prétendant, ante

PRÉTENDANT, ANTE

(pré-tan-dan, dan-t') s. m. et f.
Celui, celle qui prétend, qui aspire à une chose.
L'intérêt et l'envie de leur plaire [aux grands] leur donneraient autant d'imitateurs de leurs actions que leur autorité forme de prétendants à leurs grâces [MASS., Pet. carême, Purif.]
Prince qui prétend avoir des droits à un trône occupé par un autre.
On vit paraître, sur la fin du règne de Valérien et pendant celui de Gallien son fils, trente prétendants divers [MONTESQ., Rom. 16]
Absolument. Il se dit des princes de la maison de Stuart, qui réclamèrent longtemps, et les armes à la main, le trône d'Angleterre.
George III nous a pris le Canada, tandis que le prétendant dit son chapelet à Rome, et que son fils s'enivre à Bouillon [VOLT., Lett. d'Argental, 11 mars 1763]
S. m. Celui qui aspire à la main d'une femme.
Ulysse ne vit plus.... Pénélope, ne voyant revenir ni lui ni moi, n'aura pu résister à tant de prétendants [FÉN., Tél. VII]
Il se dit aussi quelquefois des femmes.
Le jour que se tint l'assemblée de tant de jolies prétendantes, nous parcourions toutes d'une manière inquiète les visages les unes des autres [FONTEN., Morts anc. Dial. VI]
Le jour du mariage était fixé.... on présentait un habit de noce à celle sur qui le choix secret était tombé ; on distribuait d'autres habits aux prétendantes qui s'en retournaient chez elles [VOLT., Russ. I, 3]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Deux pretendants au royaume de Thrace [MONT., III, 245]