pipé, ée

PIPÉ, ÉE

(pi-pé, pée) part. passé de piper
Pris, attrapé comme des oiseaux dans les pipeaux.
Les peuples pipés de leur mine [MALH., VI, 29]
Dés pipés, dés disposés frauduleusement de manière à amener presque toujours un certain numéro.
Je sais dans un trictrac, quand il faut un sonnez, Glisser des dés heureux ou chargés ou pipés [REGNARD, le Joueur, I, 10]
Il se dit, dans le même sens, de cartes frauduleusement marquées.
Le roi fit arrêter sans bruit le garçon bleu qui tenait le panier des cartes et le cartier ; les cartes se trouvèrent pipées [SAINT-SIMON, 55, 168]