perturbateur, trice

PERTURBATEUR, TRICE

(pèr-tur-ba-teur, tri-s') s. m. et f.
Celui, celle qui cause du trouble. Ennemi de l'autorité, de la justice, du repos et de la réputation de Sa Majesté, perturbateur du bien public... le Pacifique ou l'antisoldat (brochure publiée vers 1600).
Il valait cent fois mieux être le protecteur de la philosophie que le perturbateur de l'Europe [il s'agit du roi de Prusse] [VOLT., Lett. d'Alembert, 25 avr. 1760]
Pourriez-vous nous trouver de ces perturbateurs Du repos du parterre et des pauvres auteurs, Contre les nouveautés signalant leurs prouesses, Et se faisant un jeu de la chute des pièces ? [PIR., Métrom. IV, 10]
Je me dois d'autant plus cette justice que j'ai été dénoncé comme perturbateur de la paix, c'est-à-dire comme perturbateur des abus [MIRABEAU, Collection, t. I, p. 53]
La déclaration que Napoléon, s'étant constitué ennemi et perturbateur du repos public, n'était plus sous la protection d'aucun traité ni d'aucune loi [VILLEMAIN, Souv. contemp. les Cent-Jours, ch. 3]
Adj. Qui trouble.
Le fanatisme de religion et l'esprit de conquête, ces deux causes perturbatrices du globe, ne sont plus ce qu'elles étaient [RAYNAL, Hist. phil. VI, 1]
Terme de mécanique. Force perturbatrice, force qui trouble la régularité des mouvements.
Les variations auxquelles peut être sujet le grand axe d'une planète par les forces perturbatrices provenant de l'action des autres planètes [LAGRANGE, Instit. Mém. scienc. 1808, p. 6]
Méthode ou médecine perturbatrice, méthode de traitement consistant dans l'emploi de moyens actifs qui tendent à troubler et à abréger la marche des maladies.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Coulpables de leze-majesté et perturbateurs du repos public de ce royaume [CONDÉ, Mémoires, p. 646]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. perturbatorem, de perturbare, de per, et turbare, troubler.