phébé


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PHÉBÉ1

(fé-bé) s. f.
Nom de la sœur de Phébus, Diane ou la lune.
Le soleil va porter le jour à d'autres mondes ; à l'horizon désert Phébé monte sans bruit [LAMART., Méd. II, 2]

ÉTYMOLOGIE

  • En grec, (voy. PHÉBUS).

PHÉBÉ2

(fé-bé) s. m.
Détails circonstanciés avec une sorte d'emphase (mot vieilli, répondant à phébus).
Et les encore, enfin tout le phébé [LA FONT., Comment l'esprit.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ils furent si bien battus qu'il ne falloit point dire Phoebe domine ; car ils sçavoient bien pour qui c'estoit [BOUCHET, Serées, liv. III, p. 278, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. Phoebe, vocatif de Phoebus, comme on le voit par Bouchet.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. PHÉBÉ, s. m. - ÉTYM. Ajoutez : Ce mot vieilli, que La Fontaine a employé, j'avais cru pouvoir l'appuyer et l'expliquer par Phoebe domine, qui se trouve dans une phrase de Bouchet citée à l'historique. Mais M. Petilleau m'apprend qu'on ne peut y appuyer aucune explication, attendu que la leçon est fausse, sans doute par erreur typographique, et qu'il faut lire fabae domine. En Touraine (Bouchet était Tourangeau), quand on tire les Rois, le maître de la maison, après avoir divisé, comme partout, le gâteau en autant de parts qu'il y a de personnes, fait mettre un enfant sous la table ; l'enfant dit : fabae, domine (des fèves, monsieur). Le maître de la maison, qui a une tranche de gâteau à la main, dit : pour qui ? l'enfant répond pour telle personne. Au reste le partage du gâteau des Rois ne diffère en Touraine de ce qu'il est ailleurs que par cette adjonction de fabae, domine. Ce qui montre bien que dans le passage de Bouchet il faut lire fabae et non phoebe, c'est ce qu'il ajoute : ils sçavoient bien pour qui c'estoit. Quant au phébé de La Fontaine, ce semble une forme francisée de phébus.