plié, ée

PLIÉ, ÉE1

(pli-é, ée) part. passé de plier
Mis en pli.
Généralement presque tous les hommes, quoique couchés sur des fleurs, ne sauraient dormir, s'il y en a une seule feuille pliée en deux [FONTEN., Dial. 2, Morts anc.]
Plié en deux, se dit d'un homme à qui la maladie ou l'âge ne permet pas de se tenir droit.
Je suis plié en deux, je souffre vingt-trois heures sur vingt-quatre [VOLT., Lett. Richelieu, 25 mai 1772]
Courbé, fléchi.
Ce bras [Dieu], qui rend la force aux plus faibles courages, Soutiendra ce roseau plié par les orages [VOLT., Zaïre, III, 4]
Se dit des rameaux qui se courbent en dehors comme ceux du saule pleureur. Coquilles pliées, coquilles bivalves dont les valves présentent l'une un pli saillant, l'autre un pli rentrant destiné à recevoir le premier. Couches pliées, couches de l'intérieur du globe qui offrent des plis anguleux plus ou moins multipliés. Chez les insectes, ailes pliées, celles qui sont ployées longitudinalement comme un éventail. Terme de blason. Il se dit des oiseaux qui n'étendent pas les ailes. Une aigle au vol plié.
Fig. Qui a reçu une habitude, une disposition comme une étoffe, un pli.
Cela vient de ce que l'esprit de l'homme se trouvant plié de ce côté-là par la vérité, devient susceptible par là de toutes les faussetés [PASC., Pens. part. II, art. 16]
Les autres ont des pensées si fortement pliées vers le mauvais côté et si inflexibles, qu'il serait inutile de les vouloir tourner d'un autre [FONT., Bonh. Œuv. t. III, p. 248, dans POUGENS]