prenable

(Mot repris de prenables)

prenable

adj.
En parlant d'une ville, d'une place forte, qui peut être prise : Une citadelle prenable imprenable

PRENABLE

(pre-na-bl') adj.
Qui peut être pris, en parlant d'une place forte. Cette ville n'était prenable que par cet endroit.
Fig. Qui peut être gagné, séduit.
Sire.... l'on a su vous prendre par l'endroit seul que vous êtes prenable, je veux dire par le respect des choses saintes [MOL., Tart. 1er placet.]
Cet homme n'est prenable ni par or ni par argent, les plus belles offres ne peuvent le séduire.
Répréhensible, susceptible d'être pris en défaut.
C'est le seul mot par où la traduction soit prenable, [, Apol. de la trad. de Den. d'Hal. dans DESFONTAINES]
Qui peut être pris par la bouche, par le nez. Ce café est prenable, mais il n'est pas bon. C'est tout au plus si ce tabac est prenable.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Fay la pipée la plus couverte que tu porras, si en sera mieulx prenable [capable de prendre] [, Modus, f° CXXXII bis, verso]
  • XVe s.
    Et aviserent et considererent auquel lez [côté] elle [la ville] estoit plus prenable [FROISS., I, I, 102]

ÉTYMOLOGIE

  • Prendre.

prenable

PRENABLE. adj. des deux genres. Qui peut être pris, qui n'est pas si fort qu'il ne puisse être pris. Il se dit proprement des Villes et des places fortifiées. Cette place est prenable. Cette ville n'était prenable que par tel côté. Cette place n'est prenable que par famine.

Fig., Cet homme n'est prenable ni par or ni par argent, Les plus belles offres ne peuvent le séduire, le corrompre.

prenable


PRENABLE, adj. [1re et dern. e muet; 2e dout.] Qui peut être pris. Il est peu usité dans l'afirmative; cette place est prenable; guère plus dans la négative; elle n'est pas prenable.: on dit plutot imprenable. On ne le dit guère bien qu'avec ne et que. "Cette place n'est prenable que par cet endroit, que par la faim; et au figuré, dans la phrâse négative: "Cet homme n'est prenable (il ne peut être séduit), ni par or, ni par argent.

Traductions

prenable

espugnabile