proconsul

(Mot repris de proconsuls)

proconsul

n.m. [ mot lat. ]
Dans la Rome antique, consul sortant qui était reconduit dans ses pouvoirs.

PROCONSUL

(pro-kon-sul) s. m.
Ancien consul qui, en sortant de charge, recevait le commandement d'une province ou d'une armée. Sous l'empire romain, on nomma proconsuls les gouverneurs des provinces du sénat ou du peuple.
Socrate, historien ecclésiastique, raconte que Constance, ayant supprimé l'office de proconsul, établit Honorat préfet ou gouverneur de Constantinople [BOUCHAUD, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. III, p. 213]
Fig. Se dit d'un gouverneur de province qui agit avec arbitraire et violence.
D'avides proconsuls dévorent nos provinces [C. DELAVIGNE, Messéniennes.]
S'est dit, par dénigrement, des commissaires que la Convention envoyait dans les départements insurgés, dans les pays conquis ou auprès des armées.
L'épée brisée du guerrier [de Napoléon après Waterloo], le sceptre du conquérant et du distributeur de couronnes, furent un moment remplacées [aux Tuileries] non par la hache, mais par la marotte du proconsul jacobin [Fouché], par le masque nouveau de l'ancien régicide intriguant pour la royauté [VILLEMAIN, Souvenirs contemporains, les Cent-Jours, ch. XVII.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. proconsul, de pro pour, et consul.

proconsul

PROCONSUL. n. m. Celui qui, chez les Romains, gouvernait certaines grandes provinces, avec l'autorité de consul. Proconsul d'Asie. Proconsul d'Afrique. Cicéron, quelque temps après son consulat, fut envoyé comme proconsul en Cilicie. Le proconsul de telle province.

PROCONSUL se dit figurément des Commissaires que la Convention envoyait dans les départements insurgés, dans les pays conquis ou auprès des armées. Ce farouche proconsul.

proconsul


PROCONSUL, s. m. PROCONSULAT, s. m. [Le t du 2d ne se prononce pas.] Proconsul était, chez les Romains, celui qui gouvernait certaines Provinces avec l'autorité de Consul. = Proconsulat, dignité de Proconsul.