portière

(Mot repris de portières)

portière

n.f.
1. Porte d'une automobile ou d'une voiture de chemin de fer : Les portières arrière de ta voiture sont mal fermées.
2. Tenture, tapisserie destinée à masquer une porte.

PORTIÈRE1

(por-tiè-r') s. f.
Rideau placé devant une porte pour garantir du vent. Des portières de velours. Dans cette acception, portière est un adjectif qui signifie de porte ; il y a sous-entendu tenture, étoffe.
Ouverture d'un carrosse par où l'on monte et l'on descend.
L'ouverture du devant [du carrosse] fait un tableau merveilleux [en un voyage] ; celle des portières et des petits côtés nous donne tous les points de vue qu'on peut imaginer [SÉV., 425]
Être à la portière, se tenir par honneur à cheval à côté de la portière d'un carrosse.
Après ce début, je monte en carrosse, et vous à cheval ; mais loin de vous tenir à la portière comme les autres.... [HAMILT., Gramm. 4]
Quand Mme de Montespan allait seule, elle avait quatre gardes du corps aux portières de son carrosse [VOLT., Louis XIV, 26]
Être assis à la portière, être à la portière, être assis dans un carrosse contre une portière. L'espèce de porte qui sert à fermer cette ouverture. Abaisser les glaces des portières. Familièrement. Carrosse à trente-six portières, une charrette.
Terme d'artillerie. Portière d'embrasure, sorte de masque avec lequel on bouche les embrasures d'une batterie pour protéger les servants contre la mousqueterie. Portière en bois. Portière en cordes. Portière de pont, se dit de l'ensemble de plusieurs bateaux qu'on a réunis à l'avance pour les employer à la construction d'un pont militaire. Construire un pont par portière.

ÉTYMOLOGIE

  • Porte.

PORTIÈRE2

(por-tiè-r') adj. f.
Qui porte en son sein, en parlant d'une vache, d'une brebis, d'une chèvre. Vache, brebis portière, vache, brebis qui est en âge de porter, ou qui a déjà porté.
S. f. Utérus de vache ou de brebis.
Je parlai à un boucher pour avoir les portières de toutes les vaches et de toutes les brebis qu'il tuerait [BUFF., Hist. anim. VI]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Cilz fu ausi souspris qu'une brebis portiere, Quand elle voit le lou qui li tient la gorgiere [, Guesclin. 1128]
  • XVIe s.
    Ceux se trompans qui emploient leurs juments portieres aux frequentes œuvres de mesnage [O. DE SERRES, 304]

ÉTYMOLOGIE

  • Porter.

portière

PORTIÈRE. n. f. Ouverture de la voiture, du wagon par où l'on monte et l'on descend. La portière est trop large, trop étroite. Mettre la tête à la portière.

Il se dit aussi de la Sorte de porte qui sert à fermer cette ouverture. Ouvrir la portière. Fermer la portière. Abaisser les glaces des portières.

Être assis à la portière, être à la portière, Être assis, dans une voiture, contre une portière.

PORTIÈRE se dit, en outre, d'une Tenture qu'on met devant une porte, pour empêcher le vent ou par ornement. Des portières de velours, de tapisserie.

portière

PORTIÈRE. adj. f. Il n'est usité que dans ces locutions : Vache portière, brebis, jument, truie portière, Vache, brebis, jument, truie qui est en âge de porter des petits ou qui en a déjà porté.

portiere

Portiere, f. penac. Est la femme qui garde une porte. Terme assez usité aux Religions de Nonains, Ianitrix. Il se prend aussi pour la petite piece de tappisserie qui est penduë devant l'huis d'une sale ou chambre, pour empescher le vent ou la veuë du dedans d'icelle sale ou chambre, quand l'huis en est patent et ouvert, qu'on appelle autrement, Gardeporte, Aulaeum ostiarium.

portiere

Portiere, f. Est la femelle qui porte des petis, Matrix, matricis. Ainsi appelle on les brebis portieres, celles qui font des aigneaux, dont le contraire est brehaigne.

Traductions

portière

Wagentür, Autotürportier, autodeurdooraŭtopordoportezuelaportieraдверцавратаdveřeoviדלתประตู (pɔʀtjɛʀ)
nom féminin
porte de voiture, de train fermer la portière de la voiture

portière

[pɔʀtjɛʀ] nf [voiture, train] → door