pertuis

pertuis

n.m. [ de l'anc. fr. pertucer, percer ]
Sur les côtes de l'ouest de la France, détroit entre une île et le continent, entre deux îles ; dans le Jura, passage d'un versant à l'autre.

PERTUIS

(pèr-tuî ; l's se lie au pluriel : des pèrtuî-z étroits) s. m.
Trou, vide qu'on fait en perçant, forant.
Dans le pertuis mettant un long cornet [LA FONT., Herm.]
Trou d'une filière. Terme de serrurier. L'ouverture qui est au panneton d'une clef.
Trou par où se perd l'eau d'un bassin, d'une fontaine, d'un réservoir.
Ouverture pratiquée à une digue pour le passage des bateaux. Ouverture par laquelle l'eau passe d'une écluse dans un coursier, pour faire mouvoir une roue.
Terme de géographie. Détroit resserré entre une île et la terre ferme, ou entre deux îles. Le pertuis de Maumusson. Dans le Jura, passage d'un versant à l'autre.
Nom donné sur la Seine aux rapides.
Au passage des pertuis (c'est ainsi qu'on appelle sur la Seine les rapides formés par les hauts-fonds), la navigation était quelquefois arrêtée pendant des jours entiers [E. GRANGEZ, Voies navigables de France, p. 627]
Nom donné, dans une rivière navigable par éclusées, à un endroit resserré où l'on établit le barrage mobile de planches pour retenir l'eau.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    De tote vertut fait à guarnir li entreie del cuer, ke li aguaitant anemi ne la trespercent parmi lo pertuihs de le neglicie pense [pensée négligée] [, Job, p. 444]
  • XIIIe s.
    Moult a soris povre secors, Qui n'a c'ung partuis à refuge [, Ren. 13354]
    Levés tost sus, et si bouchiés Tous les partuis de ceste haie [, ib. 3703]
  • XVIe s.
    Le premier bonjour qu'eut son maistre, fut que son hilairet avoit fait un pertuis en l'eau [un trou à la lune], et au deçu de chacun avoit gagné pays [YVER, 643]
    Les pores et petits pertuis invisibles de tout le corps [PARÉ, XI, 15]
    À tel pertuis telle cheville [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, pertuis, chas d'une aiguille ; Berry, partus, pertus ; bourguig. polu ; provenç. pertus, pertuis ; ital. pertuso, pertugio ; du lat. pertusus, participe de pertundere, percer, de per, et tundere, battre.

pertuis

PERTUIS. n. m. Trou, ouverture. Il se dit plus particulièrement des Ouvertures pratiquées à une digue pour le passage des bateaux, ou de celles par lesquelles l'eau passe d'une écluse dans un coursier pour faire mouvoir une roue.

PERTUIS, en termes de Géographie, se dit de Certains détroits resserrés entre une île et la terre ferme, ou entre deux îles. Le pertuis de Maumusson. Le pertuis d'Antioche.

pertuis

Un Pertuis, Foramen. Il vient de Pertusus, Pertundere, Percer, Pertuiser, Troüer, Pertusus. Percé, Pertuisé, hinc etiam Pertuisane, Hasta velitaris, Tragula facile enim pertundit,

pertuis


PERTUIS, s. m. [Pêr-tui; 1re ê ouv.] 1°. Trou, ouvertûre pratiquée en certaines rivières, pour laisser passer les bateaux. = 2°. Passage étroit dans des montagnes = 3°. En Geographie, détroit entre une île et la terre-ferme.