pinte

pinte

n.f. [ du lat. pinctus, pourvu d'une marque, de pingere, peindre ]
1. Unité de mesure anglo-saxonne de capacité, valant 0,568 litre en Grande-Bretagne et 0,47 litre aux États-Unis.
2. Anc. Mesure française de capacité pour les liquides, qui valait 0,93 litre à Paris ; récipient de cette capacité.
3. Fam. Au Québec, litre : Une pinte de lait.
4. En Suisse, débit de boissons.
Se faire ou se payer une pinte de bon sang,
Fam. se laisser aller à une franche gaieté.

pinte

(pɛ̃t)
nom féminin
mesure de capacité valant environ un demi-litre une pinte de bière

PINTE

(pin-t') s. f.
Ancienne mesure pour le vin et les autres liquides. La pinte de Paris valait un peu moins que le litre, c'est-à-dire 0l,931.
.... de se servir [en Normandie] de la pinte mesure de Paris, du pot contenant deux pintes, de la chopine qui est la moitié de la pinte, et demi septier qui en est le quart, étalonné sur les matrices qui seront déposées aux greffes des hôtels des villes de Rouen, Caen et Alençon, [, Lett. pat. juill. 1680]
Ce que vous me demandez [l'uniformité de la loi] est aussi impossible que de n'avoir qu'un poids et qu'une mesure ; comment voulez-vous que la loi soit pour tous la même, quand la pinte ne l'est pas ? [VOLT., Dial. 2]
Vendre à pot et à pinte, vendre en détail du vin et autres liqueurs.
Il faudrait toujours distinguer ce qui serait bu au cabaret, de ce qui serait livré au dehors à pot et à pinte, qui doit être exempt de cet impôt [VAUBAN, Dîme, p. 115]
Il a mis pinte sur chopine, il s'est enivré. Familièrement. Haut comme une pinte, de très petite taille.
C'est une philosophe [la duchesse de Choiseul] pas plus haute qu'une pinte, et dont l'esprit me paraît furieusement au-dessus de sa taille [VOLT., Lett. d'Argental, 16 mai 1770]
Ce qu'elle contient.
Tu me fais songer qu'il m'attend pour une petite affaire ; je vais lui payer pinte [DANCOURT, Vendanges, sc. 2]
Boire pinte, s'enivrer.
Mlle Dumesnil [une actrice] boit-elle toujours pinte ? en perd-elle sa santé et son talent ? [VOLT., Lett. d'Argental, 27 oct. 1750]
Je voudrais qu'il m'en eût coûté une pinte de mon sang... se dit pour exprimer quelque désir ou quelque extrême chagrin d'une chose. Fig. Faire une pinte de mauvais sang, éprouver de très vives contrariétés.
Si vous saviez toutes les pintes de mauvais sang que j'ai fait depuis quinze jours ! [GENLIS, Théât. d'éduc, la Rosière, I, 2]
On dit dans le sens contraire : se faire une pinte de bon sang.
La Grand'Pinte, partie de la banlieue de Paris dont les cabarets étaient autrefois très fréquentés.

PROVERBE

    Il n'y a que la première pinte chère, c'est-à-dire en toute chose il n'y a que le commencement qui donne de la peine.
Voilà la première pinte ; il n'y a que celle-là de chère [il s'agit d'une copie d'un portrait de Mme de Grignan, faite malgré Mme de Sévigné] [SÉV., 4 août 1677]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Une petite pinte d'argent [DE LABORDE, Émaux, p. 449]
  • XVe s.
    Une pinte droite [de bonne mesure] [DU CANGE, pinte.]

ÉTYMOLOGIE

  • Angl. pint ; anglo-sax. pynt ; allem. Pinte ; bas-lat. pinta ; esp. pinta, marque et aussi pinte, par l'analogie entre une marque et une mesure, de pingere, peindre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    PINTE. Ajoutez :
    Dans le canton de Vaud, nom des petits cabarets de village.

pinte

PINTE. n. f. Mesure dont on se servait pour mesurer le vin et autres liquides au détail, et qui était de différente grandeur selon les différents lieux. La pinte de Paris contenait un peu moins que le litre. Une pinte d'étain. Pinte, mesure de Saint-Denis. Pinte à la grande mesure.

Il se dit aussi de la Quantité de liquide contenue dans une pinte. Une pinte de vin.

Fig., Je voudrais qu'il m'en eût coûté une pinte de mon sang, et que cela fût arrivé ou que cela ne fût pas arrivé, se dit Pour marquer un extrême désir ou un extrême chagrin de quelque chose. Il est vieux.

Fig. et fam., Se faire une pinte de bon sang, Éprouver un vif contentement, bien s'amuser.

pinte

Pinte, f. penac. Est une espece de mesure de vin vendu à pot, dont les deux cens quatre vingts et huit font le muyd au fust et jaulge de Paris, et contient deux chopines, et n'est seulement mesure de liquides, comme vin, eauë, et huyle: ains aussi d'aucunes arides, ainsi on dit une pinte de febves. Aucuns estiment que ce mot vienne de cestuy Grec, pinô, qui signifie boire. L'opinion desquels est favorisée de ce qu'on appelle un homme Pinton, qui est grand beuveur. Les autres le tirent de cet autre Grec pitunê, qui signifie un vase de terre à mettre vin, enduict de poix par syncope de y, et transposition de la lettre n, mais ne les uns ne les autres n'ont gueres grande raison, estant pitunê de la façon de ce grand vase de tere que l'Italien par mot corrompu appelle Vettina, auquel à Rome on met l'eauë du Tibre. Ou de la sorte d'un presques pareil vase de terre enduit le plus souvent de fine poix par le dedans où les Espagnols gardent le vin, et le nomment Tinaja. voyez Muyd. Pinte aussi est un mot plus general, et se prend pour tout menu vaisseau d'estain servant à mettre vin.

pinte


PINTE, s. f. PINTER, v. n. [Pein-te, : 1re lon. 2e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Pinte, est 1°. une mesure des liquides qui est de diférente grandeur selon les diférens lieux. "La pinte de Paris contient 48 pouces cubes. Vendre à pot et à pinte. = 2°. La quantité de liqueur, que contient une pinte. "Boire, payer pinte. = Le proverbe dit: il n'y a que la première pinte qui coûte; dans chaque afaire, il n'y a que le comencement, qui fasse de la peine. = Pinter, est un terme populaire. Boire en débauche: "Il ne fait que pinter: il n'aime qu'à pinter.

Traductions

pinte

pint, quart

pinte

pint

pinte

Pint, Pinte

pinte

pajnto

pinte

pinta

pinte

pinta

pinte

pint

pinte

pinta

pinte

0.568 litraa

pinte

pinta

pinte

パイント

pinte

파인트

pinte

pint

pinte

หน่วยวัดความจุของเหลวที่มีค่าเท่ากับครึ่งควอร์ต

pinte

pint

pinte

đơn vị đo chất lỏng Pint

pinte

品脱