pouf

1. pouf

n.m.
Coussin très épais, servant de siège.

2. pouf

interj. [ onomat. ]
Imite le bruit sourd de qqn, de qqch qui tombe.

pouf

(puf)
nom masculin
gros coussin pour s'asseoir être assis sur un pouf

POUF1

(pouf)
Onomatopée exprimant le bruit que fait un corps en tombant.
Alecton lui vint faire pouf [SCARR., Virg. VII]
En termes de marbrier, une pierre, ou un marbre, ou un grès est pouf, lorsqu'il s'égrène sous l'outil.
Fig. Faire pouf, déloger.
Nous verrons ce qu'il en sera [de ses ennemis espérant le faire chasser de chez le prince de Conti, lorsqu'il viendra au château de Trye] ; je crois que c'est le cas de faire pouf ; ils ne s'y attendent pas [J. J. ROUSS., Lett. à Dupeyrou, 27 sept. 1767]
Faire un pouf, faire pouf, ne pas payer ce qu'on a acheté, ou pris en consommation à crédit chez quelque marchand.
Populairement. à pouf, à crédit.

POUF2

(pouf) s. m.
Annonce emphatique, cachée sous la forme d'une anecdote ou d'une nouvelle, voy. PUFF. Faire pouf, déployer de l'ostentation ; tirer vanité de son costume.

POUF3

(pouf) s. m.
Autrefois, sorte de coiffure de femme.
Mlle Ledoux, avez-vous des poufs ? [GENLIS, Théât. d'éduc. les Dang. du monde, I, 7]
Vous dire ce que ces pauvres femmes se laissaient mettre sur la tête.... ce serait impossible à cause du désordonné, de l'informe et de l'inexplicable configuration de tous ces gazillons chiffonnés qu'on appelait des poufs [DECOURCHAMP, Souvenirs de la marquise de Créquy, t. VI, ch. 13]
À la quesaco qui eut sa vogue pendant que Marie-Antoinette était encore Dauphine, succéda le pouf au sentiment, coiffure bien autrement brillante et compliquée où la multitude d'objets qui entrait dans sa composition devait se rapporter à ce qu'on aimait le plus [FEUILLET DE CONCHES, Caus. d'un cur. t. II, p. 256]
Aujourd'hui, sorte de siége ; c'est un gros tabouret cylindrique, ayant quelquefois les dimensions d'un canapé rond avec siége en dehors.
Quoi de plus charmant qu'un groupe de femmes de beauté différente et contrastée, assises sur un pouf au milieu d'un salon dans des flots de guipures et de dentelles qui écument à leurs pieds comme la mer aux pieds de Vénus ? [TH. GAUTIER, Moniteur univ. 3 juin 1867]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    3. POUF. Ajoutez :
    Sorte de tournure que les femmes se mettent par derrière.
    Quand tu seras juponnée un peu plus haut par derrière, avec un pouf convenable.... [OCTAVE FEUILLET, Rev. des Deux-Mondes, 1er mars 1872, p. 7]

    ÉTYMOLOGIE

    • Comme le pouf coiffure ou tournure est une chose qui bouffe, c'est l'anglais puff francisé (voy. PUFF au Dictionnaire).

pouf

POUF. Mot dont on se sert pour exprimer le Bruit sourd que fait un corps en tombant.

Il s'emploie substantivement dans cette expression populaire : Faire un pouf, Disparaître sans payer ce qu'on doit.

pouf

POUF. adj. invar. des deux genres. Il se dit des Pierres qui s'égrènent et tombent en poussière quand on les travaille.

pouf

POUF. n. m. Il se disait d'une Coiffure de femme et aussi d'une Sorte de coussin de tournure, qui se plaçait par-derrière, sous la jupe, au-dessous de la taille.

Il se dit aujourd'hui d'une Sorte de gros tabouret rond et capitonné.

Traductions

pouf

[puf] nmpouffe