proscription

(Mot repris de proscriptions)

proscription

n.f.
1. Action de proscrire qqch : La proscription des anglicismes dans les textes officiels interdiction, prohibition ; acceptation, tolérance
2. Fait de proscrire, d'exclure : La proscription des contestataires d'un parti exclusion, renvoi ; admission, inscription
Remarque: Ne pas confondre avec prescription.

proscription

(pʀɔskʀipsjɔ̃)
nom féminin
1. interdiction, condamnation formelle de qqch la proscription de la torture
2. condamnation au bannissement, à l'exil proscription pour des raisons politiques

PROSCRIPTION

(pro-skri-psion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
Terme d'antiquité romaine. Condamnation à mort sans formes judiciaires et qui pouvait être exécutée par le premier venu.
Le ravage des champs, le pillage des villes, Et les proscriptions, et les guerres civiles [CORN., Cinna, I, 3]
Les proscriptions de Sylla et d'Octave n'approchèrent pas des massacres des Cévennes, ni pour le nombre, ni pour la barbarie [VOLT., Mœurs, Rem. XVI]
Les proscriptions de Sylla, qui avilirent l'esprit de la nation et la préparèrent à l'esclavage [D'ALEMB., Éloges, Montesquieu. L.]
Sylla fut le premier qui introduisit ces tables de proscription, comme le rapporte Velleius Paterculus [BOUCHAUD, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. V, p. 143]
Proscription des biens, partage ou vente des biens d'un débiteur en fuite, au profit de ses créanciers ; c'est ce qu'on nommait proscription civile, par opposition à proscription politique.
Par extension, mesures violentes prises contre les personnes dans les temps de troubles civils.
De la proscription le génie odieux, Ayant partout des bras, des oreilles, des yeux, Des cités aux hameaux parcourt la France entière, Comme au palais des grands frappe à l'humble chaumière [DELILLE, Pitié, III]
Fig. Abolition, destruction. La proscription d'un usage.
Qui pourrait rendre raison de la fortune de certains mots, et de la proscription de quelques autres ? [LA BRUY., XIV]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. proscriptionem, de proscribere, proscrire.

proscription

PROSCRIPTION. n. f. T. d'Antiquité romaine. Condamnation à mort sans forme judiciaire, et qui pouvait être mise à exécution par quelque particulier que ce fût. Les proscriptions du temps de Sylla et de Marius. Tables de proscription.

Il se dit, par extension, de Mesures violentes prises contre les personnes dans les temps de troubles civils, et spécialement du Bannissement.

Il s'emploie au figuré et signifie Abolition, suppression, interdiction. La proscription d'un mot, d'un usage.

proscription

Proscription, tel abandonnement et licence de tuer, Proscriptio.

Proscription de biens faite contre Dieu et raison, Hasta scelerata.

proscription


PROSCRIPTION, s. f. PROSCRIRE, v. act. PROSCRIT, s. m. [Proskrip-cion, en vers, ci-on: Proscrîre, proscri; 2e lon. au 2d.] Proscrire, condamner à mort par autorité légitime ou usurpée, mais sans forme judiciaire. Proscription, condamnation, etc. Proscrit, celui qui a été condamné, etc. "Sylla proscrivit plusieurs milliers de citoyens. "Les Triumvirs proscrivirent leurs énemis. "Les proscriptions de Sylla, de Marius, des Triumvirs font encôre horreur, quand on y pense. "Cicéron fut du nombre des proscrits.
   PROSCRIRE ne signifie quelquefois qu'éloigner. "Domitien proscrivit les Philosophes, non-seulement de Rome, mais de toute l'Italie. = Fig. On le dit des termes d'une Langue. "Ces mots ont été proscrits depuis long-tems. = Proscription et proscrit ne se disent en ce sens, qu'en plaisantant.

Synonymes et Contraires

proscription

nom féminin proscription
1.  Action d'interdire.
Traductions

proscription

Verfemung

proscription

proscription

proscription

Proskripce

proscription

Proskriptio

proscription

[pʀɔskʀipsjɔ̃] nf
(= exil) → banishment
(= interdiction) → banning, prohibition