privément

PRIVÉMENT

(pri-vé-man) adv.
En personne privée.
C'est [prier les saints, disent les protestants] renverser la médiation de Jésus-Christ, qui nous commande de nous retirer privément en son nom vers son Père [BOSSUET, Exp. doctr. cath. Avertiss.]
Ainsi je me renferme à vivre privément [J. B. ROUSS., Flatt. II, 2]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Li dus leur dit en la fin qu'il avoit parlé à son grant conseil privéement [VILLEH., XIII]
  • XIVe s.
    Tant publiquement comme privéement [BERCHEURE, f° 20, recto.]
  • XVe s.
    Nostre roy [Louis XI] parloit fort privéement.... et aymoit à parler en l'oreille [COMM., IV, 7]
  • XVIe s.
    Vous en usez [de l'accent aigu] en diverses sortes, comme en ces mots nommément, privément, obstinément, dont les syllabes sont longues [J. PELLETIER, dans LIVET, la Grammaire franç. p. 168]

ÉTYMOLOGIE

  • Privée (voy. PRIVÉ 1), et le suffixe ment ; provenç. privadamen ; espagn. privadamente ; ital. privatamente.

PRIVÉMENT2

(pri-vé-man) adv.
En familiarité. Ils ont toujours vécu fort privément ensemble. Il a vieilli.

ÉTYMOLOGIE

  • Privé 4, et le suffixe ment.

privément

PRIVÉMENT. adv. D'une manière privée, libre et familière. Ils ont toujours vécu privément, fort privément ensemble. Ils se sont vus privément. Il a vieilli.

Il signifie aussi D'une manière particulière. qui n'est pas publique. Ils se sont entretenus de cette affaire privément.