prodigue


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prodigue

adj. et n. [ du lat. prodigus, qui gaspille ]
1. Qui dépense à l'excès, de façon inconsidérée : Ses parents sont accueillants et prodigues
Remarque: Ne pas confondre avec prodige.
2. (de)Litt. Qui donne sans compter : La ministre a été prodigue de compliments
Enfant, fils prodigue,
enfant, fils qui revient au domicile paternel après avoir dilapidé son bien.

prodigue

(pʀɔdig)
adjectif
1. qui dépense trop un héritier prodigue
2. enfant qui revient après une longue absence et est très bien accueilli

PRODIGUE

(pro-di-gh') adj.
Qui fait plus de dépenses qu'il ne faudrait.
Les personnes prodigues vivent comme si elles avaient peu de temps à vivre, et les personnes avares comme si elles ne devaient pas mourir [SARRASIN, dans GIRAULT-DUVIVIER]
Elle devint avare pour elle-même, afin d'être prodigue pour Jésus-Christ [FLÉCH., Duchesse d'Aiguillon.]
Lui-même [un homme économe] le sentit [qu'il dépensait trop], reconnut son péché, Se confessa prodigue, et, plein de repentance.... [BOILEAU, Sat. X]
Prodigue à.
La marquise de Créqui était la femme la plus prodigue aux pauvres, et la plus avare pour elle-même [SAINT-SIMON, dans LAFAYE, Synon. Prodigue.]
Il se dit des choses. Des mains prodigues.
Sa prodigue amitié ne se réserve rien [RAC., Brit. I, 1]
Enfant prodigue, personnage d'une parabole de l'Évangile, qui demande sa part, la dissipe, puis, misérable, revient dans la maison paternelle, où il est bien reçu. Fig. Enfant prodigue, jeune homme de famille qui, après des absences et de l'inconduite, regagne la maison paternelle.
L'enfant prodigue est enfin de retour [C. DELAV., Une famille au temps de Luther, sc. 10]
Substantivement. Le prodigue, l'enfant prodigue.
Quand on y lit [dans l'Évangile] cet heureux retour du prodigue retrouvé, et ce transport d'un père attendri qui mit en joie toute sa famille [BOSSUET, Mar.-Thér.]
Fig. Prodigue de.... se dit des paroles et de ce qui consiste en paroles. Il est prodigue de louanges, de compliments.
Un menteur est toujours prodigue de serments [CORN., le Ment. III, 5]
Fig. En bonne part, qui répand avec libéralité.
Vers ce temple fameux, si cher à tes désirs, Où le ciel fut pour toi si prodigue en miracles [BOILEAU, Lutr. VI]
Prodigue de ses biens, un père plein d'amour.... [L. RAC., Relig. III]
Soit que, jeune, on craigne moins la mort par l'instinct de son éloignement, ou qu'à cet âge, riche de jours et prodigue de tout, on prodigue sa vie comme les riches leur fortune [SÉGUR, Hist. de Nap. IX, 2]
Être prodigue de son sang, ne pas le ménager.
Mais ces mêmes héros, prodigues de leur vie, Ne la rachetaient pas par une perfidie [RAC., Baj. II, 3]
En mauvaise part.
Et prodigue surtout du sang des misérables [RAC., Athal. III, 3]
Être prodigue de soi-même, faire de grands sacrifices pour...
Que, pour sauver l'État, il soit prodigue de soi-même, cet homme du roi [BALZ., Des ministres et du ministère]
Substantivement. Un prodigue, une personne prodigue. Au sens juridique, le prodigue est celui qui dissipe son patrimoine en dépenses inutiles et folles.
Il peut être défendu aux prodigues de plaider, de transiger, d'emprunter.... sans l'assistance d'un conseil qui leur est nommé par le tribunal [, Code Nap. art. 513]

SYNONYME

  • PRODIGUE, DISSIPATEUR. Le prodigue pèche par rapport à la quantité : il est trop libéral, il ne sait pas se retenir. Le dissipateur pèche par rapport à la manière : il est désordonné, extravagant. Le prodigue dépense trop ; le dissipateur dépense mal ; l'un fait de grandes dépenses, l'autre fait de folles dépenses. Dissipateur ne se dit qu'en mauvaise part ; prodigue, suivant l'application qu'on en fait, ne présente pas ce caractère : on dit, en forme de louange, prodigue de ses soins et de ses services, de sa vie, etc.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Prodigues est cil qui se desmesure en doner et faut en reçoivre [BRUN. LATINI, Trés. p. 284]
  • XIVe s.
    Prodige, c'est fol large [ORESME, Thèse de MEUNIER.]
  • XVe s.
    Les convis et les banquetz plus grans et plus prodigues que en nul autre lieu [COM., I, 2]
  • XVIe s.
    Mesme un prodigue en plusieurs années ne pouvoit quasi despendre son bien [LANOUE, 467]
    Puis se combattoient à toute outrance de poignées de roses, dont se faisoit une espaisse et prodigue jonchée [YVER, p. 523]
    En tout ceci ay-je esté si prodigue de moy-mesme, de mon labeur et de mes facultés, que.... [PARÉ, Dédic.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. prodigus, de prodigere, mettre en avant, dépenser (voy. PRODIGE).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • PRODIGUE. Ajoutez : - REM. Saint-Simon n'est pas le seul qui ait dit prodigue à quelqu'un (voy. PRODIGUE, n° 1). Bien avant lui, Corneille avait employé cette tournure :
    Le pardon qu'il lui donna fut la source de nouveaux bienfaits dont il lui fut prodigue [CORN., Cinna, Épît.]

prodigue

PRODIGUE. adj. des deux genres. Qui dissipe son bien en libéralités excessives, en dépenses déraisonnables. Il n'est pas libéral, il est prodigue. Prodigue de son bien et du bien des autres.

Enfant prodigue, Personnage d'une parabole de l'Évangile, qui réclame sa part d'héritage, la dissipe, puis, tombé dans la misère, revient dans la maison paternelle, où il est accueilli avec bonté.

Figurément, il se dit d'un Jeune homme qui, après des absences et de l'inconduite, retourne dans la maison paternelle. Le retour de l'enfant prodigue.

PRODIGUE se dit, en bonne part, de Celui qui fait de grands sacrifices pour l'utilité d'autrui. Cet homme est prodigue de son bien pour soulager les malheureux. Il s'est montré prodigue de son sang, de sa vie pour l'État.

Il s'emploie aussi figurément. Cet homme est prodigue de paroles, de promesses, de serments. Il n'est pas prodigue de louanges.

PRODIGUE est aussi employé comme nom. C'est un prodigue. Il peut être défendu aux prodigues de plaider, de transiger, d'emprunter, etc., sans l'assistance d'un conseil.

prodigue

Prodigue, Prodigus, Damnosus, Nepos.

Prodigue en dons, Largitor.

Il fut estimé prodigue pour, etc. Hoc pisce prodigus.

prodigue


PRODIGUE, adj. et subst. PRODIGUER, v. act. [Prodighe, ghé: dern. e muet au 1er, é fer. au 2d; l'u est muet, il n'est là que pour doner au g un son fort qu'il n'a pas devant l'e.] Prodigue, qui dissipe son bien en folles dépenses. — Adj. Il se dit, ou sans régime: il n'est pas libéral, mais il est prodigue: cette femme est trop prodigue: — Enfant prodigue, jeune homme de famille débauché, qui retourne dans la maison paternelle. st. fig. famil. Allusion à la parabole de l'Évangile: ou il régit la prép. de: il est prodigue de son bien, de son sang, de sa vie; il ne les ménage pas assez: il est prodigue de paroles, de promesses; il promet beaucoup, mais il n'exécute pas. Il n'est pas prodigue de louanges: il ne loûe pas volontiers. Voyez un exemple au mot AVARE, n°. 2°. = S. m. Il s'emploie sans régime: "C'est un prodigue.
   REM. Corneille lui fait régir le datif de la persone.
   Et les nouveaux bienfaits, dont il lui fut prodigue.
À~ mettre un 2d régime, il faudrait se servir d'envers ou à l'égard. "Prodigue de vos biens envers les riches, vous en êtes avâre à l'égard des paûvres.
   PRODIGUER, doner avec profusion. "Prodiguer son bien, ses trésors, son sang, sa vie. Il est beau au fig.
   Ils vous prodigueront un encens dangereux.
Je ne sais si Racine n'en a pas dit plus qu'il ne voulait en dire, en disant dans Andromaque, que:
   Hermione à Pyrrhus prodiguoit tous ses charmes.
On voit, par les deux derniers exemples, que si le datif ne convient pas à l'adjectif, il fait três-bien avec le verbe.

Synonymes et Contraires

prodigue

adjectif prodigue
1.  Qui dépense sans mesure.
dépensier, dilapidateur, gaspilleur -littéraire: dissipateur.
2.  Qui donne sans compter.
généreux, large -littéraire: libéral.
avare -familier: chiche, chien, pingre, radin, rapiat, rat -littéraire: avaricieux, cupide, ladre, lésineur, rapace.
Traductions

prodigue

בזבזן (ת), בזבזני (ת), פזרן (ז), פזרני (ת), פַּזְרָנִי

prodigue

방탕한

prodigue

[pʀɔdig] adj
fils prodigue → prodigal son
être prodigue de qch → to be prodigal with sth
(= dépensier) → prodigal
(= généreux) → generous