme de perle.

Orge perlé, Grains d'orge dépouillés de leur enveloppe et arrondis par la meule.

Sucre perlé, Sucre auquel les confiseurs ont donné le second degré de cuisson.

PERLÉ signifie, figurément, Qui a les qualités de perfection, de netteté de la perle. Un travail perlé.

Fig. et fam., C'est un ouvrage perlé, se dit d'un Ouvrage de couture ou de broderie, dont les points sont très réguliers, qui est parfaitement bien fait.

PERLÉ se dit figurément, en termes de Musique pour qualifier une Exécution légère et nette, dont les notes se détachent comme une suite de perles. Un jeu perlé.

perle

Perle, f. penac. Est ceste eauë coagulée et endurcie comme en pierre dans l'huistre apres qu'elle s'est abbreuvée de la rosée du poinct du jour: ores claire et luisant qu'on dit de belle eauë; et ores lousche, et de mauvais lustre, quand elle a humé le brouillard parmi. Ces huystres apres estre tirées du fonds de la mer en la maniere que Antoine Tenrreyro Portugais le descrit au cinquanteneufiesme de son routier par terre despuis l'Inde jusques en Portugal, estans mises au rayon du Soleil sur un linseul, vuydent leurs perles. Les plus belles viennent des isles du gouffre de Perse, mesmes de la plus grande d'icelles, appelée Barem, où la pesche de telles huystres est ordinaire és mois de Juin, Juillet, Aoust, Vnio, margarita, et margaritum.

Perle de compte, est appelée celle qui est exquise en grandeur et beauté, pour la cause de celles qu'on dit semence de perle, qui se vendent à l'once pesées ensemble, combien que les grosses se vendent aussi au poids du carat, Jehan le Maire és illustrations de Gaule; Le dernier pris estoit pour le behourd des enfans d'honneur, dont le mieux faisant avoit un riche chappeau de perles de compte. Le Portugais, comme fait iceluy Tenrreyro, appelle Perolas les perles, dont par syncope peut estre venu ce mot Perle, combien qu'il l'appelle aussi aliofre, ainsi que le Castillan aliofar, penac.

Une sorte de perle en forme de poire, Elenchus.

Ceste perle est faite en poire, In orbem desinit hic vnio.

Une perle qui a belle eauë, Vnio exaluminatus.

Qui vend perles, Margaritarius.

Orné de perles, Baccatus.

¶ La perle ou le paragon des advocas, Roscius causidicorum, Patronorum et causidicorum Tullius, B.

perle


PERLE, s. f. PERLÉ, ÉE, adj. [1re ê ouv. 2e e muet au 1er, é fer. aux deux aûtres.] Perle, est une substance dûre, blanche et ordinairement ronde, qui se forme dans le coquillage apelé nacre de perle et dans d'autres coquillages. "Collier, bracelet, garnitûre de perles. = On apèle perles fines les véritables perles; et perles faûsses des perles contrefaites. — Gris de perle, gris aprochant de la couleur des perles. = On dit en style familier, c'est la perle des hommes, le meilleur homme du monde, le plus estimable, ou le plus aimable.
   Sa gravité, ses gestes, son visage,
   Tout marque en lui la perle des Catons.
       Rouss.
En style proverbial, enfiler des perles, c'est ne rien faire; baguenauder: "Je ne suis pas venu pour enfiler des perles. = Jeter des perles devant les pourceaux, montrer de belles chôses à des gens sans conaissance et sans goût. Cette expression est tirée de l'Évangile.
   PERLÉ, ÉE, se dit en divers sens. — En termes de Blason, courone perlée, croix perlée, ornée de perles. = Julep perlé dans la composition duquel il entre de la semence de perles. = Bouillon perlé, bien fait, et au dessus duquel paraissent des ronds, qui ressemblent à des perles. = En musique, jeu perlé, cadence perlée, jeu brillant, cadence brillante.

Synonymes et Contraires

perle

nom féminin perle
1.  Personne, chose remarquable.
2.  Familier. Erreur grossière.
Traductions

perle

Perlebead, pearl, howlerkraal, parel, druppel, stommiteitמרגלית (נ), פנינה (נ), צימוק (ז)kraalperlaperleχάντρα, μαργαριτάρι, πέρλαbido, perlocuenta, perla, abalorio, granohelmimutiara진주, 구슬baca, margaritaperleperła, koralikpérola, conta, contasбусина, жемчужинаpärla, glaspärlaboncuk, inciperla, perlina, perlatoخَرَزَة, لُؤلُؤةٌkorálek, perlabiser, kuglicaビーズ, 真珠ไข่มุก, ลูกปัดhạt, ngọc trai珍珠, 珠子Перла (pɛʀl)
nom féminin
1. petite boule en nacre un collier de perles
2. petite boule percée enfiler des perles

perle

[pɛʀl] nf
(en nacre)pearl
un collier de perles → a pearl necklace
[plastique, verre, bois] → bead
des perles de verre → glass beads
[sueur] → bead
des perles de rosée → dew drops
(fig) (= personne, chose) → gem
la perle rare → that special someone, that special something
dénicher la perle rare → to find that special someone, to find that special something
(= erreur) → howler >