plaqué, ée

PLAQUÉ, ÉE

(pla-ké, kée) part. passé de plaquer
Mis par plaque.
On dirait que c'est du rouge artificiel plaqué comme le carmin des femmes de ce pays [J. J. ROUSS., Hél. II, 25]
Fig.
De grosses louanges de moi, si maussadement plaquées [J. J. ROUSS., Prom. 2]
Appliqué comme une plaque.
Les petites plumes qui lui garnissent [à un pic] l'occiput et le haut du cou, plaquées et comme collées contre la peau [BUFF., Ois. t. XIII, p. 79]
Vaisselle plaquée, vaisselle recouverte d'une feuille d'or ou d'argent laminé qu'on y fixe en chauffant sous une forte pression. S. m. Du plaqué, de la vaisselle plaquée. Voilà du plaqué très solide. On fait aussi du plaqué sur fer pour mouchettes, articles de harnais, etc.
Fig. Logé dans quelque coin où l'on se tient comme une chose plaquée.
Les autres avaient creusé de petites niches dans des retranchements qu'ils avaient faits dans le milieu de l'ouvrage, et s'y tenaient plaqués tout le jour [RAC., Lett. 22 à Boileau.]
Terme de musique. Accords plaqués, accords dont toutes les notes sont frappées en même temps de façon à ne produire qu'un son.