posthume

posthume

adj. [ du lat. postumus, dernier ]
1. Qui se produit après la mort : La célébrité posthume d'un peintre post mortem
2. Publié après le décès de l'auteur : Une œuvre posthume.
3. Né après la mort de son père : Un enfant posthume.

POSTHUME

(po-stu-m') adj.
Qui est né après la mort de son père. Un enfant posthume.
L'époux pour sien le fruit posthume tint [LA FONT., Fér.]
La maréchale de Rochefort naquit posthume, seule de son lit, en 1646 [SAINT-SIMON, 3, 51]
Substantivement. C'est un posthume.
Deux ans encore après j'accouchai d'un posthume [REGNARD, Lég., III, 8]
Les jurisconsultes latins appliquaient le nom de posthume non-seulement à l'enfant né après la mort de son père, mais encore à l'enfant né du vivant de son père et après le testament fait par le père.
Qui ne se fait, n'advient qu'après la mort de la personne dont il s'agit.
M. Newton a eu le bonheur singulier de jouir, pendant sa vie, de tout ce qu'il méritait, bien différent de Descartes, qui n'a reçu que des honneurs posthumes [FONTEN., Newton.]
Les grandes réputations sont presque toujours posthumes [LAMOTTE, dans DESFONTAINES]
Il se dit d'un ouvrage publié après la mort de l'auteur.
Je presse Cranmer [un libraire] tant que je peux ; car j'aime à corriger les épreuves, et je crains les œuvres posthumes [VOLT., Lett. d'Argental, 21 mars 1763]
Il [la Fontaine] accourcissait presque tous ses contes, et déchirait les trois quarts d'un gros recueil d'œuvres posthumes imprimées par ces éditeurs qui vivent des sottises des morts [ID., Temple du Goût.]
Auteur posthume, celui dont on a publié les œuvres après sa mort.
Boulanger, le célèbre auteur posthume du Despotisme oriental [J. J. ROUSS., Conf. VIII]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. posthumus, qui est, comme l'ont reconnu les grammairiens, une fausse orthographe pour postumus ; l'orthographe posthumus a été suggérée par une fausse étymologie, post, après, humus, la terre : cette étymologie est dans Servius, qui l'interprétait post humatam matrem. La vérité est que postumus est le superlatif de posterus (voy. POSTÉRIEUR). Il conviendrait que l'Académie corrigeât la fausse orthographe, et écrivît postume.

posthume

POSTHUME. adj. des deux genres. Qui est né après la mort de son père. Un enfant posthume. Un fils posthume. Une fille posthume.

Il se dit encore d'un Ouvrage qui paraît pour la première fois après la mort de l'auteur. Ouvrage posthume. OEuvres posthumes.

Il se dit aussi de Ce qui se produit après la mort d'une personne. On lui a rendu des honneurs posthumes.

posthume

Posthume, Posthumus, C'est celuy qui prend naissance apres la mort de son pere.

posthume


POSTHUME, adj. et subst. [Postume: dern. e muet.] Au propre, qui est né aprês la mort de son père: un ou une fille posthume. C'est un posthume. = Au figuré, qui a paru aprês la mort de l'Auteur: "Ouvrage posthume.
   Rem. Ce terme se raporte toujours au défunt, mais activement: c'est ce qui est émané de lui qui est posthume. Ling. Ainsi, comme adoption a un sens passif, le terme de posthume ne lui convient pas. M. D'Alembert a donc eu tort de dire que l' adoption de Molière, faite par l'Académie, était une adoption posthume, parce qu'elle avait été faite aprês sa mort. Si adoption avait un sens actif, elle voudrait dire que l'Académie serait morte, et qu'elle aurait adopté Molière par un codicille. Les oeuvres d'un Auteur, imprimées aprês son décês, sont des OEuvres posthumes; mais le jugement qu'en portent des critiques vivans, n'est pas un jugement posthume. = Fontenelle dit aussi de Descartes, qu'il n'a reçu que des honneurs posthumes. Cette phrâse pèche par le même endroit que celle de M. D'Alembert; car ceux qui rendent ces honeurs à Descartes ne sont pas morts.

Traductions

posthume

postuumposthumousאחרי מות (ת), אַחֲרֵי מוֹתpostmorta (pɔstym)
adjectif
1. qui a lieu après la mort de qqn une reconnaissance posthume
2. qui est présenté au public après la mort del'auteur un livre posthume

posthume

[pɔstym] adjposthumous