philomèle

PHILOMÈLE

(fi-lo-mè-l') s. f.
Terme de mythologie. Sœur de Procné ; les deux sœurs furent changées, Philomèle en rossignol et Procné en hirondelle.
Se dit poétiquement pour le rossignol.
Des forêts où chante en tout temps Philomèle, honneur des bocages, De qui le règne, en nos ombrages, Naît et meurt avec le printemps [LA FONT., Psyché, I, p. 47]
Telle sur un rameau, durant la nuit obscure, Philomèle plaintive attendrit la nature [DELILLE, Géorg. IV]
Mais pourquoi chantais-tu ? Demande à Philomèle Pourquoi, durant les nuits, sa douce voix se mêle Au doux bruit du ruisseau sous l'ombrage roulant [LAMART., Méd. II, 5]
Par extension.
Si l'océan a sa flore, il a aussi sa Philomèle : lorsqu'au coucher du soleil le courlis siffle sur la pointe d'un rocher, et que le bruit sourd des vagues l'accompagne, c'est une des harmonies les plus plaintives qu'on puisse entendre [CHATEAUB., Génie, I, V, 8]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. Philomela, du grec, chant.

philomèle

PHILOMÈLE. n. f. Mot emprunté de la Mythologie et qui est un synonyme poétique de Rossignol. La chanson de Philomèle.