poussier

poussier

n.m.
Poussière de charbon.

POUSSIER

(pou-sié ; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas) s. m.
Poussière qui reste au fond d'un sac de charbon. On dit de même : poussier de mottes à brûler. Fig. Poussier de Noël, la neige et le grésil.
Dans la fabrication de la poudre, le poussier est produit par les parties des composants qui ne se sont pas agglomérées en grains.
Terme de maçonnerie. Recoupes de pierres passées à la claie, qu'on mêle au plâtre pour carreler, afin d'empêcher que le plâtre ne bouffe.
Terme rural. Poussier de foin, débris de tiges, d'épis, de balles de graines de foin, qu'on trouve sur le plancher des granges, des fenils, après qu'on a retiré le foin.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Il se leva un si grand poulcier que les deux armées se perdirent de veue l'une l'autre [AMYOT, Marius, 45]
    L'on ne voyait [à la cour de Denis] autre chose que le sable et le poulcier où les estudians trassoient les portraicts et figures de geometrie [ID., Dion, 16]

ÉTYMOLOGIE

  • Pousse 2.

poussier

POUSSIER. n. m. Menu charbon, poussière de charbon qui demeure au fond d'un bateau, d'un sac, d'un coffre, d'un seau à charbon. Du poussier d'anthracite. Du poussier de coke.

poussier

Un Poussier, Une Poussiere, Puluis densus. voyez Pouldriere, en Poudre.

poussier


POUSSIER, s. m. POUSSIèRE, s. f. [Pou-cié, ciè-re: 2e é fer. au 1er, è moyen et long au 2d.] Ces deux mots signifient, dans le fond, la même chôse: terre réduite en poûdre, fort menûe: mais le premier ne se dit que de la menûe poûdre, qui demeure au fond d'un sac de charbon. Le second a un emploi plus étendu "Il fait beaucoup de poussière: il s'éleva des tourbillons de poussière. "Des livres pleins de poussière. Secouer la poussière d' un habit, de ses souliers. Mettre, réduire en poussière. "L'homme n'est devant Dieu que cendre et poussière. = On dit, élégamment, en poésie, faire mordre la poussière à un énemi, lui ôter la vie. — Racine a dit, en ce sens, faire mordre la poûdre.
   J'ai fait mordre la poudre à ces audacieux.
       Fr. Énem.
  Pour dissiper leur ligue il n'a qu'à se montrer,
  Aussi-tot dans la poudre il les fait tous rentrer.
       Esther.
Et Rousseau, dans son Ode sur la bataille de Petervaradin:
   Il tient cette même foudre
   Qui vous fit mordre la poudre
   En ce jour si glorieux..
Le P. Marion fait aussi dire à Cromvel:
   Le Ciel a beau tonner: mais je crains peu sa foudre,
   Pourvu que sur le trône elle me mette en poudre.
Cela est bon en vers; mais en prôse, poussière est le terme propre. Voy. POûDRE. = On dit, figurément, dans le haut style, d'un homme de guerre, qui s'est trouvé dans plusieurs ocasions dangereûses, qu'il s'est couvert d'une noble poussière; et dans tous les styles, d'un homme de néant, qu'on a tiré de la nécessité, qu'on l'a tiré de la poussière. — Jeter de la poussière aux yeux est du style figuré-médiocre: c'est éblouir~ par de grands raisonemens et de belles promesses. Plusieurs disent, jeter de la poûdre aux yeux. "Ces discours là me jetoient de la poûdre aux yeux.

Traductions

poussier

[pusje] nm → coaldust