poupin, ine

POUPIN, INE

(pou-pin, pi-n') adj.
Qui a une toilette affectée.
C'est aussi par tes dons qu'on me voit si poupine [TH. CORN., Amour à la mode, IV, 7]
L'abbé de Bernis, échappé du séminaire de Saint-Sulpice, où il avait mal réussi, était un poëte galant, bien joufflu, bien frais, bien poupin.... [MARMONTEL, Mém. v.]
Substantivement. Elle fait la poupine.
Mais qu'un abbé tous les jours s'amidonne, Et qu'à pas comptés ce poupin Sur la pointe de l'escarpin.... [PANARD, Œuv. t. III, p. 339]
Il se dit aussi de l'air, des manières.
Et ce panier bouffant qui donne un air poupin [DESTOUCH., Homme sing. IV, 2]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Dieu vous gard donc, mes dames tant poupines [MAROT, II, 48]
    Ô doux baiser colombin, Poupin, sucrin, tourterin [R. BELLEAU, Bergeries, t. I, p. 143, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Forme latine fictive, pupinus, dérivée de pupus ou pupa (voy. POUPÉE).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • POUPIN. - HIST. Ajoutez : XIIIe s.
    Se vest et lace et enpopine Plus acesmez que une reïne [, Variante de Meraugis, p. 142]
    (communiqué par M. Michelant) (enpopiner suppose popin ou poupin).