porcher, ère

PORCHER, ÈRE

(por-ché, ché-r') s. m. et f.
Celui, celle qui garde les pourceaux.
Jean de Brogni, cardinal de Vivier, qui présida au concile de Constance en qualité de doyen des cardinaux, avait été porcher dans son enfance [ROLLIN, Traité des Ét. V, I, 6]
Fig. C'est un porcher, un vrai porcher, se dit d'un homme grossier et malpropre.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    D'autre part il est plus grans hontes D'ung filz de roi, s'il estoit nices Et plains d'outrages et de vices, Que s'il iert filz d'ung charretier, D'ung porchier ou d'ung cavetier [, la Rose, 19090]
  • XVIe s.
    Quarante ou cinquante pourceaux de divers aages conduira un bon pourcher [O. DE SERRES, 335]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, poirchî : provenç. porquier ; catal. porquer ; espagn. porqero ; portug. porquiero ; ital. porcaro, porcaio : du lat. porcarius, de porcus. porc.