ponctuation

ponctuation

n.f.
1. Système de signes graphiques servant à marquer des pauses entre les phrases ou éléments de phrase ainsi que les rapports syntaxiques : Vérifier la ponctuation.
2. Action, manière de ponctuer.

PONCTUATION

(pon-ktu-a-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
Art de distinguer par des signes reçus les phrases entre elles, les sens partiels qui constituent ces phrases, et les différents degrés de subordination qui conviennent à chacun de ces sens. Les signes de la ponctuation. Mettre la ponctuation.
Mettant dans sa lecture cette espèce de ponctuation délicate qui fait sentir les différents genres de mérite par des inflexions aussi fines que variées [D'ALEMB., Éloges, Lamotte.]
Manière de ponctuer. Une ponctuation vicieuse. Rectifier la ponctuation d'un passage.
Points qui suppléent les voyelles dans quelques langues orientales. La ponctuation hébraïque.
Terme de musique. Art de ponctuer.
Terme de botanique. Ponctuations des vaisseaux, enfoncements que l'on remarque à la surface extérieure de certains de ces organes.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Si toutes les langues generalement ont leur differences en parler et escriture, toutesfois nonobstant cela elles n'ont qu'une ponctuation seulement, et ne trouveras qu'en icelle les Grecs, Latins, François ou Hespaignols soient differents [ET. DOLET, dans LIVET, la Gramm. franç. p. 114]

ÉTYMOLOGIE

  • Ponctuer.

ponctuation

PONCTUATION. n. f. Art de ponctuer. Les règles de la ponctuation. Une faute de ponctuation. Les divers signes de ponctuation.

Il se dit aussi de la Manière de ponctuer. Cet écrivain a une ponctuation singulière. Ponctuation vicieuse. Les derniers éditeurs ont rectifié la ponctuation de ce passage.

En parlant de la Langue hébraïque et de quelques autres langues orientales, il se dit principalement des Points dont on se sert pour suppléer les voyelles.

En termes de Musique, il désigne l'Art de marquer les repos, de distinguer les phrases.

ponctuation


PONCTUATION, s. f. PONCTUER, v. act. [Ponktu-acion, tué.] Ils expriment l'action de mettre les points et les virgules dans un discours par écrit, pour en distinguer les périodes et les membres, et le rendre plus aisé à entendre. "Peu d'Auteurs et d'Imprimeurs entendent bien la ponctuation: la plupart des livres sont fort mal ponctués.
   Rem. On se sert pour la ponctuation de la virgule (,), du point avec la virgule (;), des deux points (:), du point (.), du point interrogatif (?), du point admiratif (!), de l'apostrophe ('), du trait d'union (-), des deux points ou du tréma sur la voyèle (ù), de la cédille ou c renversé (÷), et de la parenthèse ( ) = 1°. La virgule sert à distinguer les membres de la phrâse, comme boire, manger, dormir, jouer, se promener, sont les ocupations du grand monde. Les conjonctions et, ou, ni, comme tiènent lieu de la virgule, quand les termes qu'elles assemblent sont simples et courts. Cela n'est ni beau ni laid; l'un et l' aûtre; celui-ci ou celui là. = La virgule fait fort bien devant les pronoms relatifs: l'homme, qui devait venir, n'a pas paru. Le livre, dont je vous ai parlé, n'a pas rempli l'atente du public. = Il convient aussi de l'employer pour séparer les phràses incidentes, qui sont comme en parenthèse dans la période. "La première chôse, à laquelle j' ai pensé, dès le moment de mon arrivée, a été de demander de vos nouvelles. "Si, comme je le crois, il est de bone foi, nous serons bien d'acord. "Cet homme, qui, comme vous le savez, done lieu à tout le monde de se plaindre de lui, se plaint aussi de tout le monde. = Quelquefois, le défaut d'une virgule nuit à la netteté du discours; et une virgule mal placée, ocasione des équivoques, ou même des contre-sens. = 2°. Le point avec la virgule s'emploie pour séparer les principaux membres d'une période quand ils sont longs et qu'ils renferment d'aûtres parties séparées par des virgules. Il se met sur-tout devant la conjonction que régie par un verbe, lorsqu'elle est répétée. "Il lui dit qu'en vain il se flatait de réussir sans leur secours; que, quand même il réussirait, il aurait commis une grande imprudence de ne l'avoir pas imploré; qu'après tout il leur devait cet égard de le leur demander, etc. Ce tour est familier aux Historiens. = 3°. Les deux points marquent un plus grand repôs que le point avec la virgule; et ils servent à distinguer des phrâses ou membres, qui supôsent les premiers, sans en dépendre absolument. "Il le veut: vous le voulez: nous le voulons tous: qui nous empêche de conclûre? = Mais est ordinairement précédé des deux points, quand il est à la tête d'une phrâse. "On vous aimera tant que vous vous comporterez bien: mais, si vous venez à vous déranger, vous encourrez la haine ou le mépris de tout le monde. = 4°. Le point se met à la fin d'une phrâse, dont le sens est entièrement fini. On l'emploie aussi dans les abréviations: adj. adv. adjectif, adverbe. Dans le premier câs, on met aprês le point une lettre majuscule, parce qu'elle comence une aûtre phrâse: dans le second câs, il ne faut mettre qu'une petite lettre, à moins que quelque aûtre raison n'oblige à employer une majuscule. = 5°. Le point interrogatif se met à la fin des phrâses, qui expriment une interrogation. "Est-il venu? = 6°. Le point admiratif doit être mis à la fin des phrâses qui expriment une admiration, ou une exclamation: "Oh! que cela est beau! Qu'il est grand! Ô honte! Ô douleur! = On l'emploie aussi avec les interjections: "Eh! hola! hélas! ah! courage! = 7°. L'apostrophe marque la supression d' une voyèle finale à la rencontre d'une aûtre voyèle, ou d'une h muette. Il n'y a guère que des monosyllabes qui prènent l'apostrophe, tels que le, la, de, articles: l'acord, l'harmonie, d'acord, etc. me, te, se, pronoms: vous m'obligerez, je t'avertis, il s'ocupe; ce, pronom démonstratif, c'est la vérité; que, pronom ou conjonction: la batâille qu'Alexandre a gâgnée: je crois qu'il aime; ne, particule négative: vous n'obéissez pas; si conjonction: s'il étudie; jusque, préposition: jusqu'à Rome; quelque, devant un: quelqu' un. = L'adjectif féminin grande, prend quelquefois une apostrophe, au lieu de l'e final: Grand' Messe, grand' chambre, etc. Voy. GRAND. = 8°. Le trait d'union sert à joindre deux mots pour les prononcer, comme s'ils n'en faisaient qu'un. Il se met dans les mots composés, comme demi-Dieu, contre-ordre, etc. et entre le verbe et le pronom nominatif, lorsque celui-ci se met aprês le verbe: Arrivera-t' il? le fera-t'elle? viendrez-vous? peut-être pourrez-vous le faire, etc. Sur quoi remarquez, que, quand on ajoûte au verbe, finissant par une voyèle, un t, qu'il n'a pas dans son état naturel, comme dans les deux premiers exemples, c'est pour éviter l'hiatus, le bâillement désagréable, que produirait la rencontre de deux voyèles: arrivera-il, fera-elle. — Il y en a qui mettent ce t entre deux tirets ou traits d'union: arrivera-t'-il, fera-t'-elle? cela parait plus régulier: mais on peut s'en dispenser, à mon avis, sans grand inconvénient. = On met encôre le trait d'union, lorsque les persones de l'impératif sont suivies d'un pronom conjonctif: réjouis-toi: donez-moi, etc. Voy. IMPÉRATIF. Enfin, quand les monosyllabes, ci, , ça sont joints à d'aûtres mots: celui-ci, celle-là, cet homme-ci, là-haut, etc. = 9°. Les deux points se mettent sur une voyèle, pour marquer qu'elle ne doit pas faire une même syllabe avec la voyèle précédente, comme aïeul, haï, naïf, etc. poëte, poësie, etc. j'avouë, il louë, etc. pour les premiers les deux points sont nécessaires, pour qu'on ne soit pas induit à prononcer é-eul, e, nef, la diphtongue ai ayant le son de l'e; pour les aûtres, les deux points sur l'e et l'u sont avantageûsement remplacés par les accens: poète, poésie; j'avoûe, il loûe, etc. = 10°. La cédille ou le c renversé se met sous le c devant les voyèles a, o, u, pour lui doner un son plus doux, et tel qu'il l'a devant e et i: il comença, leçon, reçu. Voy. C. = 11°. La parenthèse est figurée par deux espèces de crochets, qui renferment un petit nombre de paroles, qu'on insère dans le discours, qui en interrompent le sens, et qu'on croit pourtant nécessaires pour l'intelligence de la phrâse: "Cet homme-là croyait (du moins je me l'imagine) que, etc. = Quand la phrâse interposée est três-courte, on se sert plutôt de virgule. Rest.
   À~ la rigueur, ces derniers caractères, depuis l'apostrophe jusqu'à la parenthèse, n'apartient pas à la ponctuation proprement dite; mais nous les avons réunis aux aûtres, pour mettre, sous un même point de vûe, tous les accessoires d'une ortographe exacte et régulière.

Traductions

ponctuation

Interpunktion, Zeichensetzungpunctuation, interpunctioninterpunctie, punctuatie, frasering [muziek]ניקוד (ז), פיסוק (ז), נִקּוּד, פִּסּוּקpuntuacióinterpunkciopuntuacióninterpunktsioon, kirjavahemärgistus, punktuatsioon, vahemärgistusvälimerkit, välimerkki, välimerkkien käyttöinterpunkcija, punktuacija, razgodakpunteggiatura, interpunzioneinterpunkcja, przestankowaniepontuaçãoпунктуацияnoktalamaпунктуацiяστίξηوَضْعُ عَلامَاتُ التَّرْقِيمinterpunkcetegnsætning句読구두법tegnsettinginterpunktionเครื่องหมายวรรคตอนdấu chấm phẩy标点符号пунктуация標點符號 (pɔ̃ktɥasjɔ̃)
nom féminin
système qui permet de diviser une phrase, un texte les signes de ponctuation

ponctuation

[pɔ̃ktɥasjɔ̃] nfpunctuation