pointille

POINTILLE

(poin-ti-ll', ll mouillées) s. f.
Contestation, dispute sur un sujet fort léger.
Il y a autant de faiblesse que d'imprudence à sacrifier les grands et solides intérêts à des pointilles de gloire [RETZ, IV, 180]
À l'égard de la signature que vous voulez donner à vos commis par la raison que vous ne pouvez signer avec un commissaire particulier, je ne suis pas de votre avis, parce que ces pointilles d'honneur ne me semblent pas convenir au bien du service [, Corresp. de Colbert, III, 207]
C'est une pointille indigne de théologiens de contester la réserve de la communion pour les malades, puisqu'on demeure d'accord de celle qu'on en faisait durant la santé [BOSSUET, Déf. de la trad. sur la communion, II, 15]
Les vétilles, les pointilles de toute espèce d'exactitude et de précision faisaient moins aimer Maupertuis [SAINT-SIMON, 1, 23]

REMARQUE

  • Mot que l'Académie a rayé, à tort, de son dictionnaire et dont on peut très bien user. Il a été employé par de bons auteurs et on l'entend encore dans la conversation.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Et leur respondit si pertinemment sur tous leurs doubtes, pointilles et interrogatoires.... [CARLOIX, VIII, 31]
    Il fault, à la mode d'une information judiciaire, confronter les tesmoings et recevoir les objets sur la preuve des ponctilles de chasque accident [MONT., I, 112]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. puntiglio, diminutif de punto, point (voy. POINT 1).

pointillé

POINTILLÉ. n. m. Manière de peindre, de dessiner, de graver à petits points, en pointillant. Dessin au pointillé.

Il désigne aussi une Ligne formée par une série de points. Découper en suivant le pointillé.