porphyre

porphyre

n.m. [ du gr. porphura, pourpre ]
Roche volcanique contenant de grands cristaux inclus dans une pâte colorée.

PORPHYRE

(por-fi-r') s. m.
Nom donné chez les anciens à une roche d'un rouge foncé, parsemé de taches blanches, et qu'on tirait principalement de la haute Égypte. Un sphinx en porphyre.
Mercredi 11 avril 1685 : nous vîmes dans la galerie, entre plusieurs statues et vases qu'on a apportés de Rome, deux vases de porphyre taillés nouvellement ; on a depuis peu retrouvé le secret de tailler le porphyre ; il y a plus de mille ans que ce secret-là était perdu [DANGEAU, I, 152]
L'art de tailler et de polir le porphyre, perdu après l'invasion barbare, ne fut retrouvé qu'au XVe siècle, sous les premiers Médicis, par le Florentin Peruzzi [SIMONIN, Moniteur universel, 14 juin 1867, p. 741, 4e col.]
Par extension, toute espèce de pierre dure et polissable, présentant, au milieu d'une pâte d'une certaine couleur, des cristaux dont la teinte blanche tranche nettement sur celle du fond. Du porphyre vert.
Au sens restreint de la minéralogie, nom d'une pierre basaltique très dure, rouge ou noire, composée de feldspath, de quartz et de mica Le caractère essentiel de tous les porphyres et par lequel ils sont toujours reconnaissables, c'est le mélange du feldspath ou du schorl ou de tous deux ensemble avec la matière du jaspe [BUFF., Min. t. I, p. 122]
Le feldspath communique aux roches dans lesquelles il entre sa tendance à la décomposition ; on doit remarquer que les porphyres sont presque toujours décomposés à leur surface [A. BRONGNIART, Minér. t. I, p. 363, dans POUGENS]
Terme de pharmacie. Instrument au moyen duquel on réduit diverses substances solides en poudre presque impalpable ; il se compose d'une table de granit, de porphyre ou de toute autre pierre très dure et d'une molette.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Si orent aussi l'escuelle où il mangoit ; elle est d'un pourfil vert moult beau [MARC POL, p. 599]
    Tous jurent Dame Dieu, que on aore et prie, Que il à fu grejois ardront vo manandie ; Vous perdrés vo cité, vo palais de porfie [, Ch. d'Ant. II, 468]
  • XVIe s.
    Son col estoit un pilier de porphyre [RONS., Mascar. la Charite.]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. porfire ; espagn. et ital. porfido ; du lat. porphyrites ; du grec, pierre semblable à la pourpre, du grec, pourpre (voy. ce mot).

porphyre

PORPHYRE. n. m. Sorte de roche extrêmement dure, dont le fond est communément rouge, et quelquefois vert, marqué de petites taches blanches. Table de porphyre. Colonne de porphyre.

porphyre

Porphyre, espece de marbre purpurin moucheté de blanc, Porphyrites, Porphyreticum marmor.

PORPHYRE, nom propre d'homme, Porphyrius.

porphyre


PORPHYRE, s. m. PORPHYRISER, v. a. [Porfîre, firizé: 2e lon. au 1er.] Porphyre est une sorte de marbre extrêmement dur, dont le fond est ordinairement rouge, et quelquefois verd; et qui est marqué de petites taches blanches. "Table, colone, buste de porphyre.
   PORPHYRISER. est un terme de Chimie. C'est broyer une substance sur du porphyre, pour la réduire en une poûdre três-fine.

Traductions

porphyre

שיש אדום (ז)

porphyre

porphyry

porphyre

porfido