pouacre

(Mot repris de pouacres)

POUACRE

(pou-a-kr' ; d'après Chifflet, Gramm, p. 202, poua est monosyllabe, et p. 183, il dit l'a long : pouâcre) adj.
Sale, vilain. S. m. Quel pouacre !

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Poacre, damagos e laiz, Dunt tuz a jà les pez [pieds] desfaiz [BENOIT, II, 12060]
  • XIIIe s.
    Une mesele [lépreuse] si poacre [RUTEB., II, 208]
  • XVe s.
    Lever matin, dire ses heures, ouyr messe, aller à la chasse et au giboyer où les pouacres d'amours sont à dormir [, Jeh. de Saint. ch. 5]
  • XVIe s.
    À une autre espece de roigne est sujet ce bestail, très fascheuse et importune, car elle le prend au museau, l'empeschant de paistre ; les anciens François l'appeloient poacre ; elle leur vient de la rozée, paissans sur les guerets hors heure [O. DE SERRES, 987]

ÉTYMOLOGIE

  • Genev. pouare, pouaire, pouai ; du lat. podagrum, goutteux ; le sens primitif de ce mot étant goutteux, comme le montrent l'historique et ce passage de G. Chastelain, Ducs de Bourg. III, 47 : Gouttes et poacrises (voy. PODAGRE).

pouacre

POUACRE. adj. des deux genres. Qui est sale, vilain. Substantivement, Quel pouacre! Ce mot est un terme d'injure, populaire et vieux.

poüacre

Poüacre, C'est vilain, pourri, et par consequent oiseux, fayneant.

pouacre


POUACRE, s. m. [Poua-kre: 2ee muet.] Terme populaire et de mépris. Salope, vilain. "C'est un pouacre, un vilain pouacre. "Il faut être bien pouacre, pour faire de ces saletés là.