pleiger

PLEIGER

(plè-jé. Le g prend un e devant a et o : plaigeant, pleigeons) v. a.
Cautionner, promettre par caution (terme vieilli).
Et j'estime si peu ces nouvelles amours, Que je te pleige encor son retour dans deux jours [CORN., la Place roy. II, 5]
Même au besoin, notre ami Pellisson Me pleigera d'un couplet de chanson [LA FONT., Poés. mêlées, IX]
À ce jeu [des osselets], les sauvages pleigent leurs femmes, leurs enfants, leur liberté [CHATEAUBR., Amér. jeux]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Li freres lor jurerent et lor fei lor plevirent [, Rou, 813]
  • XVe s.
    Le roi de Navarre plegea le seigneur de Labreth, que le comte de Foix tenoit en prison, pour la somme de cinquante mille francs [FROISS., II, III, 12]
  • XVIe s.
    Vous soubvienne de boyre à my pour la pareille, et je vous plaigeray [RAB., Garg. I, prol.]
    Elle but sur la fin du souper à tous ses gens, leur commandant de la pleger [de lui faire raison] [PASQUIER, Recherch. VI, 15]

ÉTYMOLOGIE

  • Pleige ; provenç. plevir, plivir.

pleiger

PLEIGER. v. a. Cautionner en justice. Il est vieux.

pleiger

Pleiger aucun, Fideiubere pro aliquo.

Pleiger aucun corps pour corps, Vadem pro aliquo fieri.

Je le pleige de cent escus, Scutatos pro eo centum fideiubeo, aut fide mea esse iubeo.