poterne

(Mot repris de poternes)

poterne

n.f. [ du bas lat. posterula, porte de derrière ]
Porte dérobée percée dans la muraille d'une fortification ancienne et donnant souvent sur le fossé.

POTERNE

(po-tèr-n') s. f.
Terme de fortification. Fausse porte, galerie souterraine placée ordinairement dans l'angle du flanc et de la courtine pour faire des sorties secrètes par le fossé. Par analogie, espèce de voûte faite sous un quai dans certaines villes pour pouvoir aller librement de la rue à la rivière.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Normanz firent lez Saine [près de la Seine] une posterne ouvrir [DU CANGE, posterula.]
  • XIIIe s.
    Par la posterle s'en ist [sort] isnellement [ID., ib.]
    Et li drughemant [truchement] monta à mont par une fausse poterne et vint en la cambre la roïne, qui l'atendoit [, Chr. de Rains, p. 5]
    A une autre poterne, devers Cafarnaon [, Ch. d'Ant. IV, 28]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. posterla, posterula ; du lat. posterula, sentier dérobé, de posterus, qui est après, derrière, de post (voy. PUIS). à Auch, les rues montueuses sont nommées pusterles.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • POTERNE. Ajoutez : - REM. La poterne est un passage souterrain qui fait communiquer entre elles différentes parties de la fortification, le corps de place avec le fossé, la demi-lune avec son réduit, etc.

poterne

POTERNE. n. f. T. de Fortification. Galerie souterraine, ménagée dans les fortifications pour faire des sorties secrètes.

Il désigne par extension la Porte qui ferme cette galerie.

poterne

Un Poterne.