préciput

(Mot repris de préciputs)

PRÉCIPUT

(pré-si-pu ; le t se lie : un pré-sipu-t en argent) s. m.
Terme de jurisprudence. Avantage que le testateur ou la loi donne à un des cohéritiers.
Meudon convenait au Dauphin, il y avait sa part et son préciput [SAINT-SIMON, 307, 25]
Fig.
Et dans lui l'on renomme La franchise du cœur qu'il a par préciput [REGNARD, Ménechmes, V, 4]
Préciput conventionnel, avantage que le contrat de mariage a stipulé en faveur du survivant.
Le préciput n'est point regardé comme un avantage sujet aux formalités des donations, mais comme une convention de mariage [, Code Nap. art. 1516]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. praecipuum, préciput, de prae, d'avance, et capere, prendre. Le t est inexplicable ; le mot semble formé avec prae, comme occiput avec ob ; néanmoins le latin a toujours dit praecipuum pour préciput. L'ancienne langue disait precipuité.

préciput

PRÉCIPUT. n. m. T. de Jurisprudence. Avantage que le testateur ou la loi donne à un des cohéritiers par-dessus les autres, avec lesquels néanmoins il partage le reste de l'héritage. Le père a donné cette terre par préciput à un de ses fils.

Il se dit aussi de l'Avantage stipulé, par contrat de mariage, en faveur de l'époux survivant. Elle a pris telle chose pour son préciput. Elle a pris son préciput en argent, en meubles. Elle a vingt mille francs de préciput.

Dans le langage administratif, il désigne le Supplément de traitement que reçoivent certains fonctionnaires. Le préciput du doyen de la Faculté.

préciput


PRÉCIPUT, s. m. Ce que le testateur ou la coutume done à un des cohéritiers par-dessus les aûtres. "Il a eu cette charge, cette maison, cette terre par préciput. = Quelques-uns confondent mal-à-propôs préciput avec avancement d'hoirie. = C'est aussi ce qu'un de ceux qui sont en comunauté (de biens) a droit de prendre avant le partage.