prometteur, euse

PROMETTEUR, EUSE

(pro-mè-teur, teû-z') s. m. et f.
Personne qui promet légèrement, ou sans intention de tenir.
L'endroit parut suspect aux voleurs ; de façon Qu'à notre prometteur l'un dit : mon camarade, Tu te moques de nous.... [LA FONT., Fabl. IX, 13]
Les Muses sont de grandes prometteuses [MOL., Rem. au roi.]
Vous êtes un franc hableur, un grand prometteur de riens ; vous annoncez toujours des gens qui ne viennent jamais [Mme ROLAND, Lett. à Bosc, p. 369, éd. DAUBAN.]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    E cist [ceux-ci] qui estoient prometeor de victoire [, Machab. II, 10]
  • XIIIe s.
    Et s'il vient aucuns prometieres, Soit loiaus homs, ou hoquelieres [marchandeur], Qui la vueille d'amor prier, Et par promesse à soi lier [, la Rose, 13851]
  • XVe s.
    Ha amours, prometteresse de bien [, Perceforest, t. III, f° 131]
  • XVIe s.
    Les poëtes comiques introduisent de tels prometteurs en leurs comedies [AMYOT, Com. discern. le flatt. 38]

ÉTYMOLOGIE

  • Promettre ; prov. prometeire, prometedor ; espagn. prometedor ; ital. promettitore. L'ancien français prometiere et le provençal prometeire sont le nominatif ; prometeor et prometedor sont le régime.