prétendant

(Mot repris de pretendant)

prétendant, e

n.
Personne qui revendique un pouvoir souverain auquel elle prétend avoir droit : Les prétendantes au trône.

prétendant

n.m.
Homme qui veut épouser une femme ; soupirant.

prétendant

(pʀetɑ̃dɑ̃) masculin

prétendante

(pʀetɑ̃dɑ̃t) féminin
nom
personne qui cherche à épouser qqn Elle est entourée de prétendants.

prétendant

PRÉTENDANT, ANTE. n. Celui, celle qui prétend, qui aspire à une chose. Il y a plusieurs prétendants à cette place, à cet emploi.

PRÉTENDANT se dit spécialement d'un Prince qui prétend à un trône.

Il se dit aussi de Celui qui aspire à la main d'une femme. La fortune de cette veuve lui attire beaucoup de prétendants.

prétendant


PRÉTENDANT, ANTE, s. m. et f. PRÉTENDRE, v. a. et n. PRÉTENTION, s. f. [Prétandan, dante, tandre, tan-cion, en vers ci-on. 1re é fer. 2e lon. 3e lon. aux deux prem.] Prétendant, qui prétend, qui aspire. "Il y a plusieurs prétendans ou prétendantes à cette charge de la Cour. "Tant de prétendans ou de prétendantes se nuisent les uns aux aûtres.
   PRÉTENDRE, c'est 1°. demander avec assurance, comme une chôse qui est dûe. Il est actif, et s'emploie avec le régime simple, (l'acusatif) il prétend une moitié, un dixième dans cette société. Il prétend le pâs sur un tel. Il est aussi neutre, et régit l'infinitif sans préposition. "Il prétend marcher avant lui. Il prétend doner la loi par-tout. = On dit, prétendre aux dignités: mais on ne doit pas dire, prétendre à réussir, et encôre moins, de réussir, dit Th. Corneille. Il ne dit pas si l'on peut dire, prétendre réussir: on ne le dit point dans ce sens; et dans celui de soutenir ou de vouloir, il régit que et l'indicatif ou le subjonctif. Voy. plus bâs, 3°. = 2°. Aspirer à. Il régit alors le datif. "Il prétend à cette charge, à ce bénéfice. "Il n'y a rien de si élevé à quoi il ne puisse prétendre. = 3°. Soutenir que. "Il prétend que cela n'est pas vrai, qu'il réussira. = Vouloir, exiger. "Je prétends qu'on obéisse, qu'on fasse son devoir. = 4°. Avoir dessein. "Je prétends faire ce voyage. "J'ai prétendu badiner.
   Rem. Suivant ses divers sens, prétendre a divers régimes: dans le sens d'aspirer à, il régit le datif. Les Poètes ont peut-être le droit de lui faire régir l'acusatif, quand cela les acomode.
   Frapez, mettez en cendre
   Tout ce qui prétendra l'honeur de se défendre.
       Volt.
  Chacun prétendoit la victoire.
      Font.
En prôse, on dirait, prétendra à l'honeur, prétendait à la victoire. = M. Racine fils lui done pour 2d régime l'ablatif. "Atalide est coupable de tout ce trouble: qu'avoit-elle à prétendre de son amour? Ces deux régimes seraient plus réguliers avec atendre. = Dans le sens d'aspirer, il semble qu'on peut employer la prép. à devant l' infinitif, que condamne Th. Corneille. Du moins ce régime fait fort bien dans la phrâse suivante. "Nous pouvons bien prétendre à envoyer des influences à la Lune. Fonten. Dans cette ocasion prétendre envoyer n'exprimerait pas ce que l'Auteur voulait dire. — Ce dernier régime est bon avec prétendre, signifiant avoir dessein. Rousseau, dans cette acception, dit prétendre de:
   C'est par une humble foi, c'est par un amour tendre,
   Que l'homme peut prétendre
   D'honorer tes autels.
Bossuet, Fleury et Mallebranche mettent les deux régimes, les deux premiers dans une même phrâse, l' aûtre dans deux phrâses qui se suivent; ce qui est bisarre et inconséquent. "Ils prétendoient, en général, devoir vivre selon leurs lois, et en particulier, d'être exempts de tous impots. Boss. "Ils prétendoient garder... ils prétendoient de tenir lieu, etc. Fleury. "Je ne prétends pas expliquer dans ce chapitre un sujet si vaste. Je ne prétends pas même de le faire entièrement dans tout cet ouvrage. Mallebr. Quand ces deux régimes seraient également bons, on ne devrait pas les employer tous deux dans la même phrâse. = Prétendre de se justifier, est condamné par Th. Corneille: il faut dire, prétendre se justifier. = Dans le sens de soutenir, ou de vouloir, il régit l'infinitif sans préposition, quand le verbe régi se raporte au nominatif du verbe prétendre, et que avec l'indicatif ou le subjonctif, quand il ne s'y raporte pas. "Je prétends d'être le premier qui ait montré comment l'âme s'aperçoit de ce qui se pâsse dans le corps. Leibnitz. Il falait, je prétends être, etc. "Je prétends que vous n'êtes pas le seul, etc. "Je prétends y aller moi-même: je prétends que vous y veniez avec moi. = Quand il signifie, vouloir, il régit toujours le subjonctif; quand il signifie soutenir, afirmer, il le régit quand le sens est négatif ou interrogatif; mais il régit l'indicatif, quand le sens est afirmatif: je prétends que vous avez tort: je ne prétends pas, ou prétends-je que vous ayiez tort? — Plusieurs Ecrivains et des plus estimables, n'ont pas fait cette distinction: ils ont mis le subjonctif dans des phrâses afirmatives. "Dont on prétend qu'elle ait (a) rempli ses livres. Boss. "Moi, qui prétends que les siècles aient (ont) dégénéré. Fonten. "On prétend que l'oeuil en soit (en est) plus aisément séduit, etc. Du Bos. Le bon pour celui-ci, c'est que dans la suite de la phrâse, il met l'indicatif: "Et que ces dernières font ainsi facilement illusion. "Nous prétendons qu'il soit (est) moins en droit de nous comander. Bourdal. "L'opinion comune veut que Nemrod ait (a) été le premier Roi; quoique d'aûtres prétendent que Mizaraïm ait (a) régné plusieurs années avant Nemrod. Hist. Univ. Angl. On pourrait croire que c'est à cause de quoique, que le Traducteur a mis le subjonctif; mais quoique ne doit afecter que le verbe prétendre, et ne doit point étendre son influence jusqu'à son régime.
   PRÉTENDU, ÛE, adj. et subst. Il a des sens bien diférens, suivant qu'il est adjectif ou substantif. "Le prétendu, la prétendûe, c'est le futur mari, la futûre femme: "Voilà son prétendu, sa prétendûe: le prétendu mari, la prétendûe femme, c'est celui, celle qui pâsse pour mari ou pour femme, et qui ne l'est pas. Un Auteur moderne dit, dans des Mémoires assez maussadement écrits: "Je rougis alors d'avouer que j'aimais ma femme prétendûe. Il veut dire, la femme que j'étais sur le point d'épouser: mais il s'exprime fort mal. = Prétendu, adjectif, doit précéder le substantif: "Un prétendu Gentilhomme: la Religion prétendûe Réformée. = * Pluche emploie prétendu comme un adverbe, et le fait indéclinable. "Ces prétendu-faûsses fleurs. "Les prétendu-grands Physiciens, etc. Cet Auteur traite de même devenu. Voy. ce mot.
   *PRÉTENDUMENT, adv. est un barbarisme risqué par un Auteur moderne. "Il a engagé la R.... à relever le courage prétendument abatu de M. N.... Le M. de C..... à M. d'A...
   PRÉTENTION. On écrivait aûtrefois prétension. L'Acad. employa cette ortographe dans ses sentim. sur le Cid. Quelques Auteurs modernes l'ont employée aussi, entre aûtres M. Raynal. "Les Royalistes ont à combattre une autre prétension des Républicains. "Cette prétension parait assez mal fondée. Hist. du Parl. d'Angl. = Droit que l'on a, ou que l'on croit avoir de prétendre, d'aspirer à. "Venir à bout de ses prétentions. "Croyez-moi, renoncez à cette prétention. = Il régit de et l'infinitif. "C' est un bon homme, qui n'eut été que cela, si on ne lui avoit pas mis dans la tête la prétention de se conaitre à tout, de juger les Arts et les Lettres; d'être le guide et l'apréciateur et l'arbitre des talens. Marm. = Prétention, employé absolument, est d'assez fraîche date; et il est fort à la mode. "C'est un homme sans prétention. Une femme à prétentions. "Il y a de la prétention dans son style. "Quelles figures y voyez-vous? Des femmes sans prétentions, des Politiques, des Philosophes. Coyer. Comme rien ne se perd dans le monde, les femmes, lorsqu'elles sont à cet âge, qu'elles apèlent sans prétention, reprènent ordinairement les années, qu'elles avoient laissées en arrière. Marin. "Le plus grand malheur pour une femme à prétentions, c'est d'être quitée. Marm. "Des Critiques retrouvent trop souvent (dans l'Hist. de Louis XI par Duclos) le romancier dans l'historien, le bel esprit académique dans l'écrivain, l'homme à prétentions dans le moraliste. Sabatier. Il se prend en mauvaise part, et n'est pas un éloge, mais un blâme et une critique.

Synonymes et Contraires

prétendant

nom prétendant
1.  Personne qui revendique un trône.
2.  Celui qui veut épouser une femme.
Traductions

prétendant

pretendente

prétendant

[pʀetɑ̃dɑ̃] nm
(à un trône)pretender
[femme] → suitor