prénotion

PRÉNOTION

(pré-no-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
Connaissance anticipée.
C'est le salutaire suprême, Que vos saintes prénotions Vous ont fait préparer vous-même Devant toutes les nations [CORN., Trad. du cant. de S. Siméon.]
Sans l'usage convenable des sens, il n'y a point d'idées ou de prénotions ; et sans prénotions, il n'y a ni opinion ni doute [DIDER., Opin. des anc. philos. (épicurisme).]
Les Prénotions de Cos, titre d'un livre hippocratique, qui contient une suite de propositions relatives au pronostic.
Connaissance imparfaite qu'on a d'une chose avant que de la bien comprendre.
Coelius Rhodiginus.... ajoute que plusieurs ont cru qu'Aristote avait eu quelque prénotion ou avant connaissance de l'incarnation de Jésus-Christ.... [LAMOTHE LE VAYER, Vertu des païens, II, Aristote.]
Terme de philosophie. Se dit de toute idée innée.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ptolemée en son livre de l'utilité des prenotions [CHOLIÈRES, Contes, t. II, après-dîn. 8, p. 273, dans POUGENS]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. praenotionem, de prae, avant, et notionem, notion.

prénotion

PRÉNOTION. s. f. T. didactique. Connaissance première et superficielle qu'on a d'une chose, avant de l'avoir bien examinée, bien étudiée. Je n'ai là-dessus que des prénotions légères.