ponceau

(Mot repris de ponceaux)

1. ponceau

n.m.
Petit pont.

2. ponceau

adj. inv. [ de paon ]
De la couleur rouge vif du coquelicot : Des étoffes ponceau.

PONCEAU1

(pon-sô) s. m.
Petit pont d'une arche.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et tant errerent qu'il vinrent à un ponciel qu'on apiele le Pont de Bouvines [, Chr. de Rains, 147]
    Que nulz n'achate oes [oies] que en la place ou es champs qui sont entre le ponceau du Roulle du pont de Chaillouau jusques aus faubours de Paris [, Liv. des mét. 176]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. ponticellus, diminutif de pons, pont.

PONCEAU2

(pon-sô) s. m.
Coquelicot, pavot rouge sauvage.
Rouge fort vif.
Comme le ponceau sur soie résulte de l'application d'un pied de rocou et du rouge de carthame, il pâlit par les alcalis et s'avive par les acides [CHAPTAL, Instit. Mém. scienc. t. VI, p. 502]
Adj. invariable. Qui est de cette couleur. Des étoffes ponceau.
Nous avons remarqué le rouge plus ponceau dans le flamant du Sénégal et plus orangé dans celui de Cayenne [BUFF., Ois. t. XVI, p. 313]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Quantesfois nostre soc depuis sa mort cruelle A fendu les guerets d'une peine annuelle, Qui n'ont rendu sinon, en lieu de bons espics, Qu'yvraie, qu'aubifoin, que ponceaux inutils ! [RONSARD, 722]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. fictif, punicellus, diminutif de puniceus, rouge, de punicus, rouge, proprement phénicien, à cause de la pourpre fabriquée par les Phéniciens ; norm. ponchet ; Berry, panciau.

ponceau

PONCEAU. n. m. Petit pont d'une arche, pour passer un ruisseau.

ponceau

PONCEAU. n. m. Espèce de pavot sauvage, d'un rouge fort vif, qui croît parmi les blés et qu'on appelle plus ordinairement Coquelicot. Du sirop de ponceau.

Il se dit aussi d'un Rouge très vif et très foncé. Un ruban couleur de ponceau. Par apposition, Un ruban, une robe ponceau.

ponceau

Ponceau, ou Poncel, Ponticulus, Ponticellus, detracta syllaba ti, voyez Pont.

Ponceau, ou Coquelicoq, Papauer rhoeas.

ponceau

Un ponceau, ou petit pont, Ponticulus.