possessif


Recherches associées à possessif: adjectif possessif, pronom possessif

possessif, ive

adj.
Qui éprouve un besoin de possession, de domination à l'égard de qqn : Son fiancé est très possessif.
adj.
Se dit des adjectifs déterminatifs et des pronoms qui expriment la possession, l'appartenance : « Son » dans « c'est son livre » est un adjectif possessif.

possessif

n.m.
Adjectif ou pronom possessif : Les possessifs s'accordent avec le nom qu'ils déterminent.

possessif

POSSESSIF. adj. m. T. de Grammaire. Qui marque la possession. Il n'est usité que dans ces expressions : Pronom possessif, adjectif possessif, Pronom, adjectif qui sert à marquer la possession de la chose dont on parle. Mon, ton, son, nos, vos, leurs sont des adjectifs possessifs. Substantivement, Un possessif.

possessif


POSSESSIF, adj. m. Terme de Gram. Nom doné aux pronoms qui marquent la possession et la propriété de quelque chôse. M. de Wailly apèle ces pronoms conjoints, parce qu'ils sont toujours joints à un subst. = Il y a deux sortes de pronoms possessifs; les absolus et les relatifs. = I. Les possessifs absolus sont, mon, ton, son, qui font au fém. ma, ta, sa, et au plur. mes, tes, ses; notre, votre, leur, et au plur. nos, vos, leur. Ils précèdent toujours les noms auxquels ils sont joints, et s'emploient sans article, comme les noms propres: mon livre, de ma table, à mes enfans: mes biens; de vos terres, à vos valets, etc. = 1°. On doit répéter ces pronoms possessifs absolus, comme on répète les articles: mon père et ma mère; son frère et sa soeur, et non pas ses père et mère, ses frère et soeur, etc. BUF. = On ne les répète point, quand il y a deux adjectifs modifiant un même nom, et ayant à peu près le même sens: "Il lui a fait voir ses plus beaux et plus magnifiques habits. Mais on doit les répéter quand les deux adjectifs ont des sens diférens: "Il lui a montré ses plus beaux et ses plus vilains habits. Vaug. Th. Corn. = 2°. Ces pronoms possessifs s'emploient au lieu du génitif des pronoms personels. Ainsi au lieu de dire, l' état de moi, la maison de lui, le livre de vous; on dit: mon état, sa maison, votre livre, etc. = Quelquefois pourtant au lieu du pronom possessif, on se sert du génitif des personels. On dit, pour l'amour de vous: c' est le sentiment de mon frère et de moi; mais ce tour n'est pas ordinaire; et pour le second exemp. il serait mieux de dire: c'est le sentiment de mon frère et le mien. BUF. * Aûtrefois, on mettait les pronoms possessifs à la place des personels, non-seulement pour le génitif, mais pour les aûtres câs. P. Corneille dit en plusieurs endroits de ses tragédies: vous serez nôtre, je meurs tienne, pour dire, vous serez toute à nous: je meurs toute à toi. = La Fontaine a dit aussi:
   Dieu prodigue ses biens
   À~ ceux qui font voeu d'être siens.
   On dirait aujourd'hui, d'être à lui. = Dans certaines Provinces, on dit encôre, un mien frère, une tiène soeur; un sien ami. On doit dire: un de mes frères, une de tes soeurs, un de ses amis. = 3°. On ne doit pas employer les pronoms possessifs, quand ils sont précédés de quelque pronom personel, qui en rend inutile l'usage. On ne dira pas, j'ai mal à mon estomac, puisque je détermine assez que je parle de moi même, et que je ne puis avoir mal à l'estomac d'un aûtre. Par une raison contraire, on dira: je vois que ma jambe s'enfle, parce que je vois ne détermine pas assez que c'est de ma jambe que je veux parler. On lui rendit sa liberté, dit Mde de B... Hist. d'Angl. Il falait dire la liberté; car on ne pouvait pas lui rendre la liberté d'un aûtre. "Il garde son lit est donc un gasconisme, un pléonasme. Voy. GARDER. Rem. n°. 3°. = 4°. Les pronoms possessifs donent souvent aux substantifs, auxquels ils sont joints une signification active. Quand je dis mon atachement, je parle de l'atachement que j'ai pour un aûtre, et non pas de celui qu'on a pour moi, et dont je suis l'objet. La Bruyère a donc mal parlé, à mon avis, lorsqu'il a dit: "On ne saurait surpasser les anciens que par leur imitation; c. à. d. l'action par laquelle ils sont imités; tandis que le pronom semble énoncer l'action par laquelle ils imitent. Il falait prendre un aûtre tour et dire: on ne peut sur-passer les Anciens qu'en les imitant. = Voyez. MON, TON, SON, etc.
   II. Les possessifs relatifs sont, le mien, le tien, le sien, le vôtre, le nôtre, le leur, qui ont au féminin, la mienne, la tienne;la sienne, la leur, la nôtre, la vôtre; et au plur. les miens, les miennes, etc. les leurs, etc. Ceux là ne sont pas joints à un substantif, mais le supôsent énoncé auparavant, et y ont relation. Ils sont substantifs eux-mêmes, et sont précédés de l'article, le mien, du sien, au tien, etc. = On dit, le tien, le mien, etc. absolument pour dire, mon bien, ton bien: et au pluriel, les miens, les tiens, etc. pour dire, mes parens, tes parens, etc. = 1°. Les pronoms possessifs relatifs ne peuvent se raporter à des chôses qui se disent pour la persone, comme âme, esprit, plume, épée et aûtres semblables. Ainsi, on ne dira pas: cela n'est pas digne d'une belle âme comme la vôtre: il n'y a pas de meilleure plume que la sienne; il faut dire: comme vous, que lui, etc. = Ils ne peuvent pas non plus se raporter à un nom pris indéfiniment. On ne dira point: il n'est point d'humeur à faire plaisir, et la miène est bienfaisante. "Dans les premiers âges du monde, chaque père de famille gouvernoit la sienne avec un pouvoir absolu. Il faut prendre un aûtre tour, et dire, par exemple, il n'est pas d' humeur à faire plaisir, et moi je suis d'une humeur bienfaisante~; ou bien, et moi j'aime à rendre service. "Dans les premiers âges du monde, chaque père de famille gouvernoit ses enfans avec un pouvoir absolu. — Faire raporter ces pronoms à des mots pris dans une signification indéfinie, c'est passer du général au particulier; ce qui est contre la bone logique. = 2°. Malherbe ne pouvait soufrir qu'on mît les pronoms possessifs relatifs à la place des absolus, et qu'on dît, par ex. quel aveuglement est le vôtre? au lieu de dire: quel est votre aveuglement? Il dit que ce sont les Italiens qui parlent ainsi: che sciocchezza è la vostra? VAUGELAS au contraire, dit avoir apris des Maîtres, que l'un et l'aûtre est français; mais qu'à la vérité le second est plus naturel que le premier. Chapelain, sur cette Remarque, a écrit. que si le second est plus naturel, le premier est plus élégant. Th. Corneille a peine à croire qu' on puisse rien décider là dessus. Pour moi je suis tout-à-fait de l'avis de Chapelain; et que ce soit des Italiens ou non que nous ayions emprunté cette construction, l'usage la préfère à celle qui est plus naturelle. = Voy. NOTRE.

Synonymes et Contraires

possessif

adjectif possessif
Qui a un besoin de possession.
Traductions

possessif

(pɔsesif)

possessive

possessiveרכושני (ת), רְכוּשָׁנִיbazig, bezittelijkκτητικόςpossessivo (pɔsesiv)
adjectif
1. qui veut garder qqn pour soi Il est trop possessif avec sa femme.
2. grammaire en grammaire, qui indique une relation dedépendance pronom possessif

possessif

[pɔsesif, iv]
adj
[personne] → possessive
(LINGUISTIQUE)possessive
nm (LINGUISTIQUE)possessive