persécutant

persécutant

PERSÉCUTANT, ANTE. adj. Qui se rend incommode par ses importunités. C'est l'homme du monde le plus persécutant. Vous êtes bien persécutant. C'est une femme fort persécutante. Il a des créanciers fort persécutants.

persécutant


PERSÉCUTANT, ANTE, adj. PERSÉCUTER, v. act. PERSÉCUTEUR, TRICE, s. m. et fém. PERSÉCUTION, s. f. [Pêr-sékutan, tante, , teur, trice, cion: 1re ê ouv. 2e é fer. 4e lon. aux deux premiers, é fermé au 3e.] Persécuter, c'est proprement vexer, inquiéter par des poursuites injustes et violentes. "Les Empéreurs païens ont presque tous persécuté les chrétiens. = Par exagération, importuner, presser avec importunité. "Les créanciers le persécutent, depuis long-tems. Depuis six mois, il me persécute pour m' arracher ce consentement. = Persécution a ces deux significations. Poursuite injuste et violente. "Les persécutions ont acru le christianisme au lieu de le détruire. = Il régit de devant les noms des persécuteurs fameux. La persécution de Néron, de Dioclétien. = Importunité continuelle et fatigante. "Je ne puis me défaire de ses persécutions. = Persécuteur se prend aussi dans les deux acceptions. — Qui persécute: "Néron a été un des plus grands persécuteurs des chrétiens. "Persécuteur de l'inocence, persécutrice des gens de bien. = Persécuteur fâcheux; homme importun et incomode. "Il ne me quite point: c'est mon persécuteur. St. famil. = Persécutant n' a que ce dernier sens: "C'est l'homme du monde le plus persécutant; c'est une femme bien persécutante.
   Rem. 1°. Plusieurs prononcent perzécuter, etc. Cette prononciation est contre l'usage et la Gramaire: l's n'a le son du z que lorsqu'elle est entre deux voyèles. = 2°. L'Ab. d'Olivet avait critiqué ce vers de Racine.
   Oui, les grecs sur le fils persécutent le père.
       Androm.
Son Fils répond qu'il était aisé de mettre dans le fils, que l'expression serait plus exacte et le vers moins beau. Il n'est pas trop certain que sur fasse beauté plutôt que dans; mais du moins la remarque Gramaticale est juste; et en prôse on ne doit pas dire persécuter un père sur un fils. = 3°. Le même Poète, dans un aûtre endroit, fait régir à ce verbe l'ablatif.
   Cette persévérance.
   Dont le sort s'atachoit à les persécuter.
       Bérénice.
Crébillon a dit aussi:
Toujours persécuté d'un souvenir afreux.
Les Poètes aiment les ablatifs, parce qu'ils les troûvent comodes. En prôse, on dirait: cette persévérance, avec laquelle le sort s'atachait à les persécuter. "Toujours persécuté par un afreux souvenir. = 4°. Persécution, avec le régime de la prép. de a un sens actif et non pas passif: il se dit de celui qui persécute~, et non pas de ceux qui sont persécutés. On dit, la persécution de Néron, et non pas, la persécution des chrétiens sous Néron. Le Traducteur de l'Hist. d'Angl. (Mde B...) s'est donc mal exprimé quand il a dit: "Une des caûses principales de la persécution violente du Duc de Clarence fut une prédiction, etc. Il falait dire, de la persécution qu'on fit au Duc, etc. ou que le Duc essuya, etc. = 5°. Persécutrice est un mot dur à prononcer, comme tous les noms en trice. BOSSUET l' a employé. Rome (païène) persécutrice des saints. "Les sectes persécutrices. Bayle, cité par d'Avrigny. "Les lois persécutrices d'Élisabeth. Hist. des Tud. M. Fréron s'est aussi servi de ce mot.