propitiation

PROPITIATION

(pro-pi-si-a-sion ; en vers, de six syllabes) s. f.
Action de rendre propice.
Vous ne ferez aucune œuvre servile dans tout ce jour, parce que c'est un jour de propitiation [SACI, Lévit. XXIII, 28]
Ne résistez pas à Dieu.... qui vous ouvre en ce temps de propitiation tant de moyens de salut [MASS., Carême, Mot. de conv.]
Sacrifice de propitiation, victime de propitiation, sacrifice, victime offerte à Dieu pour le rendre propice.
Nous avons pour avocat envers le Père Jésus-Christ, qui est juste ; car c'est lui qui est la victime de propitiation pour nos péchés [SACI, Bible, St Jean, 1re épît. II, 2]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Dieu a envoyé son fils propiciation pour nos pechez.... et ce nom de propiciation ou appointement emporte beaucoup [CALV., Instit. 407]
    Amurat, en la prinse de l'Isthme, immola six cents jeunes hommes grecs à l'ame de son pere, à fin que ce sang servist de propitiation à l'expiation des pechez du trespassé [MONT., I. 229]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. propiciacio ; espagn. propiciacion ; ital. propiziazione ; du lat. propitiationem, de propitius, propice.

propitiation

PROPITIATION. n. f. Action de rendre propice. Il n'est guère usité que dans ces phrases : Sacrifice de propitiation, victime de propitiation, Sacrifice, victime offerte à Dieu pour le rendre propice et pour apaiser sa colère. Le sacrifice de la messe est un sacrifice de propitiation.