piédestal

piédestal

n.m. [ it. piedestallo ] [piédestaux].
Support d'une colonne, d'une statue, d'un vase décoratif, composé d'une base, d'un corps de forme cubique et d'une corniche socle
Descendre ou tomber de son piédestal,
perdre tout son prestige.
Mettre qqn sur un piédestal,
l'idéaliser, le considérer comme supérieur aux autres le porter au pinacle

piédestal

(pjedɛstal)
nom masculin pluriel piédestaux (pjedɛsto)
1. socle surélevé d'une statue, d'un objet décoratif le piédestal d'une statue
2. figuré admirer, accorder beaucoup d'importance à qqn Elle met son professeur sur un piédestal.
3. figuré perdre son importance, son prestige une icône qui tombe de son piédestal

PIÉDESTAL

(pié-dè-stal) s. m.
Support, avec base et corniche, d'une statue, d'une colonne, d'un vase, etc.
Une statue est faite pour être vue de loin ; on lui donnera un piédestal : il faut qu'un piédestal soit solide [DIDER., Lett. sur les sourds et muets.]
Piédestal orné, celui dont les côtés sont enrichis de bas-reliefs, d'incrustations, etc. Piédestal composé, piédestal d'une forme de fantaisie. Piédestal double, piédestal qui porte deux colonnes. Piédestal continu, le soubassement d'une file de colonnes avec base et corniche.
Se dit aussi d'un assemblage de menuiserie servant au même usage.
Fig. Ce qui sert comme de support, comme de rehaussement.
Tel vécut sur un piédestal, Qui n'aura jamais de statue [BÉRANG., Couplet.]

REMARQUE

  • Vaugelas nous apprend que l'usage variait au pluriel, les uns disant les piédestals, et les autres les piédestaux ; aujourd'hui on ne dit plus que piédestaux.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    La dite viz [escalier] garnye de piedz-d'estrailz, accoudouer, basse, chappitaux. [, Bibl. des chartes, 4e série, t. III, p. 63]
  • XVIe s.
    Aux piedestals qui estoient peints comme de jaspe [D'AUB., Hist. II, 104]

ÉTYMOLOGIE

  • Pied, de, et l'ancien français estal, soutien, support (voy. ÉTAL) ; ital. piedestallo.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • PIÉDESTAL. - REM. Ajoutez : 2. On a dit aussi piédestail :
    Virole posée sur le piédestail, [, Huetiana, p. 58]

piédestal

PIÉDESTAL. n. m. T. d'Architecture et de Sculpture. Support isolé avec base et corniche, qui soutient une statue, une colonne, un candélabre, etc. La base, la corniche, le dé d'un piédestal. Piédestal toscan, dorique, ionique, corinthien, composite. Ces deux piédestaux ne sont pas sur la même ligne. Le piédestal d'une statue, d'un buste, d'un obélisque, d'un vase. Cela sert de piédestal.

Piédestal continu, Le soubassement d'une file de colonnes avec base et corniche.

PIÉDESTAL désigne figurément Ce qui sert à hausser quelqu'un, à le faire paraître. Mettre quelqu'un sur un piédestal, Lui vouer, lui témoigner une grande admiration.

piedestal

Piedestal, ou Fondement de colonne, que aucuns appellent Patin ou Patte, sur quoy est assise la base, Stylobates, vel stylobata, Stereobates, vel stereobata.

piédestal


PIÉDESTAL, PIED-DROIT, PIÉDOUCHE, s. m. [1re é fer. dans les trois: 2e è moy. au 1er.] Ce sont trois termes d'Architectûre: le premier se dit d'une bâse longue sur laquelle on met une colonne, ou une statûe, etc. le second de la partie du jambage d'une porte ou d'une fenêtre, qui comprend le chambranle, le tableau, la feuillûre, l'embrasûre et l'écoinçon; le troisième d'une petite bâse longue ou cârrée en adoucissement, qui sert à porter un buste, ou quelque petite figûre en ronde bôsse.
   Rem. 1°. On doit écrire piédestal en un seul mot, sans tiret et sans apostrophe aprês le d. L. T. Anciènement on a écrit piédestail. ID. — Présentement on dit piédestaux, et non pas piédestals, au pluriel. Th. Corn. = 2°. Comme on écrit piédestal et piédouche avec un seul d, il semble qu'on devrait écrire de même piédroit.

Traductions

piédestal

pedestal

piédestal

voetstuk, sokkel

piédestal

piedestal

piédestal

piedestal

piédestal

ฐาน

piédestal

[piédestaux] (pl) [pjedɛstal, o] nmpedestal