profané, ée

PROFANÉ, ÉE

(pro-fa-né, née) part. passé de profaner
Qui a été traité avec irrévérence, en parlant des choses sacrées. Un calice profané.
Un caractère [celui d'ambassadeur] si cruellement profané [par le meurtre de Patkul] [VOLT., Russ. I, 19]
Dégradé.
J'aime fort la beauté qui n'est point profanée, Et ne veux point brûler pour une abandonnée [MOL., l'Ét. III, 3]
La Profession de foi du vicaire savoyard, ouvrage indignement prostitué et profané dans la génération présente, mais qui peut faire un jour révolution parmi les hommes, si jamais il y renaît du bon sens et de la bonne foi [J. J. ROUSS., 3e prom.]
Dont on a fait mauvais usage (sens vieilli).
Mandez-moi si vous n'entrevoyez point le temps où il [M. Trouvé] pourrait retourner dans votre chapitre, au lieu d'être ici méconnu et profané par le peu de justice qu'on a rendu jusques ici à son mérite [SÉV., à Guitaut, 11 mai 1683]