plan, ane

PLAN, ANE1

(plan, pla-n') adj.
Terme didactique. Se dit de toute surface qui n'offre ni plis, ni courbures, ni rides, ni ondulations. Un terrain plan.
Sachant que ma rétine n'est pas plane, mais concave, la géométrie m'apprend que les lignes perpendiculaires sur une surface concave se croisent nécessairement [MALEBR., Rech. vér. Éclairc. sur l'opt. t. IV, p. 477, dans POUGENS.]
Terme de mathématique. Surface plane, celle sur laquelle une ligne droite peut s'appliquer complétement dans toutes les directions. Angle plan, angle formé par la rencontre de deux lignes, parce qu'elles sont dans le même plan, à la différence de l'angle solide, qui est la rencontre de trois plans ou plus. On nomme quelquefois l'angle dièdre, angle plan, mais c'est par erreur ou par confusion, pour angle des plans. Figure plane, toute figure tracée sur un plan. Problème plan, problème qui concerne les figures planes.
Et si cela est, le problème est plan [DESC., Géom. 3]
En arithmétique, nombre plan, celui qui n'est formé que de la multiplication de deux nombres, comme un plan, en géométrie, est une grandeur de deux dimensions.
Carte plane, carte géographique dans laquelle une portion plus ou moins étendue de la terre est figurée comme si la surface terrestre était plane. On dit aussi : carte plate.
En optique, miroir plan, verre plan, miroir, verre dont la surface est plane, par opposition aux miroirs et verres concaves ou convexes.
Musique plane, synonyme de plain-chant.
Planconcave, qui offre une surface plane et une autre concave ; plan-convexe, qui offre une surface plane et une autre convexe. Se dit particulièrement des verres de lunettes.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Une figure peut avoir longueur et largeur tant seulement, et alors elle se nomme plane [FORCADEL, Éléments d'Euclide, p. 3]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. PLAIN 1. Plan est la forme moderne du mot lat. planus dont la forme ancienne est plain.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    1. PLAN. Ajoutez :
    D'une manière plane, sans être arrêté par des difficultés.
    On pourra lire alors d'une manière tout à fait plane ce curieux livre [Esdras], qui, à l'heure qu'il est, ne peut encore être étudié sans quelque travail [E. RENAN, Rev. des Deux-Mondes, 1er mars 1875, p. 133]